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Samedi 11 mars 2006 6 11 /03 /2006 19:10

Vraix ou faut...a vous de voir ! Article a recopier et a envoyer par mail !

Bonjour à tous!
Généralement je n'envoie pas de message decegenre, mais ce
message vient d'une très bonne amie avocate et mesemble  une

 

 

 

oportunité intéressante. Si elle dit que celà
fonctionnera,ça
fONCTIONNERA.

 

 

 

 Après tout, il n'y a rien à
perdre!
Voici ce qu'elle dit:

Je suis avocate, et je
connais
la loi.
Ceci est réel. Ne vous
méprenez pas, AOL et
Intel
tiendront
leurs promesses de peur

d'être traînés en
justice et de faire face à une poursuite
de
multimillions de dollars semblable
à celle
classée par
Pepsi
Cola contre
Général Electric il n'y a pas
longtemps.
Chers amis, s'il vous plaît, ne
prenez   pas ceci pour de la pacotille. Bill Gates est
entrain
de
partager sa fortune.
Si
vous ignorez ceci, vous pourriez
le
regretter plus tard. Windows

demeure le programme le plus largement
 utilisé,Microsoft et AOL

expérimentent en envoyant ce test par
message électronique
(e-mail beta test). Quand vous
envoyez ce
message
électronique

(e-mail) à vos amis, Microsoft peuvent et
vous
dépisteront
si

vous êtes

un utilisateur de
Microsoft Windows)
pendant 2 semaines.
Pour chaque personne qui enverra ce

message, Microsoft vous paiera
245 EUR 00. Pour chaque personne à
qui
vous
avez en
voyé ce message

et qui l'enverra à d'autres, Microsoft
vous paieront 243 EUR 00.
Pour la troisième
personne qui
le
recevra, Microsoft vous paieront
241
EUR 00. Dans 2 semaines, Microsoft vous
contactera pour
la confirmation de
votre adresse postale
et vous enverra un chèque.


Sincèrement,

;  Charles
S. Bailey
General Manager Field Operations
1-800-842-2332 Ext. 1085 or
904/245-1085 USA
or

RNX
292-1085

mailto:Charles_Bailey@csx.com_
Je croyais que ceci était une
arnaque
mais 2 semaines après avoir
reçu ce message électronique
(e-mail)
et après l'avoir eu
envoyé, Microsoft m'a
contacté pour mon
adresse
postale
et
j'ai reçu
un chèque de 24800 EUR . Vous devez
répondre avant que ce test
soit terminé. Si quelqu'un a les
moyens
defaire ceci
c'est
>bien.Bill Gates. Pour lui, c'est une dépense
de
commercialisation. S'il vous
plaît envoyez ce message à autant
de
gens que possible. Vous
devriez recevoir au moins 10000 EUR
Nous
ne
les
aiderions
pas
en
envoyant ce message, s'il n'y avait
pas

& nbsp;   un petit quelque chose pour nous..
La
blonde de

mon
frère, s'est
embarquée dans ceci
quelques mois derniers. Quand je
suis allé
les visiter
pour
la
joute
de Baylor/UT, elle m'a montré son

chèque..La
somme
était
de
4324 EUR 44 et affranchi "Payez au
Complet".
La
>tante
d'un
de
mes bon
amis,Tante Patricia, qui travaille
pour
Intel, a actuellement reçue un
chèque de
4543
EUR 23

juste
en
envoyant ce message.Comme je l'ai
dit
avant,
je connais
la
loi,
et ceci e st vrai,

Intel et AOL sont en négociation pour une
fusion par
laquelle
ils deviendraient la compagnie la plus
large au
monde et pour être sûr
de demeurer le programme le
plus
largement utilisé,Intel et
AOL expérimentent avec ce test."

Par Gerald - Publié dans : Médias
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Samedi 22 avril 2006 6 22 /04 /2006 14:31

Contestation de l’ordre médiatique américain

 

La campagne qui va mettre aux prises M. George W. Bush et M. John Kerry permettra sans doute d’aborder la question des manipulations de l’information – notamment au moment de la guerre d’Irak –, ainsi que celle de la concentration capitaliste dans les médias. Un débat occulté en France, où le rachat par l’industriel de l’armement Serge Dassault du « Figaro » et d’une partie importante de la presse magazine et régionale a suscité un silence à peu près général.

 

Par Eric Klinenberg
Professeur à la New York University. Auteur de Heat Wave : A Social Autopsy of Disaster in Chicago, University of Chicago Press, 2002.




Certaines entreprises de presse représentent-elles une menace pour la paix mondiale ? Depuis le 11 septembre 2001, la déformation des faits par les journalistes américains a largement contribué au soutien populaire à la guerre. Selon une enquête réalisée par l’université du Maryland en octobre dernier, 60 % des Américains – et 80 % de ceux qui regardent Fox News – croyaient au moins une de ces trois contrevérités : 1. On a découvert des armes de destruction massive en Irak ; 2. Il existe des preuves d’une alliance entre l’Irak et Al-Qaida ; 3. L’opinion publique mondiale soutient l’intervention militaire américaine en Irak. Plus les téléspectateurs interrogés regardaient la principale chaîne d’information continue, plus ils étaient susceptibles de croire ces allégations (1). D’après Jeff Cohen, qui dirige un observatoire des médias américains, Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR), cette enquête démontre que, « quand le mensonge est suffisamment martelé, il finit par prendre les apparences de la vérité ». Ces manipulations ont pour conséquence de légitimer la politique de M. George W. Bush auprès d’Américains qui, sinon, pourraient voter contre lui.

Le journaliste de gauche John Nichols va jusqu’à estimer : « si nos médias étaient attachés à la vérité, George Bush ne serait pas président, et nous, pas en guerre contre l’Irak. » Il n’y a pas si longtemps, ce genre de discours ne débouchait sur rien. Mais l’année 2003 a vu enfler la contestation de l’ordre médiatique. Aujourd’hui, John Nichols dirige un mouvement pour la réforme des médias, Free press, en pleine expansion, qui remet en question le fonctionnement du journalisme américain. M. Bernie Sanders, qui représente le Vermont à la Chambre des représentants, souligne que, « pour la première fois dans l’histoire américaine, la question de l’appropriation des médias par des entreprises privées est entrée dans le débat politique ». Membre du Congrès lui aussi, M. Maurice Hinchey ajoute que la réforme des médias « représente le problème le plus grave auquel est confronté aujourd’hui le peuple américain ». « Nous devons nous réapproprier le débat, la démocratie en dépend », dit-il. Mais comment faire bouger les choses dans un pays où dix énormes entreprises dominent le marché de l’actualité (2) ? Que peut espérer un mouvement décidé à transformer les médias ?

En 2003, deux événements ont favorisé la prise de conscience et la mobilisation de millions d’Américains : le manque d’esprit critique des journalistes sur le sujet de la guerre en Irak et la décision de la Federal Communications Commission (FCC), qui a accéléré la déréglementation des médias. En novembre 2003, une conférence sur les médias, organisée à Madison par Free Press, a attiré plus de 2 000 personnes, du jamais-vu, dont M. Jesse Jackson, candidat démocrate à l’élection présidentielle en 1984 et en 1988, M. Bernie Sanders, M. John Sweeney, dirigeant de l’AFL-CIO, et l’historien populaire Studs Terkel. Comme les écologistes pour l’environnement il y a trente ans, ces militants sont en train de politiser la question des médias. Déjà, leur campagne a des effets concrets, même s’il ne faut pas compter sur la télévision pour en rendre compte.

Substance toxique, radios silencieuses

La FCC réglemente le secteur de la communication. En règle générale, ses décisions, rédigées en termes techniques, n’attirent pas l’attention du citoyen ordinaire. Mais, récemment, sous l’impulsion de M. Michael Powell (fils du secrétaire d’Etat Colin Powell), la FCC a pris une décision permettant aux mastodontes médiatiques d’augmenter encore leurs parts de marché. Quand ils ne voyageaient pas à Las Vegas, Hongkong ou Rio, tous frais payés par les lobbies de la communication (2 500 voyages de ce genre en huit ans...), les membres de la FCC rencontraient les dirigeants de l’industrie qu’ils devaient réglementer. Pour M. Charles Lewis, dirigeant du Center for Public Integrity (CPI), il est évident que « la FCC a pactisé avec le secteur privé ».

Alors que la FCC s’apprêtait à rendre publique sa décision, deux millions d’Américains – un chiffre sans précédent – ont écrit à la commission : 99 % de ces courriers exprimaient une opposition à la déréglementation envisagée. Prenant en compte l’opinion de la population, deux des cinq directeurs de la FCC, MM. Michael Copps et Jonathan Adelstein, votèrent contre ces propositions. Les trois autres, MM. Michael Powell et Kevin Martin (ancien responsable de la campagne de M. George W. Bush) et Mme Kathleen Abernathy (ancienne dirigeante dans l’industrie des télécommunications), préférèrent néanmoins ignorer toutes les inquiétudes. Le 2 juin 2003, la FCC rendait donc sa décision autorisant les journaux à posséder des stations de télévision dans la même ville et permettant aux diffuseurs d’acquérir encore plus de chaînes locales et nationales. Pour M. Adelstein, il s’est agi de « la plus vaste et de la plus grave remise en cause de la protection des consommateurs dans l’histoire de la télédiffusion américaine ».

Un exemple précis permet de mesurer la portée du problème : il y a deux ans, un train comprenant quatre wagons d’ammoniaque a déraillé dans la ville de Minot, en Caroline du Nord. Près de 800 000 litres d’ammoniaque furent alors répandus dans une zone boisée. Mais, quand les autorités de la ville voulurent alerter la population, elles découvrirent que les six radios locales étaient entre les mains du même conglomérat, qui, pour réduire ses coûts, avait regroupé ses opérations dans le même bureau, vide ce jour-là, et diffusait de la musique ou du talk-show préenregistré. L’alerte à l’ammoniaque ne put donc pas être diffusée par la radio en temps voulu.

Les progressistes ne sont plus les seuls à s’inquiéter. Pourtant favorables au principe de la déréglementation, des élus républicains ont pris en compte la réaction populaire et révisé leur position initiale. En 1997, M. Trent Lott, sénateur conservateur du Mississippi, avait soutenu la nomination de M. Powell à la FCC. Le 6 juin dernier, il a néanmoins déclaré que, « lorsque la concentration devient trop importante, les entreprises ne sont plus soumises aux lois de la concurrence. Plus rien ne les incite à développer de nouveaux produits, à réduire leurs tarifs ou à laisser s’exprimer des points de vue différents. Déjà, sur certains marchés, annonceurs et consommateurs sont sous l’emprise d’un seul géant des médias. Cette situation ne peut qu’être aggravée par la récente décision de la FCC. Des empires de presse sont déjà en situation de monopole dans certaines régions. Faciliter la concentration dans les médias est peut-être dans l’intérêt de conglomérats installés à Washington ou à New York, mais ce n’est pas dans l’intérêt des consommateurs comme vous et moi ».

En septembre 2003, la Chambre des représentants et le Sénat, pourtant contrôlés par les républicains, ont invalidé la décision de la FCC. La Maison Blanche est alors intervenue pour que le Congrès accepte un « compromis », qui aboutit à légaliser les acquisitions réalisées par la News Corporation de M. Rupert Murdoch (propriétaire de Fox News) et par Viacom (qui possède CBS et UPN). Le « compromis » voté par le Congrès permettra également à une entreprise de posséder plusieurs médias différents, ainsi que les principales chaînes de télévision et les plus grands journaux d’un marché donné (3).

Mais la lutte contre la FCC ne fait que commencer, et le Congrès réexaminera forcément ce problème de la réglementation. Les mesures envisagées par M. Powell ont en effet eu pour conséquence inattendue de placer les médias au centre du débat politique et d’obliger les candidats aux prochaines élections de novembre 2004 (présidence, Congrès) à prendre position. Jeff Cohen, qui étudie les médias depuis quinze ans, estime que « c’est la première fois que la FCC doit affronter une opposition aussi unie, cohérente et efficace ».

Comme l’a compris le sénateur Lott, les Américains s’intéressent à la télévision, à la radio et à la presse. Et ils sont préoccupés par le déficit de qualité et de diversité qu’ils constatent. Bernie Sanders observe par exemple que les réunions politiques qui traitent de ce thème attirent plus de monde que n’importe quel autre sujet.

La loi sur les télécommunications signée par le président Clinton en 1996 a tellement dérégulé le marché de la diffusion radiophonique que le nombre de propriétaires de stations a diminué de 34 % en sept ans. Aujourd’hui, Clear Channel possède à elle seule plus de 1 200 stations, dont les six de Minot. Dans certaines villes, une seule entreprise possède la totalité des stations locales, et les habitants ont du mal à trouver quelque chose d’intéressant à se mettre entre les oreilles. Les télévisions ne sont pas à l’abri. Selon M. Adelstein, « environ 14 % des programmes diffusés par les télévisions locales sont de l’“infomercial” [message publicitaire maquillé en bulletin d’information] ».

La menace a trouvé sa meilleure illustration dans la couverture de la guerre d’Irak. Avant l’invasion du pays, les médias, New York Times et Washington Post compris, n’ont prêté presque aucune attention à la majorité des Américains, qui préféraient attendre la fin des inspections et ne souhaitaient pas déclencher les hostilités sans le soutien de l’opinion internationale et de l’ONU. Aujourd’hui encore, ces mêmes médias n’enquêtent que très rarement sur les pertes civiles en Irak ou en Afghanistan. Comme l’admet M. Colin Powell, « nous ne nous intéressons pas au nombre de morts ennemis ».

Plus grave, les grands organes de presse coopèrent avec le Pentagone pour édulcorer la guerre et diffusent un minimum d’images de soldats américains tués et de « caissons de transport » qui rapatrient leurs corps aux Etats-Unis. Même chose pour les blessés graves, dont on entend peu parler. Amy Goodman, qui présente l’émission de radio « Democracy Now », diffusée par le réseau Pacifica, affirme que, « si les Américains voyaient pendant une semaine ce que voit le reste du monde – et je ne parle pas seulement d’Al-Jazira, je parle aussi de la différence entre CNN et CNN International (4) –, ils refuseraient de soutenir la guerre. Mais la plupart de nos reportages ressemblent à des publicités pour du matériel militaire ». Pour John Stauber, coauteur de Weapons of Mass Deception et rédacteur sur le site PRwatch.com, « sans la complicité des médias, la population n’aurait pas accepté la guerre ».

A la conférence de Madison, la représentante Tami Baldwin s’est plainte de devoir, « en tant que membre du Congrès américain, consulter la presse étrangère pour obtenir une information précise et étayéeet pas seulement à propos de l’Irak ». Selon M. Jesse Jackson, la manière dont la population de chaque pays réagit face à la guerre dépend largement de la presse nationale : « Nous avons sous-estimé l’importance du pouvoir des médias. Pourquoi les manifestations contre la guerre ont-elles rassemblé plus de monde en Europe ? Parce que les Européens sont mieux informés que nous. Ici, Fox News et Clear Channel organisent même des rassemblements de soutien à la guerre. Nos médias sont de mèche avec l’armée. »

Les mouvements décidés à transformer l’information se focalisent pour l’instant sur l’Irak et sur la FCC, mais leur objectif n’est pas seulement d’annuler les lois votées en 2003. « Revenir sur les décisions de la FCC ne suffit pas, avertit John Nichols, cela nous laisserait toujours face à une guerre illégale couverte par une presse partisane. » Pour Robert McChesney, universitaire et directeur de Free Press, il est urgent de mettre en cause les « médias monopolistiques », de réorganiser ce secteur pour déboucher sur la constitution d’une sphère publique plus démocratique. Il faudra ensuite obtenir des subventions gouvernementales plus importantes pour la télévision publique et pour les médias associatifs.

L’ampleur des protestations adressées l’année dernière à la FCC incite à l’optimisme. Free Press, les organisations nationales comme FAIR, Media Access, Media Channel et les centaines de regroupements locaux qui se constituent savent que rien ne leur sera offert. Mais les dirigeants du mouvement ont été galvanisés par les événements de l’année écoulée. Ils sont disposés à se battre.

Eric Klinenberg

Par Gerald - Publié dans : Médias
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