Présentation

Santé

Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /2006 13:55
Les pesticides dans notre environnement

Déversés dans notre environnement lors des traitements, les pesticides y sont présents partout !

- Dans l’eau

D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve des résidus de pesticides dans 75% des eaux superficielles et dans 57% des eaux  souterraines en France (1) . Sur environ 400 substances recherchées, 201 ont été mises en évidence dans les eaux de surface et 123 dans les eaux souterraines. Les herbicides sont les composés les plus retrouvés dans les eaux.

-  Dans l’air

Entre 1995 et 1996, l’INRA de Rennes a installé des stations de mesure de pesticides dans les eaux de pluie (2). Les résultats furent accablants : presque tous les échantillons contenaient des molécules actives et 60% d’entre eux dépassaient les 0,1µg/l, Concentration Maximale Admissible (CMA) pour l’eau de distribution !

- Les brouillards

Ils sont aussi touchés, à des teneurs encore supérieures à celles des eaux de pluie : jusqu’à 140µg/l, soit 140 fois la CMA de l’eau potable. Un certain nombre d’études ont été réalisées sur ce sujet et les résultats concordent tous : la contamination est généralisée. En effet, les pesticides pulvérisés sur les cultures n’atteignent pas en totalité leur cible, loin s’en faut. On estime que lors de la pulvérisation  25 à 75 % des quantités appliquées partent dans l’atmosphère (3), ce qui entraîne une contamination de l’air, des brouillards et des pluies.

REFERENCES

1 : « Les pesticides dans les eaux » - Sixième bilan annuel - Données 2002 (Juillet 2004) http://www.ifen.fr/publications/ET/et42.htm

2 : Environnement Magazine. N°1587 – mai 2000.

3 : Que Choisir ? n°341- septembre 1997 / source : INRA


À l’étranger :

- Bestrijdingsmiddelen in de neerslag in Zuid – Holland. 1998.

- Willem; Felding, Gitte; Kudsk, Per; Larsen, Jørgen; Mathiassen, Solvejg; Spliid, Niels Henrik, “Pesticides in air and in precipitation and effects on plant communities”, Danish Environmental Protection Agency Copenhagen, 2001

Par Gerald - Publié dans : Santé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /2006 13:56
OGM et agriculture raisonnée
Des solutions pour une réduction de l'utilisation des pesticides ?

Les plantes OGM (Organismes Génétiquement Modifiés)  ont été présentées au public comme étant des plantes appelées à résoudre (PGM - Plantes Génétiquement modifiées), entre autre, les problèmes de pollutions par les pesticides, en réduisant l’emploi de ceux-ci en agriculture. Mais réduisent-elles vraiment l'utilisation des pesticides ?

Les firmes de l’agro-industrie  ont vu, avec l’exploitation agricole industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up. Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour les firmes le bénéfice est double car elles vendent à la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leur herbicide. 71 %  des OGM cultivés sont ainsi conçus pour supporter un traitement à un produit herbicide [ex : le Round Up (glyphosate) sur le colza « Round Up ready » ou gluphosinate (Basta).] (1)

La culture du soja transgénique résistant au RoundUp aux Etats-Unis a conduit à une augmentation des ventes de cet herbicide de 72% depuis 1997.

Charles Benbrook, scientifique reconnu aux USA, a évalué l’augmentation annuelle de la consommation de pesticides aux USA à plus de 15%  en 2004. Cette augmentation régulière est causée par l’introduction des OGM  en plein champ (2). On peut donc affirmer que la culture des OGM en plein champ fait augmenter la consommation des pesticides.

 

Legende : Changement annuel dans les quantités de pesticides utilisées suite à l’introductionde cultures transgéniques aux USA


Qu’en est-il de l’agriculture raisonnée ?

Quelles sont, pour l’agriculteur, les obligations à suivre et inscrites au référentiel de l’agriculture raisonnée ? Il doit :

1. faire un inventaire complet des stocks de pesticides,

2. être inscrit à un service de conseil technique,

3. avoir un dispositif évitant une contamination de la source d’eau utilisée pour le remplissage des pesticides dans le pulvérisateur,

4. s’engager à faire des observations sur l’état sanitaires des cultures.

Mais, aucune amorce de réduction volontaire et contrôlable de réduction des doses de pesticides n’est prévue. La presse agricole précise même clairement que l’agriculture raisonnée : « ne prévoit  pas de réduction des apports de phytos… » (3)

REFERENCES

1 : G E Seralini, « OGM, le vrai débat », Université de Caen, Flammarion. 2000. Un livre simple qui explique bien pourquoi la majorité des OGM sont des plantes à pesticides !

2 : Charles M. Benbrook, “Genetically Engineered Crops and Pesticide Use in the United States: The First Nine Years.”, BioTech InfoNet,Technical Paper Number 7.October 2004.

3 :« L’Oise Agricole », 14 mars 2003.

Par Gerald - Publié dans : Santé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 juin 2006 3 07 /06 /2006 14:11

« Je croyais qu'on avait aboli les privilèges en France en 1789. On est en train de les réinstitutionnaliser en faveur des industriels. » A la sortie du tribunal administratif de Bordeaux, hier, Alain Juste a la mine grave. Président de l'Institut national des huiles végétales pures (INHVP), basé à Agen (Lot-et-Garonne), il est l'un des pionniers du carburant propre. Pourtant, après une heure d'audience, son combat a pris du plomb dans l'aile. Il pourrait même être sérieusement remis en question pour quelques pinaillages juridiques qui masquent mal une affaire de gros sous.

Première

En cause, une délibération de la communauté de communes du Villeneuvois (CCV) d'octobre dernier. Pour la première fois en France, ce groupement de dix communes rurales, présidé par le maire (PS) de Villeneuve-sur-Lot, Jérôme Cahuzac, décidait de faire rouler ses camions poubelle à l'huile végétale pure. Mais l'initiative n'a pas plu au préfet du Lot-et-Garonne. En février, il déférait la collectivité devant le tribunal administratif. Motif : « La réglementation nationale interdit l'utilisation des huiles végétales pures à la carburation en dehors du monde agricole » (article 265 ter du code des douanes). A l'audience, la CCV espérait pouvoir s'appuyer sur une directive de l'Union européenne qui autorise et encourage ces pratiques. Mais le commissaire du gouvernement n'a pas semblé lui donner raison. Il a requis, hier, l'annulation de la délibération. Une prise de position de très mauvais augure pour le jugement, qui sera rendu dans trois semaines.

Ce qui passe surtout très mal, c'est la visite, jeudi dans la Marne, de François Loos, ministre délégué à l'Industrie. L'objectif de ce déplacement était de donner, en grande pompe, le feu vert à la première expérimentation de bioéthanol. Les biocarburants ne seraient donc pas tous logés à la même enseigne ? Pas besoin de chercher bien loin pour comprendre. « Deux types de carburants propres sont autorisés en France, rappelle Alain Juste. Il s'agit des éthers de méthyle (dérivés huilés) et des éthanols. Tous deux uniquement produits par les industriels. » Alors forcément, les huiles végétales pures pressées à la campagne, directement par l'agriculteur à côté de son champ de tournesol, ne font pas le poids. Et qu'importe si, depuis quatre ans déjà, l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et la Diren (Direction régionale de l'environnement) leur reconnaissent un meilleur bilan environnemental et énergétique que toutes les autres. « C'est une bataille de fric, s'insurge Alain Juste. Il y a des carburants autorisés par l'Etat en accord avec les lobbies pétroliers, et d'autres interdits parce que les industriels n'y trouvent pas leur compte », résume Olivier Dourte, directeur de cabinet de la communauté de communes.

Jachère

Rien qu'en Lot-et-Garonne, 26 000 hectares sont en jachère et pourraient être valorisés par la production d'huile végétale pure. C'est l'une des rares occasions d'offrir un revenu complémentaire aux ruraux, et d'éviter par conséquent la désertification des campagnes. Par ailleurs, le tournesol pousse sans engrais et consomme peu d'eau, alors que le bioéthanol, fabriqué par les industriels sucriers (comme celui utilisé dans la Marne), est aujourd'hui le carburant qui consomme le plus d'énergie fossile pour sa production. « Nous continuerons, et épuiserons toutes les voies de recours si la décision est négative », affirme le représentant de la CCV. En plus des dix bennes communautaires 100 % écolos, le maire de Villeneuve-sur-Lot a aussi décidé de faire rouler les véhicules municipaux à l'huile végétale. Ils sont actuellement en cours de rodage.

Laure ESPIEU
le mercredi 07 juin 2006

 
Par Gerald - Publié dans : Santé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 juin 2006 3 21 /06 /2006 13:06

Alerte high-tech sur les nanotechnologies

En Allemagne, un nettoyant ménager à base de nanoparticules a été précipitamment retiré du marché.

C'est le premier nano-scandale. La première alerte sanitaire au monde impliquant l'univers complexe des nanotechnologies: lancé en Allemagne à grand renfort de publicité, le nettoyant ménager pour salle de bains Magic Nano devait révolutionner la vie des ménagères en projetant sur le carrelage un film invisible capable de repousser la saleté et les bactéries. Las! Ce produit miracle a été retiré précipitamment des magasins, après avoir déclenché des phénomènes de détresse respiratoire chez 97 consommateurs. Et ce en l'espace de trois jours à peine. Plusieurs d'entre eux ont même été hospitalisés pour un oedème pulmonaire (accumulation de liquide dans les poumons).

Jusqu'ici, les risques liés aux nanotechnologies étaient purement théoriques. De nombreuses expériences sont en cours dans les laboratoires pour tenter de déterminer si ces particules qui se mesurent à l'échelle du nanomètre (un milliardième de mètre) peuvent mettre en danger la santé des citoyens. Leur petite taille les rend en effet susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons ou de traverser la barrière de la peau. Mais nul ne sait aujourd'hui en mesurer les conséquences.

Les intoxications observées en Allemagne constituent-elles la preuve qu'attendaient les militants «anti-nano», particulièrement actifs en Amérique du Nord ? Pas si vite. Les experts réunis le 7 avril dernier par l'Institut fédéral allemand de l'évaluation du risque (BFR), à Berlin, ont refusé de se prononcer. Pour une raison simple : ils n'ont pu obtenir du fabricant Kleinmann ni la composition détaillée de l'aérosol ni la taille exacte des particules suspectées ! L'enquête se poursuit donc. Pendant ce temps, les crèmes antirides et les écrans solaires à base de nanoparticules continuent à se vendre partout dans le monde, y compris en France... sans susciter de craintes particulières.

Source : Estelle Saget, sur le site de l'Express

Vos commentaires au sujet de ce billet


Le BICKEL du mois - Juin 2006
Dessin de René Bickel

René BICKEL est auteur des ouvrages suivants :

  • "Le malade enchaîné"
  • "Les chemins de la souveraineté individuelle" - Extraits
  • "Vaccination : la grande illusion" - Extraits
  • "OGM farines animales et autres vacheries" - Extraits
  • "Découvertes interdites : l'affaire Beljanski" - Extraits

Cliquez ici pour voir les BICKEL du mois

Pour contacter René BICKEL :

Par Gerald - Publié dans : Santé
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Texte libre

Plus tu es dans l'ignorence...plus tu es manipulable !

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus