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Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /2006 22:12

SOS

URGENT FAITES SUIVRE LARGEMENT SVP

Ceci est un appel au secours venant du CHU de ROUEN Merci de le lire et de faire suivre au plus grand nombre de gens que vous connaissezDr Mathieu DUPONT Assistant-Chef de Clinique Service des Maladies Infectieuses et Réanimation Médicale au CHU de RENNESTel : 02 99 28 42 87 Fax: 02 99 28 26 52

Bonjour, Auriez-vous la gentillesse de faire suivre ce mail a toutes vos listes d'envois ? Merci de votre implication

Si vous connaissez une personne de groupe sanguin A rhésus négatif (très rare) si cette personne est de préférence de sexe masculin et âge de moins de 40 ans, alors elle pourra peut-être aider NOELIE 1 an>atteinte d'une leucémie rare a bénéficier d'une greffeLE DELAI EST TRES COURT : 2 MOIS

Contacter établissement Français du Sang de Bois Guillaume au : 02 35 60 50 50 NOELIE est pour le moment hospitalisée a Rennes

Pour contact : Fabienne HALOPEAU Normandie Est ServiceTel : 02.31.65.60.51 / fax 02.31.64.21.76

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 18:01

Les élevages industriels sont à l'origine de la crise

Communiqué de presse du 2 mars du GRAIN

Un communiqué de presse du 2 mars du GRAIN, une organisation non gouvernementale internationale (ONG) dont le but est de promouvoir la gestion et l'utilisation durables de la biodiversité agricole fondées sur le contrôle exercé par les populations sur les ressources génétiques et les connaissances locales.

La grippe aviaire n'a vraiment rien de nouveau. Elle coexiste plutôt paisiblement avec les oiseaux sauvages, les élevages de volaille à petite échelle et les marchés de volaille vivante depuis des siècles. Mais la vague de souches extrêmement pathogènes de grippe aviaire qui a décimé la volaille et tué des gens à travers la planète ces dix dernières années est sans précédent - comme l'est l'industrie multinationale avicole aujourd'hui.

Les petits élevages avicoles et les oiseaux sauvages sont injustement rendus responsables de la grippe aviaire qui affecte actuellement plusieurs parties du monde. Un nouveau rapport de GRAIN montre comment l'industrie avicole multinationale est à l'origine du problème et devrait être au centre des actions menées pour maîtriser le virus.

L'expansion de la production avicole industrielle et des réseaux commerciaux ont créé les conditions idéales à l'apparition et à la transmission de virus mortels comme la souche H5N1 de la grippe aviaire. Une fois qu'ils ont pénétré dans les élevages industriels surpeuplés, les virus peuvent rapidement devenir mortels et se développer. L'air vicié par la charge virale est transporté sur des kilomètres à partir des fermes infectées, pendant que les réseaux d'échanges commerciaux intégrés répandent la maladie par les nombreux transports d'oiseaux vivants, de poussins d'un jour, de viande, de plumes, d'oeufs à couver, d'oeufs, de fumier de volaille et d'alimentation animale.

« Tout le monde se focalise sur les oiseaux migrateurs et les poulets de basse-cour comme étant le problème, » indique Devlin Kuyek de GRAIN. « Mais ils ne sont pas les vecteurs effectifs de la forme fortement pathogène de la grippe aviaire. Le virus les tue, mais il est peu probable que ce soit eux qui le propagent. »

Par exemple, en Malaisie, le taux de mortalité par le H5N1 chez les poulets des villages est seulement de 5%, indiquant que le virus a du mal à se propager dans les petits élevages de poulets. Les manifestations de H5N1 au Laos, qui est entouré par des pays infectés, se sont seulement produites dans quelques fermes industrielles du pays, qui sont fournies par des établissements d'incubation Thai. Les seuls cas de grippe aviaire dans la volaille de basse-cour, qui couvre plus de 90% de la production du Laos, se sont produits à côté des fermes industrielles.

Les gouvernements des pays de l'Union Européenne ont répondu à la découverte des cygnes, des oies et des canards morts infectés avec des mesures sévères obligeant à l'enfermement des volailles. Maintenant, ils sont bien embêtés car la première et seule manifestation significative de contamination de volaille domestique s'est déclarée dans un gros élevage industriel de dindes en France, où les 11 000 volatiles étaient confinés, totalement séparés des oiseaux sauvages.

« Il apparaît de plus en plus évident, comme on l'a vu aux Pays-Bas en 2003, au Japon en 2004, en Egypte en 2006, que la grippe aviaire mortelle se déclare dans les grosses fermes industrielles et qu'ensuite elle se propage, » explique Kuyek.

Le cas de contamination nigérienne qui s'est déclaré au début de l'année a commencé par une seule ferme industrielle, appartenant à un membre du Conseil des Ministres, éloignée des axes principaux de déplacements des oiseaux migrateurs mais elle était connue pour importer des oeufs à couver hors réglementation. En Inde, les autorités locales indiquent que le virus H5N1 est apparu et s'est répandu à partir d'une ferme industrielle appartenant à la plus grande compagnie avicole du pays, les couvoirs Venkateshwara.

La question cruciale est de savoir pourquoi les gouvernements et les agences internationales, comme l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), ne font rien pour enquêter sur la manière dont les fermes industrielles et leurs sous-produits, tels que l'alimentation animale et le fumier, propagent le virus. Au lieu de cela, ils se servent de la crise comme une occasion d'industrialiser davantage le secteur avicole. Les initiatives se multiplient pour interdire la volaille en plein air, pour évincer les petits producteurs et pour réapprovisionner les fermes avec des poulets génétiquement modifiés. Le réseau de complicités avec une industrie prise dans une série de dénis et de dissimulations semble total.

« Les agriculteurs perdent leurs moyens d'existence, les poulets locaux sont éliminés et quelques experts déclarent que nous sommes à l'aube d'une épidémie humaine qui pourrait tuer des millions de personnes, » conclut Kuyek. « Quand les gouvernements réaliseront-ils que pour protéger la volaille et les personnes contre la grippe aviaire, ils doivent les protéger contre l'industrie avicole mondiale ? »

Le rapport entier, « Qui est le dindon de la farce ? Le rôle central de l'industrie avicole dans la crise de la grippe aviaire », est disponible sur le site : http://www.grain.org/briefings/?id=195

Contact : Devlin Kuyek, GRAIN, à Montréal, Tél : +1 514 2737314, Email : devlin (at) grain.org, Web : http://www.grain.org

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 18:03

Les oiseaux migrateurs ne sont pas les "rats du ciel"

Communiqué de Presse du 26/01/06 de la Ligue pour la Protection des Oiseaux

Considérés trop souvent comme principaux vecteurs du H5N1, les oiseaux sauvages sont peu à peu transformés en "rats du ciel". La LPO condamne ce processus dommageable à l'égard d'une biodiversité extrêmement fragile.Elle tient à rappeler le rôle majeur joué par le transport illégal d'oiseaux sauvages ou domestiques dans ce dossier.

Quelques réalités mésestimées

L'hivernage des oiseaux en Afrique

Durant l'été 2005, alors que des oiseaux migrateurs de zones contaminées (Sibérie, Asie), s'apprêtaient à quitter leurs aires de nidification pour leurs quartiers d'hivernage, en Afrique, au Moyen Orient, mais également vers l'Australie, on nous prédisait l'émergence de nouveaux foyers aviaires sur ces différentes destinations, et l'hécatombe de nombreux oiseaux sauvages. En réalité, il n'en a rien été, en Afrique mais également en Australie et Nouvelle Zélande.

Nigeria

La confirmation, le 08 février 2006, du virus de la grippe aviaire H5N1 au Nigeria concernait, initialement et exclusivement, des élevages industriels de volatiles. A ce jour, au Nigeria, aucun oiseau sauvage contaminé n'a été trouvé. Il ne peut être exclu que le réservoir originel de ces foyers est le négoce de volailles provenant de Chine et de Turquie. Selon le laboratoire de référence de l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA) et le Fonds des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la souche isolée du virus au Nigeria présente les mêmes caractéristiques génétiques que celle découverte en Turquie, qui elle-même s'apparente à la souche du lac chinois de la province de Qinqhai, foyer d'origine de la maladie.*

Espagne

Le 15 février 2006 à Benidorm, dans la province d'Alicante en Espagne, 2 tonnes de volailles ont été saisies. Importées illégalement de Chine, elles ont été acheminées en Espagne par camion. Il semble que leur destination finale devait être des restaurants chinois.

Ces mouvements de volailles peuvent participer gravement à la diffusion du virus à travers les pays et même les continents. Ils démontrent l'importance des contrôles aux frontières pour démanteler des réseaux de commerce illégaux. Ceci alors même que «La mondialisation a transformé le poulet en espèces migratrices et les mouvements des poulets autour du monde se produisent 365 jours par an, à la différence des migrations saisonnières des oiseaux sauvages» pour reprendre l'affirmation de Leon Bennun, directeur de Birdlife international.

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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 18:05

Epizootie de grippe aviaire - Les oiseaux sauvages accusés à tort

L'avis de Birdlife International

Grippe aviaire : la réalité s'envole

Selon le Dc Leon Bennun, ( BirdLife International) les oiseaux sauvages sont accusés à tort de propager la grippe aviaire alors que des intérêts personnels dissimulent la réalité : la responsabilité de cette propagation incombe aux techniques modernes d'élevage. Les demandes de battues et de destruction des sites de nidification menacent, dit-il, de provoquer l'extinction de certaines espèces rares et n'empêchera pas la propagation de la maladie.

Pendant la deuxième semaine de février, l'Europe de l'ouest a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus H5N1 de grippe aviaire chez des oiseaux sauvages. En Italie, Grèce et Slovénie, plus de 25 cygnes sont morts ; dés la St Valentin on déplorait aussi la mort de cygnes sauvages en Autriche et en Allemagne.

Les responsables de réserves naturelles, les éleveurs de volailles, et les autorités sanitaires s'attentent à l'extension de cette épidémie.

Alimentés d'une part par des articles de presse alarmistes et d'autre part par des tentatives par les agences gouvernementales de camoufler la responsabilité des élevages, des appels sont lancés pour prendre des mesures drastiques contre les populations d'oiseaux sauvages.

Je pense que ces mesures menaceront certaines espèces d'extinction, sans que cela n'ait d'effet sur le développement de l'épizootie de grippe aviaire.

Attraper les responsables

Il est fort probable que les cygnes qui meurent actuellement en Europe de l'ouest soient arrivés récemment venant de la Mer Noire, poussés vers le sud et l'ouest par le gel les empêchant de se nourrir.

Ils ont pu attraper la maladie d'autres animaux sauvages ; mais cela est peu probable étant donné les dizaines de milliers d'oiseaux d'eau testés négatifs au H5N1 cette dernière décennie.

Ils ont probablement attrapé le virus dans les fermes, avant de migrer, soit auprés de volailles infectées soit des déjections de celles-ci. Les cygnes pâturent souvent les champs cultivés et ont de fortes chances d'être rentrés en contact avec les déjections des volailles utilisées comme fertilisant.

Si les oiseaux sauvages avaient répandu la maladie à travers les continents, il y aurait des traces d'apparition d'épidémies le long des voies de migration. Il n'en a rien été.

La théorie "de l'oiseau sauvage" répandant le virus H5N1 ne fournit pas non plus d'explication pourquoi certains pays situés sur ces voies de migration en Asie ont échappé à la contamination, alors que leurs voisins ont subis des épidémies à répétition.

Ce qui est étonnant, c'est que des pays comme le Japon et la Corée du Sud, qui imposent des contrôles stricts sur l'importation et les déplacements des volailles d'élevage, après quelques épidémies de départ, n'en ont plus subies aucune. Myanmar a été épargné.

En fait, des pays qui n'ont pas développé d'élevages intensifs ont été eux aussi épargnés. La FAO (Organisation de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) a rapporté qu'au Laos, 42 des 45 zones infectées étaient des zones d'élevages intensifs.

Evolution mortelle

Les virus de la grippe aviaire particulièrement virulents sont rares chez les oiseaux sauvages.

Mais, dans les poulaillers industriels, la grande concentration de volailles, l'exposition constance aux déjections , à la salive et aux sécrétions fournissent les conditions idéales pour la reproduction, la mutation, la recombinaison et la sélection, à partir desquels des catégories extrêmement dangereuses de virus peuvent évoluer.

En ajoutant les mauvais diagnostics répétés, les dissimulations par l'industrie et les gouvernements, la vente et transformation sous l'effet de panique de volailles infectées, on a l'explication de pourquoi le H5N1 est maintenant endémique dans certaines parties du sud est asiatique.

En prenant en compte avant et après les déclarations d'épidémie en Asie, de la nature globale de l'industrie d'élevage de volailles, et les mouvements internationaux de volailles vivantes et de produits issus des volailles, on a le mécanisme le plus plausible de propagation du virus entre des endroits qui ne sont pas liés par les déplacements des oiseaux migrateurs.

Les épidémies, par leur caractère et le moment où elles se sont déclarées, ne correspondent pas aux mouvements des oiseaux sauvages ; mais, selon ces critères, elles ont souvent suivi les routes principales des échanges commerciaux.

La thèse comme quoi les mouvements de volailles ont joué un rôle majeur dans la propagation de la maladie est corroborée par une analyse des souches virales publiée récemment dans le journal américain "Proccedings of the National Academy of Sciences".

Certaines des organisations qui essaient de surveiller et contrôler la grippe aviaire telles que la FAO, semblent réticentes à attirer l'attention sur le rôle joué par l'élevage intensif, à cause de l'impact sur les économies nationales et sur l'accès à des ressources bon marché de protéines.

Destruction insensée

A cause de cela et pour d'autres raisons, le rôle des migrations des oiseaux sauvages dans la transmission de la maladie a été exagéré, et la presse l'a sensationnalisé.

Dans certain pays il y a eu un effet négatif sur la conservation des oiseaux, avec des demandes de destruction de populations entières, l'assèchement des marécages, et la destruction des sites de nidification.

En fait, les épidémies de H5N1 chez les oiseaux sauvages ont disparues d'elles-mêmes sans destruction ni intervention humaine.

Certains oiseaux les plus menacés courent un grand danger. Mais il y a aussi des possibilités réelles de dommages aux écosystèmes dont dépendent certaines personnes et économies.

Alarmant pour ceux qui craignent une épidémie de grippe aviaire humaine, cette vision déformée, implique aussi que les bonnes questions ne sont pas posées, et que les mesures de protection les plus efficaces ne seront peut être pas prises.

BirdLife International demande qu'une enquête indépendante sur la propagation du H5N1 soit conduite, étudiant le rôle de l'industrie globale de l'élevage de volailles, et établissant des cartes des élevages officiels et non officiels ainsi que les routes du commerce de volailles en liaison avec l'éruption des épidémies.

C'est peut être aussi le moment de se pencher sur la façon dont le monde se nourrit et de décider si le prix payé en terme de risque pour la santé humaine et pour la biodiversité de la planète par le développement des méthodes d'élevage moderne n'est pas trop élevé.

Le DC Léon Bennun est directeur d'information, science et politique de BirdLife International.

Source et copyright bbcnews online/ Green Room/Opinions : publication hebdomadaire sur des thèmes liés à l'environnement ; 17/02/06. www.news.bbc.co.uk

Traduction bénévole pour information à caractère non commercial MD pour Planète Non Violence

Site de BirdLife International
La peur de la grippe aviaire politiquement programmée - 1ère partie

Par Gerald - Publié dans : Santé
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