Présentation

Dimanche 13 novembre 2005 7 13 /11 /2005 00:00

Par les Dr Alain ROSE-ROSETTE & Dr Marc VERCOUTERE

Face au risque d'éclosion de nouveaux foyers de grippe aviaire dans les pays les plus touchés : « seule une vaccination systématique des volailles domestiques permettra de réduire au plus vite la pression infectieuse ». Cette stratégie défendue par tous les experts de l'OMS et de la FAO ne tient pas compte de l'instabilité génétique des virus grippaux de type A impliqués dans la grippe aviaire.

Ces virus ont en effet tendance à subir en permanence des modifications antigéniques fréquentes lors de leur réplication chez l'homme ou chez l'animal et sont donc bien adaptés pour échapper aux défenses immunitaires de l'hôte dont l'organisme est momentanément affaibli par les stimulations antigéniques. Ces virus de type A, y compris les sous-types de différentes espèces, peuvent échanger, c'est-à-dire « réassortir » leur matériel génétique et fusionner, voire récupérer le bagage génétique d'un virus mort.

C'est le phénomène constant de commutation, aboutissant à la création d'un nouveau sous-type, différent des virus dont il est issu et contre lequel les populations n'ont aucune immunité, y compris vaccinale, contre cette évolution antigénique.

Le docteur Mohammed Kher Taha, directeur adjoint du centre de référence du méningocoque à l'Institut Pasteur a récemment exprimé son angoisse devant ce mécanisme constant : « Dans l'évolution des infections à méningocoques, il y a un aspect qui nous fait très peur, ce sont les changements dans les types de bactéries apparus à l'occasion des campagnes de vaccination massives. Ainsi, en Tchéquie, après les campagnes de 1993, -mais aussi en Grande-Bretagne à l'issue de la vaccination de 20 millions de britanniques en 2000 - on a vu arriver des infections à méningocoque B, certains C ayant commuté vers les B. Ce phénomène de commutation dans lequel la bactérie se détruit et échange son bagage génétique avec les bactéries voisines se produit constamment. Ce qui change tout, c'est la sélection, par le vaccin, de nouveaux variants virulents et invasifs. » (Cf, UFC Que choisir, février 2003).

Ce phénomène a été également observé pour les virus, notamment avec les vaccins contre la rougeole, la coqueluche, la grippe ou la polio :

  • Les laboratoires SmithKline Beecham ont ainsi dressé pour la première fois en 1994 un constat alarmant de la vaccination systématique : « Les rougeoles ont été dix-huit fois plus nombreuses aux Etats- Unis en 1990 (27 672 cas) qu'en 1983, malgré une vaccination systématique contre la maladie depuis 1978. Ainsi, dix-huit épidémies ont été recensées parmi les populations scolaires très immunisées (71% à 99,8%) et pas moins de 77% des rougeoles déclarées sont apparues chez des élèves vaccinés. L'échec d'une vaccination préscolaire se traduit donc par une transformation paradoxale de la rougeole en maladie des vaccinés. » (Cf Jama, 1995, déclaration du laboratoire SKB ; Briss PA, Fehrs LJ, Parker RA, Wright PF, Sannella EC, Hutcheson RH, et al., « Sustained transmission of mumps in a highly vaccinated population: assessment of primary vaccine failure and wainning vaccine-induced immunity» In Journal of Infectious Disease, 169: 77-82,1994)
  • De même, des cas de coqueluche chez des adultes jeunes anciennement vaccinés en contact avec leurs jeunes enfants nouvellement vaccinés ont été observés.
  • « La réplication du VIH est augmentée après administration du vaccin grippal à des patients infectés par le VIH. De plus, la vaccination semble augmenter la susceptibilité à l'infection in vitro des lymphocytes des personnes non infectées », voire leur susceptibilité à d'autres infections (Réf : New England Journal of Medecine du 9 mai 1996).
  • Depuis une dizaine d'années, de nombreux cas de poliomyélites ont été observés lors de campagnes de vaccination contre cette maladie en Ouganda, en Albanie, aux USA... Après avoir obtenu la confirmation d'une mutation de l'un des virus vaccinaux responsable de cas de polio aux Caraïbes, Roland Sutter, directeur du service d'éradication de la polio au CDC d'Atlanta a été catégorique : « Il est clair que la sonnette d'alarme a été tirée. Notre problème est de savoir si l'heure est grave ou non. » (Courrier international, n° 536 du 8 février 2001).

La sonnette d'alarme n'ayant manifestement pas été entendue, l'heure est assurément grave. En méconnaissant les conditions concentrationnaires des élevages de volailles ou de porcs, en occultant l'océan de radiations électromagnétiques parasites mutagènes dans lequel nous baignons, la stratégie actuelle instaurée par les autorités sanitaires dans un climat proche de la psychose entretenue par certains experts de l'OMS ne peut que profiter à la grippe aviaire et... aux laboratoires.

Avec la sélection de germes virulents et agressifs induits par ces vaccinations, voire par les anti-viraux, un nouveau tsunami sanitaire, diffusé par les oiseaux migrateurs, risque d'exploser avec la transmission interhumaine potentielle du virus de la grippe aviaire, de celui de la grippe équine ou d'autres virus comme celui du Sras...

Par Gerald - Publié dans : Santé
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