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Lorsque le dernier arbre sera coupé, le dernier poisson mazouté, l'homme s'apercevra que l'argent ne se mange pas.


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Quand tu te lève le matin, remercie pour la lumière du jour, ta vie et ta force. Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre. ( Sioux Oglalas )




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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 19:24
La remise en question de la vision darwinienne pure (quelque peu fascisante) de l'évolution de l'homme est une aventure tout à fait passionnante. Elle ouvre la porte, au grand dam des scientifiques trop académiques, à une origine plus étrange, peut-être extraterrestre de l'humanité. En effet, l'irruption soudaine d'abord de la vie et de ses acides aminés et ensuite de l'homme moderne et des civilisations suppose que cette «vie» a pu recevoir un coup d'accélérateur, un coup de main extérieur, une phase de dopage intelligent. Les traces de cette aventure se retrouvent peut-être dans des textes anciens qui, sans nous livrer toutes les réponses, nous offrent au moins des indices. Certains scientifiques tentent de trouver ces nouvelles réponses comme nos amis d'Open Seti dont Gerry Zeitlin, son créateur nous a accordé un entretien.

La science prise en otage

Lorsque nous avons décidé d'aborder le sujet de l'origine de l'homme par rapport au phénomène «extraterrestre», aux textes «sacrés», et aux découvertes de l'archéologie non officielle, nous ne pensions pas que nous allions nous retrouver confrontés à quelque chose d'aussi radical, fondamental, complexe et en même temps d'aussi étrange avec autant d'indices «éclatés», allant dans tous les sens. Nous ne pensions pas que nous allions tomber sur un bec pour parler de façon plus triviale. Car ce domaine de recherche est rebelle à toute conclusion hâtive. Et qu'il est pris en otage entre deux extrêmes, deux lobbies puissants et radicaux : les créationnistes purs et durs, adeptes de l'hypothèse «au mot à mot» de la Genèse selon la Bible d'une part et les darwiniens, qui ne laissent la place qu'au hasard total, absolu, jusqu'à l'absurde, d'autre part. Il nous montre surtout que l'histoire officielle, celle des hommes et des religions, celle de son évolution biologique mais aussi historique est une histoire manipulée, totalement réécrite, parfois jusqu'à la bêtise. Certes, le fait de relier dans un seul domaine d'exploration, l'archéologie, la vie extraterrestre, la biologie, le darwinisme et les textes religieux principaux va agacer plus d'un lecteur qui doit penser avoir une fois de plus affaire à des théories fumeuses sorties tout droit de cerveaux imaginatifs, adeptes de la science-fiction. Nous avions au départ nous-mêmes une certaine méfiance face à ces thèses au parfum «conspirationnisto-new age». Mais c'est en lisant certains auteurs, en consultant certains textes anciens d'origine incontestable comme nombre de textes sumériens, le Nag Hammadi ou le livre d'Enoch, en nous penchant sur les mésaventures de certains chercheurs, que notre réticence a fait place à un doute, à des questions puis à une soif de connaissance et surtout, une envie d'y voir clair. Vous êtes-vous déjà demandé ce que représentaient, exception faite de leur valeur symbolique et allégorique, les dieux grecs de l'Olympe ? Qui sont ces êtres mythiques, aux traits émotionnels très proches des humains (envieux, colériques, dictatoriaux, faisant parfois preuve de compassion et de générosité) qui ne sont pas arrivés en Grèce en provenance directe de leur royaume divin mais de Crète (pour Zeus), du Proche-Orient (pour Aphrodite), des mers d'Asie Mineure (pour Poséidon). Qu'est-ce donc que cette famille, ce clan d'entités aux pouvoirs exorbitants et aux caractères faillibles d'écorchés vifs ? Sont-ce uniquement des symboles ou des êtres ayant réellement existés ? Nous ne voulons pas ici nous attarder sur des explications relatives aux dieux grecs ou égyptiens mais à y regarder de plus près, les dieux des anciennes civilisations polythéistes se ressemblent fort, vivent des mésaventures parfois identiques, un peu comme si l'on parlait d'une même personne porteuse de différents noms. Nous vous proposons donc de faire un court périple en notre compagnie, le périple des origines possibles et pourquoi pas vraisemblables de l'être humain et les indices que l'on trouve dans son corpus de textes religieux et profanes anciens. Nous vous proposons d'aller à la rencontre d'entités dont on ne sait si elles doivent être appelées extraterrestres, divines, immatérielles, parasitaires, voire infernales ou hypothétiques. Nous avons interviewé dans la deuxième partie de ce dossier Gerry Zeitlin, scientifique, critique acerbe du projet Seti, qui, une fois à la retraite, a voulu mettre sur pied une structure d'informations et de recherches qui traduit ses propres doutes et ses propres hypothèses face à la version officielle sur la recherche de la vie extraterrestre et l'exobiologie, le projet Open SETI, le SETI «ouvert». Ce site Internet qui fait penser à l'enthousiasme des premiers philosophes du siècle des lumières, les encyclopédistes, porte bien son nom : il éclate les versions officielles trop restreintes et s'ouvre sur le monde.

L'archéologie interdite

Nous vous proposons donc de vous aventurer dans des domaines de l'archéologie, de la science ou de l'histoire des religions qui ont échappé au “ knowledge filtration process ” (processus de filtration de la connaissance). Un concept mis au point par le chercheur Michael Cremo et qui signifie la censure de données factuelles par l'establishment scientifique et médiatique. Michael Cremo est un spécialiste américain en archéologie, en histoire, en philosophie des sciences et en épistémologie qui s'est surtout attelé à démontrer avec le concept de “Dévolution” ou d'involution que la théorie évolutionniste de Darwin, certes séduisante à certains égards, n'explique pas l'origine de l'homme mais bien au contraire manipule l'histoire et les faits. Nous entendîmes parler de Cremo pour la première fois dans une interview que nous accordèrent Nigel Kerner, auteur du “The Song of the Greys”, [le chant des Gris] (voir le dossier Karmapolis à ce sujet) et le Dr Andrew Silvermann, un praticien qui fait partie de son équipe et soulignait que l'hypothèse «dévolutive de Kerner» avait précédé celle de Cremo de quelques années. En effet, le livre étonnant et atypique de Kerner date de 1996 alors que Cremo publie son travail en 2002. Pour rappel, Kerner explique l'origine de l'homme en faisant appel à une théorie, celle de l'involution et à des extraterrestres parasitaires –les Short Greys - qui auraient interceptés notre schéma dévolutif pour leur propre compte. Leur but serait, selon Kerner et Silvermann, de devenir à l'instar de l'homme, des créatures dotées d'une âme éternelle, échappant ainsi au funeste destin sans avenir ni éternité des êtres cybernétiques, les robots.

Cremo, lui, s'est surtout attelé à l'aide d'exemples et de découvertes archéologiques à démontrer que l'homme ne peut descendre du singe mais bien que c'est le singe qui provient d'une ligné dévolutive humaine. Au départ, l'homme serait une entité «parfaite», issue d'un monde qui obéit à des lois physiques différentes du nôtre, un monde qui n'est pas affecté par l'entropie qui sévit dans un univers de matière. Les lignées de l'homme ont été en quelque sorte piégées dans ce monde de matière et ont connu un destin funeste qui les a éloignées de leur source créatrice. Mais là n'est pas la question. Le principal combat de Cremo a surtout consisté à démontrer que les thèses darwinistes qui dominent la science d'une main de fer n'expliquent pas quantités d'événements et de découvertes archéologiques. Pire encore, à cause du darwinisme ambiant, de nombreuses trouvailles ont été déclarées comme étant des hérésies ou des montages, des faux grossiers parce qu'elles ne cadraient pas avec les théories communément acceptées selon lesquelles les premières grandes civilisations humaines ne peuvent pas remonter à plus de 4000 avant JC (civilisation sumérienne). Mais lorsque Cremo démontre que des civilisations étranges existaient à des périodes bien antérieures, par exemple contemporaines au règne des dinosaures, il fait l'objet de virulentes attaques en règle de l'establishment scientifique, plus principalement les tenants des thèses darwiniennes. Pour rappel, les thèses évolutionnistes darwiniennes ont pour objet d'expliquer l'apparition de l'homme et l'évolution des espèces par une série innombrables de mutations génétiques aléatoires (uniquement dues au hasard), la sélection naturelle faisant que l'espèce la plus adaptée au terrain, au climat et à la période donnée survit et transmet son bagage génétique à sa descendance. Par conséquent, l'apparition de l'homme est due à un hasard vraiment infime et pratiquement non reproductible. Si la nature revenait en arrière pour recommencer un nouveau cycle de création des espèces vivantes, la probabilité que l'homme surgisse de cette combinaison et de cette bataille génétique serait pratiquement nulle. Les darwiniens estiment par conséquent que l'apparition d'une espèce vivante humanoïde sur une autre planète aux conditions proches des conditions climatiques terrestres est quasiment impossible. Tout comme l'apparition d'une vie extraterrestre intelligente. C'est ce que l'on appelle de l'anthropocentrisme. Voilà qui clôture sérieusement toute discussion dans le domaine de l'exobiologie (biologie des organismes extraterrestres). Les darwiniens ont une telle puissance dans les universités et le monde scientifique en général qu'ils parviennent à dénaturer, ridiculiser ou censurer tous les faits et découvertes –et Dieu sait qu'il y en a- qui montrent que leur théorie (le darwinisme classique et le néodarwinisme) est caduque. Les darwiniens en viennent parfois à livrer des explications qui sont mêmes ridicules pourvus qu'elles recadrent énergiquement les faits rebelles dans les limites acceptables de leur perception du monde. Lorsque certains archéologues découvrirent les pierres Incas, des artefacts remontant à 250.000 ans, les autorités académiques discréditèrent ce genre de découvertes, allant même jusqu'à dire que ces œuvres artisanales n'en étaient pas mais bien le fruit étonnant d'un travail géologique naturel. Cremo a ainsi répertorié un certain nombre d'exemples d'objets ou de monuments dont la datation ne cadre pas avec les canons officiels et a décrit par le détail toutes les campagnes médiatiques dont les découvreurs de ces objets et sites furent victimes. Surprenant et affligeant ! D'ailleurs, si l'on s'en tient à la vision darwinienne de l'histoire humaine, l'essor des civilisations est un événement hasardeux et qui aurait du prendre beaucoup de temps et surtout de nombreuses tentatives infructueuses. Or il n'en est rien. Or, tous les archéologues qui ont étudié les vestiges de la civilisation sumérienne ne parviennent pas à expliquer pourquoi cette dernière a pu avoir un essor aussi soudain et brutal, comme surgie de nulle part. N'oublions pas que tout soudain, l'on voyait surgir de peuples nomades de pasteurs cueilleurs une civilisation sophistiquée dotée de moyens de transport, d'une écriture, des débuts de l'imprimerie, d'une agriculture très diversifiée faisant appel à l'irrigation, de lois, de pratiques commerciales et d'échanges, d'une médecine très complexe (avec des opérations chirurgicales), d'un artisanat sophistiqué utilisant des métaux et des matières nobles, d'une architecture monumentale etc. Cette explosion soudaine d'une civilisation ne peut s'expliquer avec des arguments darwiniens d'une lente et graduelle évolution. Si l'on parvient donc à sortir des ornières des darwinistes, on peut commencer à percevoir les théories sur l'origine extraterrestre des hommes avec une ouverture d'esprit plus salutaire.

Le Seti ouvert

Revenons à Gerry et Open SETI  ! Gerry Zeitlin, un astrophysicien américain, par le biais de ses sites «Open SETI» et «La Fin d'un enchantement» (rédigé en collaboration avec sa compagne Malou) se pose des questions de façon très ouverte sur les grandes lois physiques de l'univers, sur l'origine de l'homme et la possibilité d'une intervention extraterrestre dans ce schéma. Pour paraphraser Gerry, plutôt que de se focaliser sur des questions «les extraterrestres existent-ils ?», «les Ovnis sont-ils réels ?» ou encore « tel événement ou telle abduction sont-ils des événements concrets et pertinents ?», Open SETI se penche sur des domaines de recherche de la science, de l'histoire des religions et de l'archéologie qui sont à notre portée, en fait sur une série d'indices, d'éléments de preuve qui sont peu étudiés et peu connus du grand public. Il affirme dans son site «Open Seti» : « Notre exploration de matériaux évoquant des époques et des sociétés plus anciennes se focalisent sur des domaines (de recherche) relativement vierges : des évocations d'artistes de vaisseaux et d'êtres qui ne sont pas censés avoir été rencontrés auparavant selon le sens commun. Le lecteur sceptique devrait considérer le fait que dans le cas de ces rendus artistiques anciens, le sujet n'est pas tant de savoir si l'image est un canular conçu par l'artiste même si l'œuvre est authentiquement ancienne mais plutôt que l'on s'intéresse au fait que des vaisseaux et des êtres du présent puissent être imaginés essentiellement dans cette même forme il y a des siècles ». Gerry se propose alors de donner au Seti trois visages d'un même outil pour l'élargir, l'ouvrir : le Seti (la recherche de signaux extraterrestres intelligents issus de sources extérieures à la terre), le Seta, à savoir la recherche d'anciens artefacts, d'objets d'art, de gravures, de sculptures d'anciennes civilisations indiquant que nous avons été en contact avec des connaissances et des technologies issues d'entités extraterrestres et enfin, le Setv qui se focalise sur les signes, indices et témoignages de visites extraterrestres au sens large, des abductions à la vision d'Ovnis en passant par des expériences de la conscience plus exotiques. Comme vous le verrez dans l'interview, Gerry n'a pas une vision aussi pessimiste et sombre que celle de Kerner : il préfère mettre en évidence les recherches d'un astrophysicien hors normes, Paul LaViolette, auteur de travaux sur la nature de la matière et des lois physiques qui gouvernent notre univers. Pour Zeitlin comme pour LaViolette, notre univers n'obéit pas à la triste loi thermodynamique de l'entropie parce que l'univers est un système ouvert. Ouvert sur d'autres systèmes, d'autres niveaux de réalité mystérieux et non pas un monde en vase clos dans lequel l'énergie ne peut connaître qu'un seul destin, la déperdition jusqu'à la mort. Les lois qui régissent la structure intime de l'univers restent mystérieuses et l'on n'a pas encore réussi à mettre un visage sur l'origine des énergies qui secouent nos galaxies et qui se manifestent par exemple sous la forme d'énergies électromagnétiques ou gravitationnelles. Sans oublier les liens entre ces énergies apparemment aveugles et la façon dont la conscience se manifeste. Pour en savoir plus sur tout cela, si vous comprenez l'anglais, jetez un œil sur les sites de Gerry, vous allez faire un beau voyage scientifique, métaphysique, historique qui est loin d'être rébarbatif et qui n'exige pas de grosses connaissances préalables en ces domaines. La notion «d'incrémentalisme» développée par Gerry Zeitlin, en français de «différentiation» résume parfaitement sa pensée. A savoir que nous ne pouvons approcher le phénomène E.T qu'avec nos propres concepts, nos propres avancées technologiques et que c'est une erreur, une manière de restreindre notre champ d'analyse. Nous ne pourrions donc pas imaginer des moyens de communication avec des entités extraterrestres qui seraient trop éloignées de nous. Par conséquent, si nous nous contentons de communiquer avec eux avec les moyens techniques rudimentaires des ondes radio, si nous nous contentons de vouloir trouver des aliens à notre image et d'attendre des réponses de leur part en un langage que nous comprenons, il y a fort à parier que l'on loupe le coche. Les différences entre «eux «et «nous» sont sans doute trop grandes. D'où, d'après Zeitlin, l'impasse dans laquelle se trouve le programme SETI, Search for Extraterrestrial Intelligence qui se focalise seulement sur certaines longueurs d'onde, certains types de signaux. D'où le besoin qu'a éprouvé Gerry de créer cet outil d'investigation plus large, plus ouvert, le fameux Open Seti, un Seti ouvert (Seti, Seta, Setv). Ouvert à de nombreuses hypothèses, approches et disciplines, de l'archéologie à la physique en passant par l'étude des religions et des textes sacrés. Parmi ces hypothèses, il y a celle qui semble la plus extravagante et pourtant la plus récurrente dans les textes sacrés anciens : l'homme provient de l'extérieur, du fruit d'une volonté «étrangère», hors le monde, hors la terre, extraterrestre. Est-ce si excentrique que cela ? Pas certain !

L'homme «Dieu» et le virtuel

L'hypothèse de “dieux” étant en fait des entités extraterrestres qui nous auraient forgés, voire même d'entités qui auraient créé notre univers ne nous est plus aussi saugrenue depuis que notre civilisation est plongée dans l'ère de l'informatique. En effet, nous nous apercevons que des mondes imaginaires, virtuels et en quelque sorte autonomes sont des créations à notre portée. Certes, les mondes virtuels générés par nos ordinateurs, bien que déjà assez sophistiqués, n'égalent pas la sophistication de l'univers matériel qui nous entoure mais nous arrivons à créer des univers artificiels générés par ordinateur très détaillés. Avec les progrès quasi exponentiels de l'informatique, des réalités virtuelles, avec les ponts que des chercheurs arrivent à dresser entre l'organique et le mécanique, entre le vivant et le mécanique, il est raisonnable de penser qu'un jour, nous serons capables de créer des univers virtuels complètement autonomes, auto-conscients et peuplés de créatures intelligentes. C'est même une hypothèse de travail pour des scientifiques puisque le physicien Martin Rees et le mathématicien John Barrow se posant la question de savoir de quoi est fait notre univers, quelle est sa nature profonde, en arrivent à se demander si nous ne vivons pas dans un monde virtuel: Martin Rees de l'université de Cambridge, cosmologue spécialiste des “lois” physiques de l'univers, décrit le problème en ces termes: “ La théorie doit nous conduire à nous demander si nous-mêmes nous pourrions nous trouver dans une telle simulation ”. Dans ce cas, notre univers ne serait pas tout mais en fait une partie d'un ensemble plus vaste que Barrow et Rees dénomment “multivers”. “ On sait depuis longtemps que des civilisations techniques à peine plus avancées que les nôtres auront la capacité de simuler des univers dans lesquels des entités conscientes pourront émerger et communiquer entre elles ” souligne Barrow dans le numéro 2 du magazine français “Non stop dans le monde”. Par conséquent, “ on peut facilement imaginer que ces civilisations plus avancées qui auraient créé ces simulations les observeraient croître et communiquer, se disputer sur le fait qu'il existe un grand programmateur dans le ciel ” au même titre que « nous suivons le cycle des insectes sur un fruit». Voilà que la machine, l'informatique nous permet d'appréhender plus facilement dans notre imaginaire l'hypothèse d'un autre schéma de création de l'univers. De là à accepter que notre univers et nous-mêmes soyons le fruit de la création imaginée et conçue par une super-machine, il y a un pas difficile à franchir. Mais en définitive, qu'est-ce qui distingue l'homme de la machine dans l'avenir, lorsque nous serons capables de créer des robots, des machines organiques conscientes? Ne sommes nous pas nous-mêmes des sortes de machines organiques conscientes?

C'est bien là le point épineux de la théorie de Kerner: les Short Greys sont des robots organiques, des clones qui auraient participé à notre création par interception et manipulation génétique. Et Kerner de souligner que l'on trouve entre autres choses des traces de cette manipulation dans des textes très anciens, par exemple les fameux évangiles gnostiques du Nag Hammadi.

Les gnostiques

C'est en 1945 qu'un paysan égyptien découvrit par hasard à Nag Hammadi des amphores contenant une superbe collection de papyrus et des parchemins au contenu très surprenant : des évangiles et des écrits philosophiques de la période des premiers chrétiens et qui présentaient l'insigne avantage de ne pas avoir été filtrés par l'église, le Vatican et l'histoire comme le furent les textes de l'ancien et du nouveau testament. Ces textes ont été identifiés à la connaissance gnostique et complètent de façon admirable les quelques textes gnostiques (l'évangile de Marie, le livre secret de Jean, l'Apocryphon ou encore Sophia de Jésus Christ) que les Inquisitions successives et autodafés nous ont épargnés. Mais alors, qui sont ces gnostiques ? En tant que premiers chrétiens «dissidents» entre le 1 ier et le 4 ième siècle, ils ont joui d'une épouvantable réputation d'hérétiques sodomites et libertins émanant de Rome, du Vatican puis de l'Inquisition (pour leurs héritiers) et continuent aujourd'hui à être déconsidérés tant par l'église catholique que par une certaine frange des conspirationnistes qui y voient un avatar sectaire des sociétés secrètes cathares et des templiers. Il nous est bien entendu impossible de séparer le bon grain de l'ivraie, de vérifier la thèse selon laquelle les gnostiques sont des manipulateurs qui font la propagande d'un personnage fictif, celui du Christ. Mais ce qui nous a intéressé, au delà de la polémique de l'existence du Christ, c'est que les textes gnostiques, au même titre que certains textes de la mer morte sont d'autant plus intéressants qu'ils nous parviennent tels quels, comme les ont lus les premiers dissidents chrétiens. Et le moins que l'on puisse dire est qu'ils nous relatent une toute autre histoire sur l'origine de l'homme que celle colportée par l'Ancien Testament, le Vatican, une version qui est «raccord» sur certains points avec des textes occultes ou méconnus émanant d'autres traditions religieuses.

Nous vivons dans un univers d'entropie

Les gnostiques ont une intuition profonde, redoutable et constante du monde : nous vivons dans un monde de matière, un monde imparfait, contaminé par une sorte de virus destructeur qui alourdit et détruit la trame même de la matière. Selon Jacques Lacarrière, auteur d'un passionnant ouvrage sur ces étranges persécutés par l'église catholique (Les Gnostiques, Éditions Métailié, Paris), « un des habitants de l'hyper-monde… démiurge, ange ou éon a perverti l'équilibre des virtualités par erreur, par orgueil ou par inconséquence, est intervenu dans son déroulement et provoqua des perturbations, vibrations et fibrillations de la matière ignée qui entraînèrent sa descente progressive et sa dégradation vers les cercles inférieurs. Le monde opaque est non seulement un monde opaque, alourdi et promis à la mort mais un monde dû à une monumentale machination, un monde non prévu, truqué de part en part où chaque chose et chaque être est le résultat d'un malentendu cosmique ». Ne vous y trompez pas : les gnostiques ne parlent pas d'une faute originelle commise par l'homme mais bien d'une erreur perpétrée par la divinité qui nous a créés et qui a créé ce monde imparfait. Les gnostiques refusent cette vision d'un homme entaché par une faute dont il est l'auteur, entaché par une culpabilité existentielle et se rebellent contre le fait que l'homme, parce qu'il est fautif, doit par conséquent expier et se soumettre dans cette vie: «Les chrétiens récupéraient le ferment de la révolte de la misère humaine en persuadant les pauvres et les exploités qu'ils deviendraient les premiers dans le ciel… Les chrétiens avec leur mythologie compensatrice et castratrice ont totalement éludé les problèmes quotidiens de leur temps et aidé à perpétuer jusqu'à notre époque l'acceptation de toutes les injustices sociales et la soumission au pouvoir établi. Les gnostiques, eux, n'ont cessé de prôner l'insoumission à l'égard de tous les pouvoirs, chrétiens ou païens… » nous déclare encore Lacarrière. Car pour la doctrine gnostique, nous sommes des créatures aliénées, illogiques tant que nous n'avons pas pris conscience de l'étendue de notre inertie, de notre sommeil, de notre soumission à ces doctrines émanant de ce pseudo dieu mauvais. «Nous sommes des exploités à l'échelle cosmique, des prolétaires du bourreau démiurge, des esclaves exilés dans un monde soumis littéralement à la violence…, des étrangers sur notre propre terre» conclut allègrement Lacarrière qui a donc analysé de près les textes gnostiques, principalement les évangiles trouvés à Nag Hammadi. L'homme est donc la victime d'une sorte de conspiration «divine» visant à faire de l'homme un esclave ; voilà une thèse qui va conforter plus d'un auteur conspirationniste. Lorsque Lacarrière affirme que la trame même de la matière est comme contaminée, il est troublant de constater que la cellule de tout organisme vivant comporte en elle, dans son patrimoine génétique, un programme autodestructeur, celui de la mort cellulaire qui programme la cellule à vieillir, à dépérir puis à cesser de fonctionner (voir l'article de Kerner à ce sujet). Une telle vision du monde correspond parfaitement à celle défendue par certains scientifiques qui estiment que la loi thermodynamique de l'entropie est le moteur de l'univers, à savoir que l'univers ne se dirige pas vers un ordre de plus en plus évolué mais vers un chaos, une destruction inévitable. Une loi qui est nuancée car d'autres penseurs estiment que le monde est constitué de moments dévolutifs qui s'organisent dans un plus vaste schéma évolutif.

Un autre exemple qui illustre le fait que nous vivons dans un monde de mort: l'obligation pour tous les êtres vivants de se nourrir, de se gaver de l'énergie d'autrui. Non pas une énergie libre qui circule autour de nous mais celle provenant de la mort d'autres organismes vivants. Les hommes et les animaux ne restent en vie que par la mort d'autres êtres vivants. Quant à la nourriture, elle se termine en défécations, en corruption, un sujet qui obsède les gnostiques.

Un message d'avertissement

Selon la “doctrine gnostique” ou d'après les informations que l'on peut tirer de ces textes qui rapportent les paroles que le Christ aurait tenu à ses disciples, ces propos sont principalement une mise en garde contre des êtres en apparence «supérieurs» que Nigel Kerner et bien d'autres qualifient d'entités extraterrestres parasitaires et de clones extraterrestres. Dans les textes et évangiles gnostiques, ces entités sont désignées sous le vocable des Archontes (ou Archons en anglais) ou encore des “Autorités” ou des «Dirigeants» (soit Rulers dans le texte anglais). Notre véritable combat n'est pas contre « la chair et le sang» mais bien contre «les Autorités de l'Univers et les esprits de la perversité» (ndtr : librement traduit de la traduction anglaise de l'Hypostase des Archontes). En d'autres termes, le vrai challenge de l'humanité n'est pas de nous concentrer sur une lutte contre le péché originel, contre notre propre corps porteur de cette faute essentielle mais bien contre des entités qui affirment être Dieu. Voilà donc une toute autre version des faits que celle présentée dans la Bible. Le texte «l'Hypostase des Archontes» nous explique l'origine de notre monde “de matière” et croyez-nous, il s'agit d'une histoire toute différente de l'histoire narrée dans les textes de la Bible, de la Genèse ou du Coran même si l'on y retrouve certains des protagonistes. Les textes des gnostiques sont à ce sujet bien plus cohérents, explicatifs et en même temps étranges et surtout résonnent bien plus comme un guide et un mode d'emploi de notre univers de matière. La pensée gnostique attribue la responsabilité de la création à l'apparition d'un événement accidentel, “ sur l'initiative d'un Dieu mauvais, celui que l'on appelle le démiurge, représenté dans la littérature gnostique par Yahvé, Jéhovah, le Dieu de la Genèse. On dit de ce Dieu créateur qu'il aime le sang ” (Les gnostiques de la connaissance au salut, par Denis Bon aux éditions De Vecchi). Ce Dieu mauvais est fils d'un Dieu ou plutôt d'un être, d'une entité féminine issue d'un monde parfait directement relié à la perfection, à “l'esprit de l'unité”. Il s'agit de Sophia, une entité féminine qui doit normalement agir toujours de concert avec son “mari”, sa contrepartie masculine. Sophia voulut voir l'éternel, le comprendre plus profondément en tentant d'imiter son pouvoir créateur. Elle se sépara de sa contrepartie masculine appelée “Limite”. Mais son entreprise échoua, elle tomba du plérôme (ou plénitude), c'est à dire du Royaume de Dieu et fut précipitée dans le monde des abysses, un monde de néant et d'absence de lumière. Son propre désir qui est en fait une partie du Désir Suprême finit par la “mettre enceinte” et elle enfanta une créature bâtarde, un “être monstrueux” à visage de lion et au corps de serpent, “ un être fou d'orgueil malicieux et vil ” qui n'est autre que le démiurge. Prise de honte, Sophia recouvra sa création d'un voile. C'est l'ombre du voile projeté dans l'infini qui créa la matière. Et c'est dans cette matière que s'incarna et régna le démiurge. “Le voile représente aussi le ciel étoilé perceptible par le mortel ”. En mots plus «modernes», on pourrait dire que l'entité Sophia a créé une sorte de sonde intelligente, un être dont la fonction était d'explorer de percevoir à sa place, de trouver Dieu. Elle a fait une erreur de laboratoire pour parler trivialement. En ce qui concerne ce monde de matière ou plus particulièrement le monde d'ici-bas, les gnostiques le désignent sous une même suite de vocables qui se répètent à l'infini : «forteresse hermétiquement close», «prison», «cloaque», «bourbier» ou encore «désert». De même, le corps humain est qualifié de «tombeau», de «vêtement grossier», «d'intrus» ou plus étrange encore de «vampire» (David Icke pour ceux qui le connaissent va adorer ce dernier qualificatif). L'homme tout comme l'univers est une création manquée, une contrefaçon.

Comment cet homme a t'-il été créé ? Les démiurges, les faux dieux créés (qui ont la capacité de se répliquer) par Sophia ont réussi à capter par un mystère que l'on explique pas l'image parfaite de l'homme, sa potentialité qui résidait dans l'autre monde, le monde parfait, celui qui est de l'autre côté du voile. Ces démiurges, faux dieux, extraterrestres seigneurs des espaces intersidéraux furent comme éblouis par «la lumière, la beauté, la force, la cohérence qui émanait de cet anthropos mentalement conçu» (op cit : Denis Bon, «les gnostiques»). «Faisons un homme à la semblance de cette image» se seraient écriés les Archontes tel que le rapporte un des évangiles du Nag Hammadi. Ils créèrent maladroitement un monstre, une créature hybride mi humaine, mi amphibien, mi reptilienne qui annonce le règne de ces premiers animaux sur terre. Le vrai Dieu eut pitié de cette créature vagissante et malhabile et il insuffla la vie dans l'absurde hybride qui se redressa et parla. L'homme debout et parlant était né. Bien qu'issu de la création, du pseudo génie génétique des Archontes, l'homme ne leur appartient pas puisque l'étincelle de vie, d'intelligence lui a été donné par le vrai Dieu, l'entité ou plutôt les entités situées de l'autre côté du voile, dans l'hypermonde. Notre lien avec Dieu est donc en nous, étincelle de vie qui ne peut nous être enlevée et que les Archontes vont jalouser. Dans l'hypostase des Archontes, le rôle dévolu au serpent est également tout autre : l'homme et la femme, une fois dans le jardin d'Eden se voient interdire par ces dieux démiurges l'accès à la connaissance, la possibilité de discerner le bien du mal. Sophia ou à tout le moins une divinité du plérôme se servira du serpent, créature du bas, comme d'un messager non pour tenter l'homme et la femme mais pour les avertir de leur état et de la possibilité d'accéder à la connaissance. L'éviction du jardin d'Eden, ce monde intermédiaire entre le plérôme et notre monde matériel, sera le fait des Archontes, non du serpent. « Toute la souffrance existentielle de l'homme, la présence de l'homme en ce monde est l'effet d'une machination dont le Dieu de la Genèse, le grand manipulateur de l'Ancien Testament est le seul que l'on doit mettre en cause» (op cit : Les gnostiques, Denis Bon). Seule la connaissance et l'expérience, le mépris des lois et des institutions qui ne font que conditionner l'homme à accepter sa soumission sont les remèdes pour parvenir à sortir de notre condition, à allumer la lumière intérieure et à renouer avec les entités divines issues du monde parfait.

Par Gerald - Publié dans : Histoire
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 19:14
Par Gerald - Publié dans : Histoire
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 19:07
LES TALL WHITES
                                                       
                                                       

                                                         
















 

Un nouveau phénomène extraterrestre?



Des extraterrestres luminescents, de grande taille, à la peau blanche et aux yeux bleus, courrant à plus de 60 km/h et vivant 800 ans auraient investi depuis très longtemps la base de Nellis (Area 51) dans le Nevada.
Une nouvelle mystification? Pas du tout, s'il faut en croire des spécialistes comme Paola Harris ou Michael Salla qui ont rencontré Charles Hall, cet ancien observateur météo de l'Air Force qui a décidé de témoigner dans 3 livres –Millenial Hospitality- aujourd'hui disponibles- de son expérience avec ces extraterrestres.
Charles Hall nous a également accordé une interview –une première dans le monde francophone- que vous pouvez consulter dans le cadre de ce dossier spécial “Tall Whites”.

Un phénomène cohérent?

Les “Tall Whites” ou “Grand Blancs” ne sont pas une race de requins particulièrement belliqueuse mais bien une “nouvelle” espèce d'extraterrestres, nouvelle dans le sens où Charles Hall, un ancien météorologue de l'Air Force a révélé tout récemment au grand public l'existence de cette très étrange race humanoïde de grande taille. A l'instar du phénomène des Ummites ou des Pléadiens de Billy Meier, nous sommes en présence d'un récit cohérent formant un tout et donnant un aperçu assez large, avec néanmoins certaines lacunes (comme leur origine exacte), de l'existence d'une civilisation extraterrestre à part entière. Cependant, le point commun avec les Ummites ou les Pléadiens s'arrête au niveau de la simple cohérence du récit car l'affaire des Tall Whites présente ses propres originalités. A première vue, il est sans doute normal que l'on n'en ait pas beaucoup entendu parler auparavant comme ce fut le cas avec les « Short Greys » parce que les Tall Whites ne seraient pas enclins à perpétrer des abductions. Par conséquent, à notre connaissance, il ne doit pas exister énormément de récits d'abductés, de contactés ou de simples témoins qui soient entrés en contact de façon significative avec les Tall Whites. Mais ce n'est pas parce que nous ne sommes pas parvenus à identifier clairement des témoignages évoquant des interactions avec ceux-ci qu'ils n'existent pas. Il reviendra à des spécialistes de la question de passer en revue tous les témoignages existant pour voir s'ils correspondent aux traits caractéristiques des comportements et de l'apparence de ces “Grands Blancs”.

Que sont-ils ?

Mais que sont tout d'abord les Tall Whites ? Comment se présentent-ils? Ce sont des humanoïdes de grande taille (minimum 1m 80 à 2 mètres pour les plus jeunes individus, bien plus grands pour les plus âgés) à la peau très blanche et crayeuse. Ils ont une longévité étonnante par rapport à nous puisqu'ils atteignent les 800 ans. Selon Charles Hall, c'est justement dans la seconde phase de leur existence, lorsqu'ils deviennent plus âgés, qu'ils se mettent à véritablement à grandir, atteignant des tailles assez exceptionnelles selon nos critères. Par contre, un observateur aurait du mal à distinguer un enfant Tall White d'un enfant humain. Ils ont un visage qui pourrait ressembler aux nôtres si ce n'est que les Tall Whites sont dotés de grands yeux bleus, bien plus larges que les nôtres puisque leurs limites dépassent la frontière temporale, les orbites se poursuivant un peu en dessous des lobes temporaux. Ils sont minces, portent des cheveux courts, blonds, un corps apparemment bien proportionnés. La principale différence entre eux et nous réside dans leurs mains qui n'ont pas de pouces opposables d'une part. D'autre part, ils ont 4 doigts qui, au lieu de se terminer par des ongles, se terminent par des pinces. Les femmes ont des traits féminins distinctifs semblables aux femmes humaines. Elles ont des cheveux courts. Ils sont généralement vêtus de combinaisons très moulées, argentées et qui émet une lumière variable qui peut être parfois très éblouissante. Ils ont des capacités de lévitation, sans doute générée par un équipement logé dans leur combinaison ainsi que le pouvoir de créer autour d'eux une sorte de champ magnétique « isolant » qui les protège d'éventuels projectiles comme des balles de fusil ou des pierres qui leur seraient lancées. Ils peuvent courir et dépasser les 60 km/h, ils sont physiquement très fort. Lorsqu'ils communiquent entre eux, ils émettent des sortes d'aboiements et de sifflements. Ils ont des capacités télépathiques grâce à un dispositif technologique et sont capables de parler notre langage et de nous comprendre, sans doute également par le biais d'une technologie. Créatures improbables ? L'analyse du récit de Charles Hall et de la description très détaillée des extraterrestres et de leur comportement par des spécialistes en exobiologie démontre que ses descriptions sont cohérentes et qu'il est très probable que de telles créatures physiques se manifestent de la sorte.

Où les trouve-t-on ?

Comment Charles Hall les a-t-il rencontrés ? Entre 1965 et 1967, ce spécialiste en météorologie, aujourd'hui ingénieur nucléaire pour une firme à Albuquerque au Nouveau-Mexique, avait été assigné comme observateur météo par l'US Air Force sur l'immense base de Nellis dans le Nevada. Il faut savoir que la base de Nellis est vaste comme un petit pays, sans doute comme la Suisse et regroupe en son sein plusieurs «sous» bases, à savoir différentes zones d'essais pour l'artillerie, les simulations de combats aériens et de bombardements ainsi que pour les essais des fameux «black projects», ces armements ultrasecrets , principalement des avions et autres appareils furtifs aux performances très confidentielles. C'est sur la base de Nellis, principalement au nord-est que se situe la fameuse Area 51 , la zone 51 de Groom Lake. Si vous voulez trouver de nombreuses informations sur les lieux d'implantation des Tall Whites ainsi qu'un excellent résumé du phénomène, consultez le site anglophone de Gerry Zeitlin, Open Seti. Gerry a de plus l'intention de publier sur CD Rom, puis dans un livre, des rendus en 3 dimensions des vaisseaux spatiaux des Tall Whites ainsi que de leurs installations sur base des témoignages de Charles Hall. Les Tall Whites étaient installés dans des zones voisines de l'Aire 51, principalement l'Aire 52 et 53, au sud du côté d'Indian Springs.

Solitude dans le désert du Nevada

Charles Hall succédait, nous raconte-t-il, à une longue liste de ses prédécesseurs qui s'étaient soit enfuis, soit avaient craqués nerveusement ou étaient tout simplement décédés suite à leurs interactions avec cette étrange race d'extraterrestres dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils peuvent se montrer très agressifs et assez radicaux dans leurs moyens de défense, n'hésitant pas à tuer un être humain s'ils se sentaient en danger. Hall était contraint de séjourner de très longues périodes seuls dans ce magnifique et inhospitalier désert, installé dans un bunker niché entre les rochers arides, ocres, jaunes et blancs, les couleurs principales que l'on retrouve dans cette région. Etant donné que la tâche principale de Hall est de prendre des séries de mesures météo et d'observer les formations nuageuses pour le compte des exercices d'artillerie de l'Air Force, l'intéressé passait beaucoup de temps à se balader dans la zone avoisinant son baraquement “bunker” et à regarder le ciel. Il ne pouvait pas manquer de voir les nombreuses activités, souvent nocturnes, parfois diurnes de ces êtres étranges qui se déplaçaient dans des appareils ne ressemblant en rien aux modèles militaires. Souvent, les soirs de pleine lune, il pouvait apercevoir clairement les allers et venues de vaisseaux spatiaux de petite et moyenne taille emportant des Tall Whites parfois accompagnés de hauts gradés (des généraux) de l'Air Force. Il était également témoin de regroupements de ces vaisseaux, parfois plusieurs dizaines (jusqu'à 75) sur une zone d'atterrissage bordant les portes d'un hangar bunker installé à flanc de montagne.

Les vaisseaux des Tall Whites

Hall a pu noté que les Tall Whites disposaient de trois type de vaisseaux : un petit vaisseau “éclaireur” (scout craft) de portée moyenne, un vaisseau moyenne taille et un vaisseau “mère” de grande taille conçu pour voyager sur de très longues distances. Selon Hall, ces vaisseaux intersidéraux (deep space craft) auraient 500 pieds de long, 300 pieds de large et 70 pieds de haut, (150m sur 90m sur 21m de haut) une taille assez conséquente. Hall affirme en outre que ces vaisseaux sont dotés de moyens de propulsion basés sur l'anti-gravité et peuvent se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière. Les vaisseaux des Tall Whites ne présentent pas les caractéristiques classiques des disques volants ou des triangles noirs. Il est assez difficile de se figurer la forme de ces appareils sur base des descriptions de Charles. Par exemple, le scout craft est une sorte de quadrilatère ayant une forme générale “éliptique” sans angles ni arrêtes puisque tous les “bords” du vaisseau seraient “arrondis”. Dans un texte de Michael Salla, on évoque sur base des propos de Hall, une forme qui s'apparente à un bus volant avec des fenêtres dans le poste de pilotage ainsi que des hublots. Hall souligne enfin que la taille, par exemple, de l'Aire 51 est trop restreinte (6 miles) pour pouvoir accueillir en toute sécurité des vaisseaux d'une telle puissance. Une opinion qui va à l'encontre de toutes les affirmations déjà entendues sur l'Aire 51 qui est décrite par certains auteurs comme «l'astroport» par excellence de la région, la zone d'essai de tous les appareils hors norme par d'autres et enfin, l'immense base souterraine, véritable zone d'accueil pour de multiples races extraterrestres pour d'autres encore. Il est probable que le témoignage de Charles Hall qui sera, paraît-il, corroboré par d'autres témoignages d'anciens collègues, policiers et membres du personnel de la base, risque de changer diamétralement la vision que l'on avait jusqu'à présent de Nellis. Quoi que… Hall précise dans l'interview qu'il nous a accordée qu'il n'a jamais été sur l'Aire 51 et Papoose Lake puisqu'il était stationné sur une installation voisine. Mais selon lui, les Tall Whites n'auraient jamais toléré pour leur propre sécurité, le voisinage d'extraterrestres aussi inquisiteurs et interventionnistes que sont les Short Greys. Les Tall Whites sont également curieux des êtres humains mais pas au point de les enlever comme le feraient les Gris.

La violence des Tall Whites ?

De temps à autre, ces curieux individus, surtout leurs enfants s'intéressaient à lui, l'approchaient de très près. Hall raconte avoir éprouvé des états de terreur sans nom et sans limite. Imaginez qu'un ou plusieurs individus dont émane une lumière parfois éblouissante, faisant penser à des fantômes, s'approchent de vous en émettant de drôles de bruit. Il paraît que la sensation d'étrangeté et d'incompréhension de ce qui se manifeste face à vous peut réellement vous submerger et vous plonger dans un état de panique incontrôlable. C'est sans doute ces réactions de panique et de fuite des collègues de Charles qui ont poussé des Tall Whites à interpréter ces comportements comme une agression. D'où les “accidents”. Vous auriez beau vous y préparer, l'angoisse est bien plus forte, explique Charles Hall. Ensuite, il y a les rumeurs selon lesquelles plusieurs membres de l'Air Force dont des observateurs météo ont été tués par ces créatures plutôt effrayantes. Hall explique en détail dans un de ses livres que lui aussi a été victime de brutalités de la part des Tall Whites et que c'est par miracle qu'il a finalement survécu. Ce serait justement sa volonté de survie, le strict respect des distances (surtout à l'égard des enfants Tall Whites) et des procédures de prudence ainsi que son acharnement à rester à son poste qui finirent par le faire respecter par les Tall Whites. Selon Hall, ces créatures extraterrestres sont très sensibles à la hiérarchie et se montrent d'autant plus courtois avec les généraux et hauts gradés de l'Air Force qu'ils se montrent dédaigneux et méprisant à l'égard des subalternes. Hall affirme avoir été en quelque sorte “adopté” par ces créatures parce qu'un de leurs “hauts gradés” surnommé le professeur, apparemment, la responsable des programmes de recherches et d'enseignement de la communauté, s'intéressait à lui. Pour quelle raison Hall faisait l'objet de cet intérêt, l'intéressé est incapable de répondre à cette question.

Adopté par les Tall Whites

Mais c'est sans doute à cause de ce respect que lui témoignaient finalement les Tall Whites ainsi que sa capacité à survivre que Hall finit par devenir malgré lui le sujet d'un programme «mixte» entre les êtres humains et les Tall Whites portant sur l'observation des points communs relatifs aux comportements respectifs des deux races. Hall aurait en quelque sorte servi d'intermédiaire entre l'Air Force et les extraterrestres sur certains aspects de leurs communications. Il a également pu observer de très près certaines activités des Tall Whites comme la réparation de certains vaisseaux, certaines procédures d'atterrissages que même les hauts gradés de l'Air Force n'étaient pas autorisés à observer. Hall finit par établir une certaine forme d'amitié avec la “professeur”. Il a pu observer certains de leurs comportements, de leurs coutumes, de leurs habitudes alimentaires ou vestimentaires. Ils ne mangent pas de viande mais des sortes de végétaux semblables à des champignons. La « professeur » avait ainsi vivement déconseillé à Hall de manger l'une de leur portion de nourriture car son corps le supporterait mal. Il s'en suivrait également un fort état de désorientation psychologique comparable à l'ingestion d'alcool. L'Air Force fournissait aux enfants Tall Whites des vêtements achetés dans des grandes surfaces de Las Vegas. Quant à la présence d'enfants Tall Whites sur ces bases et donc dans une région aussi inhospitalière que la terre à leur yeux, elle s'explique difficilement selon nos critères. Selon les critères Tall Whites, les enfants ont une énorme importance dans leur système social et les « adultes » ne s'en séparent jamais. Hall souligne en outre que les Tall Whites étaient très choqués par notre manière désinvolte et protectrice de traiter nos enfants.

Il a pu vérifier qu'ils disposaient d'une écriture comparable au système des hiéroglyphes égyptiens et qu'ils communiquaient entre eux par des sons dont nous ne percevons pas toutes les fréquences. Il s'est rendu compte que ces extraterrestres pratiquaient sans doute le commerce puisqu'ils emportaient avec eux certaines quantités de nos biens manufacturés, surtout nos vêtements. Il a pu déduire que le sentiment religieux ne leur était pas inconnu puisqu'au cours d'une conversation, les Tall Whites ne semblaient pas surpris ou même perplexe lorsqu'il était question de religion. Quant à savoir s'ils croient en un système métaphysique ou s'ils “pratiquent” une idée de Dieu, Hall n'a pas été en mesure d'approfondir le sujet. Charles Hall est d'ailleurs bien incapable de répondre à toutes les questions que l'on est en droit de se poser sur leur existence tout simplement parce qu'il n'a pas toutes les réponses et aussi parce qu'il n'a pas pu poser toutes les questions qu'il aurait voulu leur poser. Il semble clair dans la relation qu'il entretenait avec ces créatures qu'il était dans une position de soumission dans laquelle il subissait les événements et où il était bien incapable de mener la relation là où il l'aurait voulu. Tout comme il n'a jamais osé prendre des photos de peur que cet acte soit interprété comme un acte d'agression ou soit sanctionné par l'Air Force.

Victime de pressions ?

La dernière question qui se pose est de savoir si Hall a fait l'objet de pressions et de menaces de la part de l'Air Force pour tenir secret cet épisode de sa vie. Hall répond en deux temps à cette question : au départ, il lui a été vivement conseillé de ne pas s'exprimer; de ne rien dire. Malgré tout, le poste d'observateur météo qu'il occupait ne le liait pas au respect d'une obligation de conserver le secret dans la mesure où il ne travaillait pas dans un secteur sensible comme le renseignement, la sécurité ou l'armement. Dans cette mesure seulement, le fait qu'il révèle aujourd'hui son histoire ne le met pas hors la loi vis à vis de l'Air Force, son ex-employeur. Néanmoins, par acquis de conscience, il a attendu que ses enfants aient quittés le giron familial et soient professionnellement “installés” pour livrer au grand public son étrange confession. Aujourd'hui il affirme que ni l'Air Force, ni le gouvernement ne l'ont menacé d'une quelconque manière. Pour quelle raison? On ne peut se livrer qu'à des spéculations. Le menacer aurait donné du crédit à son histoire. Néanmoins, vous découvrirez que Sweeps Fox (voir interview) a une autre interprétation sur la raison pour laquelle Hall jouit d'une paix relative. Nous n'en dirons pas plus sur ces extraterrestres bizarres et nous préférons que vous preniez connaissance du sujet sur base des propos de Charles Hall lui-même, propos tenus dans le cadre d'une interview exclusive qu'il nous a accordée. Pour contrebalancer cet entretien, nous vous proposons de lire également l'interview de “Sweeps Fox”, l'animateur américano-irlandais d'une émission radio populaire en Irlande (retransmise aussi sur le Web) consacrée aux Ovnis, aux extraterrestres, au “paranormal” et aux “anomalies” en général. Sweeps est également le fondateur et le patron de “l'Irishufology Forum Outreach & Paranormal Studies ”, une association ufologique irlandaise très dynamique comptant plus de 6.900 membres de par le monde. Nous avons interviewé Sweeps d'une part parce qu'il est un des premiers, si pas le premier animateur radio à avoir invité Charles Hall et d'autre part, parce qu'il a, au cours de ses recherches, accumulé bon nombre d'informations sur Nellis, l'Aire 51 et le phénomène extraterrestre en général.

Karma One

Karma One - © Karmapolis - Avril 2005

Par Gerald - Publié dans : Ovni - Ufo
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 21:35

L'ORIGINE DE NOS CALENDRIERS

par  Uwe TOPPER et  Ilya U. TOPPER
traduction française : François de Sarre

 

  Beaucoup de gens se demandent comment notre calendrier actuel a été conçu, pourquoi les mois n'y sont pas tous d'égale longueur, et pourquoi encore le 29 février a été choisi comme jour supplémentaire quand l'année est bissextile ? Tous ces détails sans réelle importance sont le résultat d'un long processus de développement, ils masquent les véritables changements qui ont eu lieu, et que l'on retrouve si l'on prête attention aux dates. A partir de là, on peut tirer d'importantes conclusions.

 

1) Le calendrier nordique

  En été, les Européens du Nord voient peu le ciel étoilé, seules quelques étoiles très brillantes restent visibles pendant de courtes heures. En conséquence, leurs récits sur les étoiles sont pauvres, et limités aux constellations d'hiver. En outre, les écarts importants entre lever et coucher du soleil, en cours d'année, compliquent la détermination de la durée du jour. Au nord du cercle polaire, il y a même difficulté à compter les jours. Or c'est justement là-bas que la mise en place d'un calendrier juste et précis s'est avérée particulièrement importante. " Comment compter les jours en plein été, ou au beau milieu de l'hiver ? ", se demandait déjà Procope, historien byzantin ( en "530", les dates que nous donnons entre guillemets sont à titre indicatif, elles servent à s'orienter dans le cadre chronologique conventionnel, dont s'est servi aussi Reuter ; ici, p. 18 ), qui a demandé aux Nordiques comment ils faisaient. Il apprit ainsi que le passage de l'astre solaire par la ligne du Sud ( méridien ) servait à déterminer la valeur moyenne du jour de 24 heures. Pour cela, il fallait un lieu d'observation bien précis, et des points de repères. C'est pour cela que la direction du Nord jouait un très grand rôle : quand en été le Soleil se trouve à son point le plus bas, il est minuit, et c'est le début d'une nouvelle journée. L'année elle-même commençait en hiver, quand les jours se mettaient à augmenter.

  Bède le Vénérable écrivit également que pour ses ancêtres païens la nouvelle année débutait au milieu de la nuit d'hiver, le 25 décembre ( ce qui plus tard, quand on a daté Bède de "725", s'est révélé être une erreur ; Reuter, p. 29 ). La messe païenne de Minuit, que l'on célèbre à Noël, est restée dans le culte catholique, comme la messe de Minuit dans la nuit de Pâques, avec la délivrance du feu nouveau, mais sans référence avec l'"histoire" du Christ.

  Le jour commençait donc à minuit, et l'année au milieu de la nuit d'hiver, car dans les pays nordiques la direction Nord-Sud ( méridien ) servait de point de repère fixe pour définir tout ce qui avait trait à l'espace et au temps.

  Il en allait autrement en Méditerranée. Le Grec Hipparque se plaignait qu'il lui était difficile d'observer les solstices, car le soleil ne changeait guère sa position durant la quarantaine de jours de part et d'autre du solstice. Pour les Grecs, l'équinoxe ( lever du Soleil à l'Est ) était donc la ligne d'orientation qui s'imposait, à laquelle tout était lié. Le soir ( et le matin ) étaient les références, car ceux-ci restaient pratiquement d'égale longueur, tout au long de l'année.

  L'ordonnancement dans l'espace avait des implications cultuelles : le seigneur de justice germanique entrait dans la salle en venant du Nord, et s'asseyait côté Nord ; il regardait vers le Sud, d'où venait le plaignant. L'église grecque ( basilique ) dispose l'autel à l'Est. Plus tard, l'église catholique fera murer de façon expéditive ( les chroniques en témoignent ) les entrées Nord de ses lieux de culte, puis aussi les entrées Sud ; la construction de l'abside obligeait à respecter la direction de l'Est qui, dans le Nord de l'Europe, ne pouvait être trouvée qu'en traçant une bissectrice. A partir d'un transept, on fit alors une nef, dont l'entrée était tournée à l'Ouest. Les changements dans la célébration du culte ont dû être spectaculaires. Quelques vieilles églises romanes ont encore leurs entrées au Nord et au Sud, au lieu d'avoir un portail à l'Ouest.

  Les modifications dans l'architecture firent suite aux changements de liturgie qui trouvèrent également leur expression dans le calendrier. A partir du cercle de l'année coupé en deux des Nordiques, il y eut l'émergence de la croix de l'année, découpée en quatre en raison de l'introduction de la ligne Est-Ouest ; c'est représenté de façon bien visible sur la Croix Celte, qui a encore son cercle annuel. Le jour de l'équinoxe d'automne est devenu le jour de la Croix Glorieuse, tandis que le jour où le Soleil se levait à l'est, Pâques, est devenu la fête de la Crucifixion. C'est pour cela que la détermination de l'équinoxe de printemps, en rapport avec le choix de la date de Pâques, était si importante pour l'Eglise. En revanche, les points originaux de l'année de référence, les solstices : Johanni et Jul ( Noël ), furent relégués au second plan.

  Il y a une question passionnante : Pourquoi le 1er janvier est-il le premier jour du calendrier ? Si notre année solaire remonte au calendrier nordique, comme nous le supposons, le début de l'année ( 1er janvier ) aurait dû coïncider avec le solstice ( d'hiver ), à l'époque où ce calendrier fut introduit.

 

2) Les deux moitiés de l'année

  A l'origine, le mot allemand Jahr pour année est en rapport avec Era ( ou Ära ) en gothique, qui signifie = circonvolution, révolution. L'année était divisée en deux moitiés. On peut constater cela sur les représentations picturales les plus anciennes, dans le monde entier : un cercle, coupé en deux par une barre verticale. Aux points d'intersection, il y a les solstices. Ceux-ci portent des noms qui en disent long, et qui se surajoutent de façon étonnante : le solstice d'hiver s'appelle fête du Jul ; et c'est ce même mot qu'on retrouve dans le nom du mois de juillet. Inversement, on a le mois d'hiver : janvier, et le nom de Janus, qui correspond au dieu à deux visages, et se retrouve en été : Johanni ( "St-Jean" ). Aujourd'hui, les deux dates - fêtes du Jul et de Johanni - sont décalées de sept jours par rapport l'état antérieur, quand elles tombaient les premiers du mois. Originellement, le nom du mois vaut en effet pour le 1er jour du mois. Ainsi la "fête de mai" tombe-t-elle le 1er mai ; et de la même façon, aujourd'hui encore, les berbères marocains utilisent le nom du mois pour désigner le premier jour de chaque mois, et le dieu romain Janus symbolise toujours le 1er janvier.

  Dans une étape ancienne, alors que les solstices n'avaient pas encore été décalés d'une semaine, la fête du Jul était célébrée au Janus ( 1er janvier ), et le 1er juillet était la fête de Johanni. Les deux mots proviennent vraisemblablement d'une racine commune, mais ont deux significations bien différentes : Jan ou Johann veut dire 'année' ( Jahr en allemand, annus en latin, sana en arabe ), tandis que Jul est le nom pour 'soleil', ou pour le dieu-soleil, helios en grec, Holle en allemand, sol en latin.

  C'est de là aussi que viennent les mots Halljahr ou Jubeljahr ( année jubilaire ) en allemand, comme déformation de Jul-Jahr : ils désignent une année qui revient tous les cinquante ans. Nous la connaissons aujourd'hui dans l'Ancien Testament, c'est l'année où toutes les dettes étaient effacées ; dans l'Eglise catholique, c'est toujours l'année jubilaire où les péchés sont remis. L'origine de ce concept doit être très ancien ( déjà parce qu'une telle remise des dettes, tous les 50 ans, n'est pas imaginable d'un point de vue économique ). Il s'agissait vraisemblablement d'un Hell-Jahr ou Helios-Jahr, au cours duquel on mesurait la hauteur du Soleil, pour vérifier à nouveau, et de la façon la plus exacte, la date de la fête du Jul. Sur une année de 365 ¼ jours, il ne devenait nécessaire de corriger un jour que tous les cent ans ( plus précisément: tous les 128 ans ) : en l'occurrence, en supprimant un jour bissextile. Mais on aurait difficilement pu établir une règle d'observation, d'une génération à l'autre, en la faisant revenir une fois tous les cent ans.

  Sans doute, l'usage des feux de la St-Jean ( Johanni ), qui sont allumés aujourd'hui encore de la Suède à l'Allemagne, et jusqu'en Espagne, témoigne-t-il de cette coutume. On pouvait voir jadis ces feux allumés de loin, de village en village, de façon à faire vite connaître au continent entier la date exacte du solstice, ce qui permettait "à tout le monde" de synchroniser le calendrier. La grande réunion de l'Althing en Islande avait lieu le 24 juin ( Johanni ), et c'est au cours de celle-ci que l'on proclamait l'état du calendrier annuel, et la nécessité ou non d'intercaler un jour.

 

3) Les trois débuts de l'année

  Le 1er janvier, début de l'année, marquait donc à l'origine le jour du solstice d'hiver. Notre première supposition ( 1977, p. 104 ) a été que l'on indiquait ainsi le moment du passage au périhélie ( point de l'orbite de la Terre le plus proche du Soleil ), mais elle s'est révélée fausse, car le périhélie se décale.

  On peut encore constater de nos jours qu'anciennement le début du printemps était fixé au 1er avril ( ce qui correspond à un solstice au 1er janvier ) .En Allemagne, c'est le début de l'année fiscale, de l'embauche des apprentis, et en France, la date du fameux poisson d'avril, que l'on connaît aussi en Allemagne.

  Dans nos calendriers, il y a deux dates aujourd'hui pour le solstice d'hiver : le 25 décembre ( en tant que fête du Jul ), et la date des astronomes : le 22 décembre. Qu'est-ce qui a provoqué cet échelonnement ? Est-ce que le solstice s'est décalé ?

  Depuis la mise en place du très précis calendrier grégorien, le solstice d'hiver ne se décale plus, il reste fixé au 22 décembre ( excepté lors d'une année bissextile, où il tombe le 21 décembre ). Dans le calendrier julien, l'année est d'environ 11 minutes plus longue que l'année solaire réelle ( année tropique ), et c'est à cause de cela que le solstice se décale dans le sens rétrograde. La différence est de trois jours en 400 ans, pour être précis : cela fait un jour entier tous les 128 ans.

  Pourquoi est-ce qu'on appelle le calendrier julien de ce nom ? Cela doit remonter à la nuit des temps ( calendrier Jul ), et signifie tout bonnement "calendrier solaire". Plus tard, ce fut César ( traditionnellement en " 45 avant J.-C. ", mais probablement au 13ème siècle ) qui imposa ce calendrier Jul à l'administration romaine, ce qui a été considéré comme sa plus grande action culturelle, en rapport avec son surnom de Julius. Mais il l'a changé de façon fort peu favorable ( voir plus bas ).

  On a même inventé un pape "Saint Jules 1er", qui aurait régné "à partir de 337", et qui aurait aussi obtenu que "l'Eglise orthodoxe décale la fête de Noël du 6 janvier au 25 décembre". Le rapport entre le nom de Jules et la fête du Solstice est ici évident. Une sainte nommée Julia, même si elle n'est pas en rapport avec le calendrier, est la seule des saintes de l'Eglise catholique à avoir été crucifiée, ce qui en fait la réplique opposée de Jésus, dont la naissance a été fixée à la fête du Jul. Il y a près d'une douzaine de jours qui sont dédiés à des "Saint-Jules", et parmi ceux-ci, le 1er juillet.

  Le deuil de Jules César a également été fixé au jour de Pâques. Et l'assassinat du grand homme aux Ides de mars ( 15 mars ) a bien été lié au début du printemps ( équinoxe ). On expliquera plus loin comment le jour du printemps a pu glisser du 25 mars ( depuis Bâle 1439, c'était le jour de la Conception de Jésus ou Annonce faite à Marie ) vers le 15 mars.

  On aurait eu dans le calendrier julien ( à cause du décalage décrit plus haut ) un solstice d'hiver décalé, durant le 15ème siècle, vers le 23 décembre ; au 14ème siècle, vers le 24 décembre, et au 13ème siècle, le 25, c'est-à-dire que la date de Noël tombant le 25 décembre est en plein accord avec le Solstice d'hiver ( appelé chez les Romains Sol invictus, le soleil invaincu ). Cela signifierait qu'au 13ème siècle cette date a été désignée de façon générale pour la dernière fois, qu'elle s'est imposée en Europe du Nord, et que par la suite elle n'a plus été changée. La différence entre cette fête fixée au Solstice, et le 1er janvier, comporte sept jours. Pourquoi ?

 

4) Le saut de la précession

  Il y a eu dans notre ( nouveau ) modèle historique de grandes catastrophes cosmiques dans un passé récent, à cause desquelles - entre autres - un décalage dans la date du solstice a pu survenir. Les autres paramètres du mouvement de la Terre n'ont pratiquement pas changé : l'inclinaison d'environ 23° sur l'axe de l'écliptique est restée telle quelle, et la vitesse orbitale également.

  Si l'on se place au-dessus du Pôle Nord, la Terre tourne sur elle-même dans un mouvement de rotation vers la gauche, et il en est de même de la révolution autour du Soleil, également dans le sens de la gauche. Et pourtant le mouvement de précession se fait en arrière ( rétrograde ), dans le sens de la droite ( d'où également le nom de précession, qui vient de précéder ). A l'occasion d'un choc venu du cosmos, l'axe a fait un bond en arrière, d'une certaine valeur angulaire, de façon telle que le solstice ait dorénavant lieu un certain nombre de jours auparavant ( voir le modèle illustré ci-dessous ).

 

 

  Nous sommes convaincus qu'un évènement pareil est survenu plusieurs fois pendant l'Histoire de la Terre. Il reproduit le mouvement que la science conventionnelle connaît sous le nom de précession, en lui donnant la valeur d'un déplacement de l'axe continuel et imperceptible. Sans nier d'ailleurs ce mouvement, notre modèle y ajoute la possibilité de catastrophes cosmiques, qui ont fait avancer la précession par des sauts subits.

  Cela signifie d'ailleurs que la précession ne nous sert pas pour trouver des dates fixes dans la préhistoire, sauf s'il y a des témoignages historiques en relation.

  On a bien vite remarqué ce bond : le solstice suivant arrivait plusieurs jours avant la date prévue, ce qui était facile de constater en comptant les jours de l'année. Le décalage était visible aussi en observant les constellations du Zodiaque les jours de solstices, avant et après le saut. Finalement, le jour même de l'événement, le jour ( ou la nuit ) a dû être plus long(ue) d'une certaine durée, et cela aurait été retransmis dans la tradition berbère-soufie, également dans la Chanson de Roland, ainsi que dans un passage du récit de José, dans l'Ancien Testament.

  Les oscillations dans le mouvement de la Terre, qui ont eu lieu, peut-on penser, un certain temps après les catastrophes cosmiques, ont provoqué de l'inquiétude, et ont poussé les dirigeants à observer le ciel de façon plus attentive, ce qui a donné lieu au développement poussé de la connaissance astronomique, et à l'établissement d'un calendrier précis ; car, pour des raisons économiques, on ne voulait pas renoncer à la cohérence des saisons ( voir plus bas au sujet du calendrier lunaire ). Si nous donnons au calendrier julien au moins dans les 700 ans, il est clair que, malgré toutes les oscillations ( qui à l'époque de Nikolaus Cusanus, 1401-1464, étaient sans doute encore importantes ), la durée de l'année avait dû se stabiliser à long terme. Avec cette constatation, à titre d'hypothèse, nous pouvons calculer à rebours l'introduction du calendrier julien. La durée de l'année julienne coïncide pratiquement avec celle qui fut calculée par Jalali pour Malik Shah ( en "466" de l'hégire = "1074 après J.-C.", en fait voici 600-700 ans documentés ), ce qui laisse à penser qu'une stabilité longue et durable est acceptable ( Topper, EG p. 71, source Enz. Isl. ).

  Un décompte continu des années dans le cadre du calendrier julien semble ( avant 1500 ) ne pas avoir eu lieu. Presque tout ce qui a été examiné montre qu'il s'agit de dates rétro-calculées postérieurement ( voir à ce sujet Ideler, avec lequel on peut remonter jusqu'à l'an 1450 environ ). Les récits des fêtes séculaires des Romains ( qui avaient lieu tous les 110 ans, voir Altheim, vol. 3, p. 131 ) n'y changent rien, tout comme les Fêtes des Mille ans de la Ville Eternelle ( "248 AD" ) sous l'empereur Philippe l'Arabe ( idem, p. 134 ) ; car en effet, elles ont simplement un caractère littéraire ; leur classement chronologique reste incertain.

  En revanche, nous voulons considérer la fin du Cycle de Mille Ans de Joachim de Flore ( "ERA 1000" = "1260 après J.-C. ", Topper, EG, p. 144 ) comme le témoin relativement datable d'un événement cosmique, en rapport avec l'avant-dernier bouleversement catastrophique. Nous le faisons correspondre avec un déplacement de la précession de la Terre, et nous pouvons calculer une distance temporelle de 750 ans par rapport à notre présent ( voir le croquis plus bas ).

  Avec la folie millénariste, on a relié de tous temps un décompte sur la base de sept, comme allégué dans le récit oriental de la Création, puis repris dans des récits mystiques du Moyen-Age ( Topper, GA, p. 138 ) : la semaine de la Création en tant qu'échelle de la mesure du monde. Durant sept jours qui sont comme sept mille ans, le monde doit rester préservé, croient les monothéistes. Le rapport de la semaine avec la catastrophe est pour nous une indication que l'introduction de ce segment de temps comme mesure, est en rapport avec un événement cosmique. Les scolastiques ont eu leur part dans ces spéculations ( Topper, ZF, p. 126 ), et le repos du sabbat respecté de façon stricte dans la religion juive tout particulièrement : c'est Saturne qui en est le responsable, c'est pour lui faire plaisir que l'on ne doit pas faire quelque chose qui puisse se révéler dangereux, comme allumer une lumière, car il pourrait se venger de façon terrible. Le dieu romain Saturne est en outre assimilé au dieu grec Chronos, qui est compris comme étant l'image symbolique du temps. Le samedi ( en anglais, Saturday ) est le dernier des jours de la semaine de sept jours : ce n'est que le dimanche que les cultes publics peuvent à nouveau être rendus. La semaine ne commence pas avec le lundi, mais avec le dimanche, comme on peut encore le constater en portugais ou en arabe, ou lundi est le "deuxième" jour, mardi le "troisième", et ainsi de suite. En allemand, Mittwoch ( mercredi ) veut bien dire "milieu de semaine", si celle-ci commence le dimanche.

  Comme l'événement était cosmique, on conçoit aisément que le premier jour de la semaine ( Sunday en anglais, Sonntag en allemand ) était dédié au corps céleste qui avait éclairé ce saut : le Soleil. Le deuxième jour rappelle - peut-être par prudence - le corps céleste qui est le deuxième par sa brillance : la Lune, et les jours suivants ont été dédiés à diverses déités, auxquelles correspondent des planètes, comme on les trouve dans les langues romanes ( Mars, le mardi ; Mercure, le mercredi ; Jupiter, le jeudi ; Vénus, le vendredi et Saturne, le samedi, même si ce jour est souvent appelé le "septième", sabbat ).

  En allemand, le mot "Woche" pour "semaine" est à relier à "Wache" qui signifie garde, guet, comme "vigilia" en latin. Dans les langues romanes, le mot employé : semaine, settimana, semana, est en rapport avec le chiffre sept, de même qu'en arabe. Dans le latin archaïque, il n'y a pas de mot pour semaine, on utilise la construction grecque hebdomas.

  En Islande ( nous suivons à nouveau Reuter ), à l'époque païenne ( "à partir de 870" ), on comptait dans l'année : 52 semaines ( 364 jours ). C'est pour cela qu'il fallait insérer tous les sept ans une semaine supplémentaire. Cette règle, fixée par l'observation, a été introduite par Thorstein Surt dans le Westisland ( partie occidentale de l'Islande ) "vers 955", et il conseillait en outre l'observation exacte du parcours du Soleil, parce que l'insertion de la semaine supplémentaire pouvait être plus tôt. ( Ainsi, Surt connaissait la durée exacte de l'année ).

  Dans ce cas, une année comptait 13 mois, un mois 4 semaines, et une demi-année 26 semaines. Chaque mois et chaque demi-année commençaient donc par le même jour de la semaine. Cela devait être, autant que l'on puisse en juger, toujours un dimanche. Reuter pense que c'était le jeudi ( Thursday, Donnerstag ), car Thor était, comme il en est fait mention de façon irréfutable en Islande, et dans l'Edda ( Grimnismal et autres ), le dieu principal. ( Les Berbères s'en tiennent encore aujourd'hui au jeudi ). Cette année composée de semaines semble avoir été répandue dans toute l'Europe du Nord, comme beaucoup de proverbes et de charades en témoignent : l'arbre à 13 branches, dont chacune porte quatre nids ; et dans chaque nid il y a sept oisillons. Même Dürer connaît encore les 13 mois de l'année, dans un lettre écrite à Jakob Heller ( Reuter, p. 27 ).

  De multiples calendriers étaient utilisés - encore aujourd'hui dans les pays musulmans on connaît quatre calendriers ( le calendrier lunaire, le calendrier grégorien, le calendrier julien des paysans et le calendrier juif ) - ce qui était très pratique pour le commerce et les cultes, et la semaine était utilisée en tant que mesure universelle, commune à tous ces calendriers.

  Une répartition du temps en sept jours est cependant si singulière, qu'on ne peut pas l'expliquer à l'aide des concepts habituels. Au plus simple, on peut supposer qu'un événement cosmique unique - comme le décalage de 7 jours dans la marche du Soleil - a fait que certains peuples ( les Tibétains aussi, d'ailleurs ) ont accordé à cette mesure un caractère particulier, par superstition religieuse.

  Si la semaine est le résultat d'un saut cosmique, qui a décalé le calendrier de 7 jours par rapport à la date fixée par les solstices, cela signifie qu'un horizon d'étoiles en arrière-plan, décalé de sept degrés, a provoqué une arrivée précoce du solstice, avancé d'une semaine. Ainsi, le solstice d'hiver n'était-il plus au 1er janvier, mais au 25 décembre.

  Comme nous avons rétro-calculé que pour la première fois au 13ème siècle, la fête de l'hiver avait été fêtée par tout le monde un 25 décembre, c'est pour cette raison que nous tenons également pour probable cette introduction de la semaine vers "1260".

 

5) La Réforme de Grégoire XIII

  Aujourd'hui, si l'on avait conservé le calendrier sous la même forme, et s'il n'y avait pas eu un deuxième "saut" de l'axe terrestre, le solstice d'hiver ne tomberait évidemment pas le 25 décembre, mais six jours avant. Mais ce n'est pas le cas, car le pape Grégoire XIII a décidé de supprimer dix jours du calendrier - le 15 octobre faisant suite au 4 octobre 1582 - afin de décaler d'autant toutes les autres dates de l'année. Il fit cela, nous disent les historiens, parce que, d'après les observations effectuées alors, l'équinoxe de printemps tombait le 11 mars ( ce qui correspondait à un solstice d'hiver au 12 décembre ) ; mais Grégoire XIII voulait retrouver le jour "exact" : le 21 mars, comme les Pères de l'Eglise réunis à Nicée l'avaient jadis fêté. Bien sûr, on se demande tout de suite comme il se faisait que le 21 mars était une date "convenable", et aussi pourquoi ce jour avait autrefois été choisi par les Pères de l'Eglise ( il aurait été beaucoup plus logique de choisir le premier jour d'un mois ). Apparemment, nous n'en connaissons pas la raison. Dans la perspective habituelle, le décalage de 10 jours est expliqué par la dérive qui s'est accumulée pendant 1260 années. Nous ne savons pas au juste pourquoi le solstice d'hiver avait été fixé au 22 décembre et - 300 ans auparavant - au 25 décembre, plutôt qu'au début du mois de janvier. Il doit s'agir ici d'un autre "bond" de précession.

  Ce deuxième bond a dû provoquer la dérive de dix jours calendaires, et ces dix jours ont été annulés par Grégoire XIII à l'occasion du changement de calendrier. Ce faisant, la fête païenne du Solstice, le 25 décembre, n'a cependant pas été ramenée au véritable solstice ( le 22 décembre ). Cela viendrait du manque de justesse du calendrier julien qui, en 300 ans, a pris trois jours de trop. Ces jours-là n'ont pas été corrigés par Grégoire XIII, car ils ont été considérés comme sans importance dans le contexte astronomique.

 

 

  L'important lors de la réforme grégorienne a été de rétablir la situation du calendrier, comme celui-ci avait été à l'époque de la fondation alléguée de l'Eglise.

  Dans le calendrier julien ( qui est encore en usage au Maroc et dans l'Église Orthodoxe ), le solstice d'hiver tombe maintenant le 9 décembre, ce qui est en accord avec nos calculs : environ six jours de décalage, par la faute de mauvais rajouts, et dix jours à cause du bond de l'axe terrestre, cela donne : ( 9 + 16 ) = 25 décembre.

  Ce deuxième bond, celui de dix jours, a eu lieu environ 200 ans avant l'époque de Grégoire, c'est à dire vers "1350", au moment de ce que Christoph Marx a appelé la "dernière grande touchette". Il est logique de penser que Grégoire ne voulait corriger que ce dernier décalement, vieux de deux siècles, pour rétablir la situation connue par la tradition et les documents.

  Le décalage du solstice du 1er janvier vers le 25 décembre avait eu lieu plus tôt, apparemment, et ne pouvait plus être corrigé ; la semaine s'était déjà imposée comme mesure élémentaire du temps, et la fête du Solstice d'hiver avait été fixée au 25 décembre.

  Les premiers projets concernant une réforme du calendrier avaient dû être proposés ( selon Ideler ) au Concile de Kostnitz ( Constance ) ; ils ont commencé à devenir concrets au Concile de Bâle : le cardinal Nikolaus Cusanus a proposé qu'un certain nombre de jours ( une semaine, ou plus ) soient supprimés, afin que l'on retrouve la situation calendaire antérieure. Bien que cette proposition ne fût pas acceptée et qu'aucune correction ne fût faite, on décida quand même au 15ème siècle des dates astronomiques importantes : le 13 décembre - qui était alors le jour du Solstice - fut ainsi dédié à Sainte Lucie, et c'est d'ailleurs toujours le cas. Apparemment, c'était une déesse de la Lumière ( Luz = lumière ), et le jour d'été qui lui correspond, le 13 juin, est marqué par l'un des saints les plus importants : Saint Antoine avec ses deux corbeaux ( comme Wotan )
( voir à ce sujet le schéma ci-dessous ).

 

 

  Si les solstices étaient fixés aux 13 des mois, alors le jour de Grégoire au 12 mars, début de l'école avec ses traditions carnavalesques païennes, devait marquer l'équinoxe de printemps. Il serait pure spéculation de penser que le pape Grégoire, celui qui a enfin réussi la réforme du calendrier, n'a reçu son nom de pape qu'en cette raison.

  Saint Georges ( c'est absolument le même que Grégoire ) est un tueur de dragons, tout comme Michel, et pour cela directement associé au contexte catastrophique.

  Et le 14 septembre en tant que début de l'automne est également marqué dans le calendrier : ce jour est consacré à la Croix Glorieuse. La Croix, le symbole de l'année...

  Les quatre points de repères se positionnent neuf jours avant les dates actuelles, elles ont donc dû être introduites environ 100 à 150 ans avant Grégoire XIII, quand la différence entre le calendrier julien et les dates astronomiques était d'un jour de moins qu'à l'époque de Grégoire. Ces saints ont été plus tard simplement repris du calendrier julien, en fonction des dates, et inclus dans le calendrier grégorien, sans faire attention à la concordance astronomique.

  Reuter rapporte aussi ( p. 20 et suivantes ) une observation bien concrète du déroulement du jour en Islande : Oddi Helgason était un observateur des étoiles qui habitait un domaine fermier sur une île au nord de l'Islande ( 66°10' ) "vers la fin du 10ème siècle", dont on a un récit dans une retransmission d'église ( en latin ) du "12ème siècle". ( Il a fallu le transposer dans le "10ème siècle tardif", car autrement il ne pouvait plus être un héros, car "en l'an 1000, l'Islande embrassa le christianisme" ).

  Ce texte se compose de trois parties, malheureusement Reuter n'en étudie que la deuxième et la troisième. La première partie "commente la nouvelle chronologie de 365¼ jours, apportée par l'Eglise", par rapport à l'année islando-norvégienne, et explique comment les vrais points de repères de l'année ( solstices et équinoxes ), utilisés dans le Nord et observés de façon correcte par Oddi, ont été décalés dans le nouveau système julien bissextile de 4 ans. La discussion est bien menée et bien pensée. La question est posée sans influence extérieure, car elle ne pouvait surgir - et n'avoir un sens - qu'au cours d'une confrontation de ces deux manières de mesurer le temps."

  Reuter l'a perçu : la question est expliquée ensuite de façon forcée. Oddi observait les repères de l'année, l'Eglise les fixait mathématiquement. Il n'en dit malheureusement pas plus sur ce point, il serait important de retrouver les sources.

  Il faudrait expliquer aussi pourquoi le prétendu "Jules" César a réorganisé le calendrier alors en vigueur, en rendant impairs une partie des mois tous idéalement longs de 30 jours. Les noms que César a donnés aux mois de la seconde moitié de l'année ( septembre = septième, octobre = huitième, novembre = neuvième et décembre = dixième mois ) sont utilisés dans pratiquement toutes les langues européennes, et également en berbère. César a décalé le Jour de l'An vers le 1er mars, début des cultures dans les champs, jour où actuellement des fêtes berbères sont toujours célébrées. Dans cette règle instituée par César, le jour supplémentaire des années bissextiles a été ajouté au court mois de février, ce qui est toujours le cas. La raison principale semble avoir été la répartition des cinq jours des Saturnales, qui de par leur caractère festif et immoral, devaient être réprimés. Les longueurs inégales des mois se sont également maintenues. Elles résultent de la répartition des fêtes Saturnales sur les différents mois, en alternant pairs et impairs, ce qui sera changé une seule fois encore, après Auguste.

  Sous le nom de Kalendas on désigne à chaque fois le premier jour du mois julien ; c'est d'ailleurs le seul mot latin à s'écrire avec un K, et donc un emprunt étranger. Cela signifie au juste "aller ça et là, tourner en cercle", c'est pourquoi aussi les derviches tourneurs sont appelés Kalender. De même, Ide ( milieu du mois ) ne devrait pas être d'origine latine ; on ne sait pas si le mot est apparenté à l'allemand (w)ieder, "à nouveau", ou à l'arabe 'id, "fête" ( de la racine 'ada, retourner ). En Italie, la date pour le Nouvel An a beaucoup varié, avant que Grégoire XIII ne la remette au 1er janvier ( jour de Janus ).

 

6) Le calendrier lunaire

  Après une catastrophe, le calendrier solaire était tellement sens dessus dessous qu'il ne remplissait plus sa fonction. Certains peuples dans les latitudes méridionales, pour lesquels la position du Soleil n'avait, de toute façon, pas la même importance que dans les contrées nordiques, se sont mis d'accord pour faire provisoirement de la Lune la base de leur calendrier. Ainsi, la date était facile à observer, mais cela avait l'inconvénient qu'elle se décalait par rapport aux saisons : onze jours et demi, chaque année. Il fallait alors le compenser par un mois intercalaire, tous les deux ou trois ans, comme c'est encore le cas aujourd'hui du calendrier juif.

  Le calendrier lunaire arabe était autrefois ainsi fait, et l'on conférait au mois intercalaire une signification religieuse bien précise. D'après la tradition, c'est le prophète Mahomet qui mit fin à cet usage, en supprimant tout le mois, ce qu'un verset du Coran ( sourate 9, At Tawbah, 36-37 ) relate : "Dieu a ordonné qu'il y ait douze mois, et quatre d'entre eux sont saints", ce qui exclut bien entendu le mois intercalaire. A partir de ce moment-là, l'année du calendrier commença à se décaler, et c'est pour cela qu'aujourd'hui le mois de jeûne du Ramadan se promène à travers les saisons, alors qu'auparavant il correspondait à septembre, c'est à dire à un jeûne qui était une mesure simple de restriction pendant un mois de grosse chaleur et de manque d'eau : ce qu'on pourrait appeler une hibernation d'été ( c'est en septembre que le manque d'eau se faisait le plus gravement ressentir, juste avant les pluies de l'automne ). Comme l'indiquent les noms de mois arabes, le premier mois Muharram ( "le saint" ) correspondait dans le modèle pré-islamique à janvier, les deux mois Rabi' I et Rabi' II ( "printemps 1" et "printemps 2" ) à mars et à avril, et le dernier mois, Dhul Hijja ( "celui du pèlerinage" ) correspondait à décembre, d'où l'on peut aussi déduire que le rassemblement du Jul avait lieu, autrefois, également dans ces contrées méridionales.

  Le calendrier lunaire est important dans notre contexte simplement par un point : le positionnement de la fête de Pâques qui, après la fondation de l'Eglise, n'était plus fêté le jour de l'équinoxe, mais comme la Passah juive, c'est-à-dire après la Pleine Lune qui suivait l'équinoxe ( et en outre, un dimanche ). Cette règle constitue l'autre volet important de la réforme grégorienne.

  Le calcul par l'Eglise des épactes, qui détermine le cycle de Pâques, et par là-même établit une dépendance entre les calendriers lunaire et solaire, se faisait dans le Nord selon une règle simple, en l'occurrence suivant un cycle de huit ans : après 99 révolutions lunaires, au cours desquelles trois des années comptaient 13 Pleines Lunes, et les autres cinq seulement douze, la Pleine Lune tombait à nouveau le Premier de l'An. L'imprécision d'un jour et demi était compensée par l'observation, et tous les ans, les jours intercalaires était proclamés à l'occasion du Thing. Un tel rythme était également celui, à l'origine, des jeux cultuels en Grèce, qui par la suite furent tenus tous les quatre ans : moitié de huit, ce qui correspondait à 50 révolutions lunaires ( Olympiades ).

  Les Grecs, en effet, n'étaient pas intéressés par la Pleine Lune, ils avaient simplement repris cette règle. Dans le Nord, il n'y avait pas de culte de la Lune, mais c'était une pure nécessité ( comme l'écrivait Reuter, p. 34 ) de déterminer à l'avance la Pleine Lune, parce que durant les mois d'obscurité, on avait besoin de la lumière de la Pleine Lune pour les sacrifices des fêtes du Jul et de la déesse Dise ( en janvier ). La mise en place d'un calendrier précis dans le Nord avait des raisons pratiques, en l'occurrence moins pour l'agriculture que pour la pêche : les bancs de poissons suivaient des migrations régulières, et si on les manquait, on mourait de faim.

  Parce que lorsque le ciel était couvert on ne voyait pas souvent les astres, on utilisait en bord de mer un calendrier lunaire axé sur les marées, et relié au calendrier solaire.

 


 

7) Calendriers : Table Chronologique

 

Calendrier du Jul, jusqu'au 13ème siècle

Calendrier solaire général de 365¼ jours : 12 mois de 30 jours et 5 ( ou 6 ) jours fériés en fin d'année. Le solstice d'hiver tombait le 1er janvier, celui d'été le 1er juillet. Des corrections étaient faites régulièrement.


 

Avant-dernière catastrophe cosmique ( "1260" )

Le solstice se décale et survient 7 jours plus tôt.
Introduction de la semaine. Dans le Nord de l'Europe le calendrier compte 52 semaines.
Dans le Latium, on fête les Saturnales.
Les jours sont toujours décomptés de la même façon.
La dernière date fixée pour le Solstice d'hiver dans toute l'Europe est le 25 décembre.


 

Calendrier julien

César édite de nouvelles règles pour les jours du mois et fait commencer l'année le 1er mars, ce qui sera changé plus tard.
Le jour qu'on ajoute pendant une année bissextile est le 29 février ; les longueurs différentes des mois, avec le 31 décembre, restent inchangées après la modification faite par l'empereur Auguste.


 

La dernière catastrophe cosmique ("1350" )

Le solstice se décale d'un coup et a lieu 10 jours plus tôt : le 14 décembre.
Fin de la civilisation des Mégalithes. Les connaissances se perdent, ainsi que la correction annuelle.
La fête du Solstice d'hiver reste fixée au 25 décembre.
100 ans plus tard, le solstice tombe le 13 décembre.
1430 : Cusanus calcule l'année.
Cusanus délimite les dates repères : 13 décembre, Sainte Lucie ; 12 janvier "Saint Grégoire" ( en fait, Pâques ) ; 13 juin, Saint Antoine ; 14 septembre, Croix Glorieuse.


 

1582 : Grégoire XIII réforme l'année.

L'équinoxe de printemps est observée le 11 mars ( ce qui correspond à un solstice le 12 décembre ). On décide de supprimer 10 jours, afin de compenser l'effet du dernier bond de l'axe terrestre.
Le solstice tombe maintenant le 22 décembre, le printemps commence le 21 mars.
Ce calendrier grégorien s'est imposé dans les siècles qui ont suivi.

Le calendrier julien demeure en usage dans toutes les Eglises orthodoxes, ainsi qu'en Afrique du Nord ; il continue à se décaler de ¾ jour par siècle ; dans ce calendrier, le solstice d'hiver tombe maintenant le 9 décembre.


 

8) Bibliographie

Altheim, Franz ( 1943 ) : Die Krise der Alten Welt ( 3 Bde., Berlin )

Ideler, Ludwig ( 1826 ) : Handbuch zur mathematischen und technischen Chronologie ( 2. Vols., Berlin )

Marx, Christoph ( 1993 ) : "Datieren vor der Gregorianischen Kalenderreform" en : Vorzeit-Frühzeit-Gegenwart 3/93, S.38ff ( Gräfelfing )

Reuter, Otto Sigfrid ( 1936 ) : Germanische Himmelskunde ( J. F. Lehmanns, Munich )

Topper, Ilya Ullrich ( 1998 ) : "Apuntes sobre la era árabe en el contexto mediterráneo" en : "Al-Andalus - Maghreb" III, Homenaje a Braulio Justel Calabozo ( Univ. Cádiz )

Topper, Uwe ( 1977 ) : Das Erbe der Giganten ( Olten )
( 1995 ) : "Eine Polsprungmythe in berberisch-sufischer Überlieferung" en : Zeitensprünge 1/95 ( Gräfelfing )
( 1998 ) : Die Große Aktion ( Tubinga )
( 1999 ) : Erfundene Geschichte ( Munich )
( 2001 ) : Fälschungen der Geschichte ( Munich )
( 2003 ) : ZeitFälschung. Es begann mit der Renaissance ( Munich )

Wirth, Herman ( 1927 ) : Der Aufgang der Menschheit ( Jena )
( 1931-1936 ) : Die Heilige Urschrift der Menschheit ( Jena )

Zarnack, Wolfram ( 1997 ) Hel, Jus und Apoll/Sonnen-Jahr und Feuer-Welle: Wurzeln des Christentums. Eine sprach- und symbolgeschichtliche Skizze ( 2000 ) : Die Geburt der Zeit in Europa ( Conferencia en Oct. 2000 en Waren ) en : Ur-Europa-Jahrbuch 2001, pag. 3-30 ( Westensee )

 

Remerciement pour son aide fidèle à Alexander TOPPER

Les illustrations sont d'Ilya U. TOPPER

Par Gerald - Publié dans : Histoire
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