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Publié le par Gerald

Le 11 septembre 2001 a marqué les esprits. A partir de cette date, le monde a changé. Pas seulement en raison de la guerre du Golfe qui en a découlé, mais aussi en raison des mesures contre le terrorisme qui ont suivi.

Il est vrai, certes, que certaines technologies et mesures existaient déjà SUR PAPIER avant 2001 (comme par exemple les cartes d'identité électroniques). Mais les « attentats » contre les deux tours en ont accéléré l'adoption.

A partir du 11/09/2001, le monde est entré dans une nouvelle phase sinistre de l'histoire : celle qui mène vers l'état-policier, le contrôle total des populations et la surveillance permanente des individus, bref vers une dictature mondialisée.

Cela vous semble un peu « gros » ou « parano » ? Faisons donc un petit résumé des lois et technologies liberticides qui ont progressé à partir de cette date.

Des lois qui tuent les libertés

Le 11 septembre a tout d'abord mis en place le fameux « Patriot Act » ou « loi patriote », un terme bien ironique pour une mesure « d'exception » qui permet au gouvernement, au nom du combat contre le « terrorisme », de passer au-dessus de la Constitution (qui, rappelons-le, est la base de la démocratie) et de passer outre les droits et libertés des citoyens. Ainsi, il est exact que depuis de l'adoption du Patriot Act, les USA ne sont plus vraiment une démocratie, ce qui constitue un sérieux danger et une dérive potentielle vers la dictature. En outre, depuis lors, la plupart des mesures du Patriot Act ont été prolongées de façon définitive. Cette dangereuse loi, qui était supposée être une loi « d'exception » (donc temporaire), est donc devenue une loi PERMANENTE.

Et dans nos pays ? Des lois semblables au Patriot Act ont rapidement fait leur apparition dans nos pays et ailleurs également, pour finalement se répandre tout autour du monde. Par exemple, la France a eu la loi Perben ; et la Belgique a eu la loi du 19 décembre 2003 (nouvel article 137 du code pénal inséré par la loi belge du 19 décembre 2003 et paru dans le Moniteur belge du 29 décembre 2003); dernièrement, après les attentats de Londres de juillet 2005, l'Europe a pris de nouvelles mesures « antiterroristes », dont notamment l'augmentation des caméras de surveillance et la rétention et la conservation des données téléphoniques et des e-mails. Ces mesures n'ont pas de limite dans le temps ; elles sont donc devenues, elles aussi, permanentes. Et nous ne vivons donc plus vraiment en démocratie  non plus !

En réalité, au nom de la sacro-sainte « lutte contre le terrorisme », on a fait entrer à peu près n'importe quelle mesure de CONTROLE, de SURVEILLANCE et de REPRESSION, et ce un peu partout sur le globe. On a tellement gonflé l'importance de ces mesures antiterroristes de soi-disant « sécurité » qu'on les a fait passer en réalité avant les libertés et les droits ! Bref, on a fait croire aux gens que la sécurité devait prévaloir sur les libertés et les droits de l'homme ! Nos politiciens ne sont sans doute pas prêts à l'admettre, mais c'est pourtant bien ce qui s'est passé. En bref, nous sommes à présent, à peu près partout dans le monde, sur la voie de la dictature...

Bien plus grave, la plupart des mesures et technologies qui avaient été AU DEPART prévues contre les terroristes ont tendance à être aujourd'hui appliquées à d'autres portions de la population : au début, ce fut pour les criminels dangereux et récidivistes, le grand banditisme ; ensuite, on a visé la petite criminalité et la délinquance ; à l'heure actuelle, on est en train de glisser vers tout contrevenant, manifestant, protestataire... bref, potentiellement, vers TOUT CITOYEN !!! On est en train de dire aux gens l'ineptie suivante : « Pour votre sécurité et pour vous protéger des terroristes et des criminels, il va falloir installer toute une série de dispositifs intrusifs, et vous allez devoir abandonner une partie de votre vie privée et de vos libertés ». C'est un mensonge, une pente très dangereuse qui mène tout droit à un régime de surveillance totalitaire.

La dérive est donc très claire, et elle est bien là : nous glissons vers un monde totalitaire dans lequel les libertés, les droits, la vie privée et la dignité sont sacrifiés au nom du mythe et du leurre de la sécurité maximale !

Nous allons à présent passer en revue les différentes technologies liberticides (= tueuses de libertés) qui ont été introduites ou développées depuis le 11 septembre 2001, et vous allez voir que la situation est plus que préoccupante, voire même gravissime...

Des mesures et des technologies fascistes

Les technologies qui suivent possèdent toutes un grand point commun : elles permettent l'invasion de la vie privée, l'érosion et la suppression des libertés. Elles sont cependant présentées sous des arguments mielleux, tentants et qui jouent sur la corde sensible des gens. Ces arguments sont des prétextes de facilité et de progrès ou encore des prétextes humanistes, médicaux, sécuritaires. Qui en effet oserait s'insurger contre une technologie qui permet de « soigner certains patients » ou qui « évite les kidnappings » ? Mais en réalité, tout dépend aussi des risques et du niveau d'invasion et de destruction des libertés et de la vie privée. Et nous allons voir ci-dessous que les technologies présentées sont absolument inacceptables en raison des dangers qu'elles représentent et des dérives qui ont déjà pu être observés, mais aussi parce qu'elles visent le contrôle total et absolu de l'individu.

Les cartes d'identité électroniques à puce

Les cartes d'identité électroniques (ou eID) ne nous sont plus inconnues, puisqu'elles se développent de plus en plus. Le gouvernement belge a décidé, sans consultation du peuple, de les imposer aux citoyens. Mais des cartes d'identité électroniques existent aussi en Italie, au Japon, et dans de nombreuses autres parties du monde. La France possède son projet de carte INES (identité nationale électronique sécurisée), la Grande-Bretagne tente d'imposer honteusement une « ID Card » que 80% de la population refuse, les USA tentent de créer, pour la première fois, une carte d'identité nationale, et la Commission européenne a demandé que d'ici 2008, TOUS LES PAYS DE L'UNION EUROPEENNE possèdent leur carte d'identité électronique !

Mais en quoi cette carte d'identité électronique est-elle liberticide ? Tout d'abord, elle est liberticide dans le fait que le citoyen n'a plus accès à toutes les données qui se trouvent sur cette carte. La puce électronique contient des informations que le porteur de la carte d'identité ne peut voir. Ces informations ne sont accessibles qu'au personnel autorisé. Certaines cartes d'identité électroniques contiendront des données biométriques, par exemple les empreintes digitales ou le scan de l'iris. C'est la toute première fois que l'on exige un moyen d'identification des personnes qui fut utilisé pour des CRIMINELS. D'autres pays ont également prévu des données biométriques supplémentaires. En vrac : données relatives à l'ADN de l'individu, morphologie du squelette, photo numérique, reconnaissance faciale...

Bien sûr, on a prétendu que ces cartes électroniques étaient destinées à lutter contre les terroristes, à donner plus de sécurité (tiens ! Voilà le mythe de la sécurité maximale qui revient), et qu'elle était infalsifiable. Ce sont des prétextes. La carte d'identité électronique n'est pas infaillible. On avait créé des cartes plastifiées avec toute une série de précautions anti-fraude, mais les contrefacteurs en sont venus à bout. Il en va de même avec les cartes électroniques.

Certaines cartes d'identité électroniques iront même plus loin : elle possèderont des puces RFID (voir ci-dessous) qui, malgré leur réputation « d'infaillibilité », ont déjà été piratées de nombreuses fois, surtout dans les pays où elles sont utilisées depuis un moment déjà. Ce piratage permettrait même le vol de l'identité d'une personne. Tout ce dont un pirate aurait besoin pour récupérer les données de la puce électronique, c'est d'un scanner et d'un peu de discrétion ! Bien entendu, les données seront cryptées. Mais cela ne stoppe évidemment pas les pirates, qui à force d'efforts, parviennent à « craquer » les codes. De plus, les puces RFID représentent de terribles menaces pour la vie privée.

La puce électronique de la eID est capable de garder en mémoire une multitude de données. Il existe un risque que l'on intègre les données du registre national (un dossier extrêmement détaillé sur la personne) sur la mémoire de cette puce.

Enfin, les cartes d'identité électroniques sont appelées à rassembler, en seul document, toute une série de cartes, et c'est le cas pour la Belgique. Ainsi, d'ici 2 ans, il est prévu que la carte d'identité, qui possède aussi des possibilités bancaires, reprenne aussi la carte de sécurité sociale (carte SIS), le permis de conduire et d'autres documents encore. En outre, plus de 400 applications sont d'ores et déjà prévues pour la carte d'identité belge !

Etant donné que toutes les données de l'individu seront reprises sous format électronique, il sera très facile de créer une gigantesque base de données centralisée reprenant les données de chaque individu, ce qui représente également toute une série de dérives.

En Belgique, les cartes d'identité biométriques sont en train d'être appliquées à l'Internet : les gens se connectent sur des zones de chat « sécurisées ». Pour cela, ils branchent leur carte d'identité dans un lecteur ad hoc relié à leur ordinateur. Désormais, on peut connaître leur réelle identité, les sites qu'ils utilisent et pendant combien de temps, et même ce qu'ils ont dit ! Donc, violation de vie privée et menace sur la liberté du web. Pou « justifier » cette application liberticide, on a une fois de plus joué sur la corde sensible des gens en leur expliquant que ce système permettrait de « repérer les pédophiles ». Mais il permettra aussi de repérer et d'identifier tout individu qui conteste le système ou des éléments du système (militants, activistes, manifestants, protestataires), et de le châtier par la suite !

« Mais moi, je n'ai rien à me reprocher ni rien à cacher, monsieur », répondront les naïfs. Ils oublient un peu vite que la centralisation du pouvoir représente un danger réel pour la démocratie, ainsi que pour les libertés et les droits des individus. Aux USA, des agences gouvernementales ont ainsi vendu les données privées d'individus à des compagnies commerciales. Quant aux gentils Juifs de la seconde guerre mondiale, eux non plus n'avaient rien à se reprocher. Eux non plus ne se sont pas trop inquiétés de devoir porter une étoile jaune cousue sur leurs vêtements et de devoir montrer leurs papiers. On sait où cela les a menés, malheureusement... L'Etat n'est pas toujours aussi bienveillant qu'il veut bien le laisser percevoir.

Les passeports biométriques

Ces nouveaux passeports ont été imposés (une fois de plus) sous le diktat des USA ainsi que de l'OACI (organisation de l'aviation civile internationale). Le prétexte ? La lutte contre le terrorisme, mais aussi... la faillibilité des anciens passeports ! Au début, on a donc fait croire aux gens que ces nouveaux passeports seraient infaillibles. Ce qui s'est vite révélé faux, puisque le piratage et le « vol d'identité » restent tout à fait possibles, bien entendu. Simplement, les contrefacteurs ont besoin d'un peu plus de connaissances et de matériel pour venir à bout des protections du passeport.

Au niveau technologique, ces passeports se caractérisent, tout comme certaines cartes d'identité électroniques, par une puce RFID sans contact qui contient certaines données biométriques du porteur, telles qu'une photo numérique, les empreintes digitales ou encore le scan de l'iris.

Ces passeports possèdent les mêmes défauts et les mêmes risques que les cartes d'identité électroniques.

La technologie n'est pas au point et comporte des dangers ? Qu'importe ! Ils seront malheureusement 'application d'ici le mois d'octobre 2006 grand maximum. Les USA, dans le cadre de leur programme « VISIT », ont imposé ces passeports. Les citoyens des pays qui ne font pas partie de ceux qui ont accepté ces passeports biométriques et qui souhaitent entrer aux USA devront passer par l'étape bureaucratique et lente de l'attribution d'un visa. Mais les USA sont loin d'être les seuls à être impliqués dans le processus, puisque de nombreux autres gouvernements ont accepté de façon honteuse la dictature du passeport biométrique.

Dans le cas des passeports biométriques aussi, AUCUN pays n'a consulté ses citoyens ! Il s'agit d'une décision DICTATORIALE qui a été IMPOSEE à toute une série de pays ! Et le pire, c'est que PERSONNE n'a réagi ! Acceptation directe de la part de populations soumises, donc, et ce malgré les dangers et risques de dérives incommensurables que représentent ces passeports ! Pathétique...

Les appareils biométriques

La biométrie est une partie de la biologie qui applique aux êtres vivants les méthodes statistiques. Et dans le domaine de la sécurité, la biométrie est la science qui calcule la taille et les caractéristiques biologiques qui rendent un individu unique en son genre, et donc identifiable. Ainsi, les empreintes digitales, les caractéristiques du squelette, la disposition des veines, les stries que l'on trouve dans l'iris de l'oeil de chaque personne... permettent d'identifier cette personne de façon précise.

Des appareils biométriques (scanners) ont donc commencé à se développer un peu partout dans le monde (y compris nos pays) dans les endroits sécurisés, dans les aéroports, dans les lieux fortement fréquentés... afin de « lutter contre les terroristes ». Mais l'excuse de la lutte contre les terroristes est dépassée depuis longtemps. Des dérives se sont installées. Ainsi, au Texas, pour entrer dans un simple parc d'attraction, il vous faut « montrer patte blanche » et donner votre carte d'identité ou poser votre main sur un appareil biométrique qui scanne votre main afin de pouvoir entrer ; toujours aux USA, des scanners biométriques ont fait leur apparition dans les écoles afin d'identifier les élèves par analyse de l'iris ; plus près de chez nous, en France, les appareils biométriques ont été autorisés par la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) afin d'être placées... dans les cantines scolaires !!!

Ces procédés ne sont bien évidemment pas anodins ni inoffensifs, et nous allons avoir que les enfants et même les bébés sont une cible idéale pour ceux qui font la promotion des technologies liberticides. Ces dispositifs biométriques consistent, à chaque fois, à établir l'identité de la personne. Bref, ils contrôlent la personne et renforcent la SURVEILLANCE.

On est en droit de s'offusquer quant au fait que ces technologies soient mises en application auprès des enfants. Cela fait néanmoins partie des buts malveillants du monde des entreprises et des gouvernements. Ainsi, par exemple, la CNIL est un organisme d'état qui dépend du gouvernement français. Et au niveau des entreprises, le Gixel (un conglomérat des entreprises françaises spécialisées dans l'électronique) a fait paraître un petit livret appelé « Le livre bleu » sans lequel il explique qu'il faut EDUQUER et HABITUER les citoyens aux nouvelles technologies dès leur plus jeune âge. Quoi de plus pratique que d'éduquer les enfants, qui ne possèdent pas suffisamment d'esprit critique que pour voir où se trouve le danger de dérive ? De plus, en ENDOCTRINANT les enfants à se faire contrôler et surveiller à tout moment, on forme une génération de personnes qui trouveront « normal » de se faire épier, surveiller, contrôler en permanence et n'importe où !

Enfin, la biométrie est susceptible de développer une criminalité nouvelle et basée sur la mutilation (on coupe un doigt pour avoir les empreintes digitales, par exemple).

Les bases de données centralisées

Nous vivons de plus en plus dans une société où tout ce qui est électronique est mis sur un piédestal. Ce que l'on appelle l'e-government (ou gouvernement électronique), dans lequel les citoyens pourront demander un papier officiel ou remplir leur déclaration d'impôts via Internet, par exemple, en est un bon exemple. Bien entendu, on nous chante les vertus de « facilité » et de « commodité » de ce système. Mais n'y a-t-il aucun risque ?

Les risques sont là, et ils sont ENORMES. Car tout ce qui est sous format informatique est susceptible d'être piraté. Cela constitue un des dangers des bases de données centralisées. C'est par exemple pour cela que le vote électronique, qui peut être facilement piraté si aucun document papier n'est imprimé, est dangereux pour la démocratie.
Mais il existe un danger plus redoutable encore. Car ces bases de données permettent la centralisation du pouvoir. Et plus le pouvoir est centralisé, plus le risque de dictature ou de despotisme est élevé, même dans les pays « démocratiques » ! Ainsi, un état dans lequel tout individu serait fiché et repris systématiquement sur toute une série de bases de données selon les endroits où il achète des articles, les banques où il retire de l'argent, les endroits où il se connecte sur Internet, les papiers qu'il demande sur le web par l'intermédiaire du gouvernement électronique etc. , pourrait repérer et pister cet individu à tout moment. Ces données pourraient également être vendues à des sociétés privées (et cela s'est déjà produit aux USA et au Canada), voire à un état étranger.

En bref, ces bases de données centralisées constituent une menace pour la vie privée, pour les libertés et pour la démocratie véritable.

De nos jours, des bases de données d'ADN sont également constituées, ce qui représente aussi un facteur de risque (nous y reviendrons plus tard).

Comme si cela ne suffisait pas, des programmes très sophistiqués de data mining (extraction de données) permettent d'établir des points communs et des déductions à partir de plusieurs bases de données différentes, ce qui constitue bien entendu un sérieux danger de plus car on peut dresser un portrait du comportement et des habitudes de l'individu à partir du recoupement entre ces différentes bases de données.

En Belgique, nous sommes déjà bien plus avancés que nous pourrions le croire au niveau des bases de données : les casiers judiciaires, les cartes de fidélité des magasins, les enfants surdoués, l'ADN des criminels dangereux... sont tous repris dans des bases de données centralisées ! Certaines bases de données ont aussi été constituées au niveau européen. Il est donc grand temps de prendre conscience du problème et de ses dangers, et de limiter au maximum ces bases de données, qui ont tendance à devenir systématiques. L'Europe a connu la Gestapo lors de la seconde guerre mondiale, et celle-ci ne possédait pas les moyens technologiques d'aujourd'hui. Ne donnons donc pas au pouvoir la possibilité de devenir une Gestapo du 21e siècle et de contrôler à retour de bras !

La rétention des données

Il y a peu, de nouvelles « lois antiterroristes » européennes ont été signées (sans aucune consultation populaire, bien entendu) suite aux attentats de Londres du mois de juillet 2005. La rétention des données téléphoniques et des e-mails a été exigée. Désormais, tout ce que vous envoyez par SMS ou par e-mail sera conservé pendant au moins 2 ans ! Ce système va permettre, lui aussi, de conserver un grand nombre d'informations sur l'individu, sur ce qu'il a envoyé, quand il l'a envoyé, avec quel service, à partir de quel site web... Bref, la rétention des données va venir améliorer et agrandir le système de bases de données. Nous sommes donc déjà, en réalité, TRES avancés dans le domaine de la surveillance des individus. Et il ne s'agit pas uniquement de la surveillance des terroristes !

Ainsi, dernièrement, un scandale a éclaboussé le président américain George W. Bush qui a autorisé depuis plusieurs années, illégalement et de façon anticonstitutionnelle, des écoutes téléphoniques secrètes de citoyens, avec rétention des données. Les cibles de ces écoutes téléphoniques n'étaient pas toujours des terroristes, mais bien souvent des activistes, des militants, des protestataires ou tout simplement des adversaires de l'administration Bush !

La dérive est donc ici très nette et les dangers réels. Et ces dangers sont aussi valables pour nos pays, dans lesquels, à présent, la rétention des données est autorisée, et même rendue obligatoire !

Les caméras de vidéosurveillance : Big Brother vous regarde

Avec les dernières lois « antiterroristes » européennes, l'augmentation des caméras de vidéosurveillance a été décidée.

Néanmoins, le phénomène se développe un peu partout sur la planète, en raison de la psychose du terrorisme. Que ce soit au Japon, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis ou en Australie, les caméras de vidéosurveillance se multiplient.

Rien qu'en Belgique, plus de 700 caméras de vidéosurveillance se trouvent à présent dans le métro et les trams de Bruxelles ; 17 caméras du même type ont déjà été placées à Charleroi et d'autres caméras ont été placées en Flandres, le long des plages. Ces caméras se trouvent aussi aux abords ou même dans les lieux publics très fréquentés (gares, aéroports, ministères, grands magasins...) et sont reliées à un centre de surveillance de la police. Et le système est « extensible », a averti la presse !

La Grande-Bretagne est le pays qui possède le plus de caméras en Europe. On a parlé de ces caméras CCTV lors des attentats du métro de Londres où, bizarrement, malgré le nombre impressionnant de caméras placées dans le métro, la scène des préparatifs du crime n'avait - apparemment - pas été filmée, ce qui remet déjà en question la « sécurité » toute relative que ces caméras amènent !

Par contre, ce qui est certain, c'est que ces caméras filmeront éventuellement des criminels, mais qu'elles filmeront SURTOUT des citoyens et des innocents en permanence !!!

On est donc en droit de se poser la question : est-ce qu'il est vraiment nécessaire, pour arrêter une poignée de criminels, de criminaliser et de pénaliser l'ensemble de la population ???

Mais le plus gros problème, ce sont les dangers de ce système de surveillance permanente. Ce système de vidéosurveillance menace clairement la vie privée, ainsi que certains droits constitutionnels de base. Ainsi, le fait d'épier les piétons à chaque coin de rue constitue une suppression de la liberté de mouvement. Et nous le verrons un peu plus loin, il n'y a pas que les piétons qui vont être mis sous surveillance : les véhicules et leur conducteur, eux aussi, se trouveront bientôt sous l'oeil vigilant de « Big Brother » (le dictateur du roman de George Orwell). 

Une chose est en tout cas très claire : nous ne devons pas accepter de laisser tomber une partie de nos droits, de notre vie privée et de nos libertés pour des questions qui, au premier abord, semblent purement « sécuritaires » (rappelons d'ailleurs que la sécurité maximale n'existe pas et constitue un LEURRE). Nous ne devons pas le faire, sinon le pouvoir - qui, rappelons-le, n'est pas toujours bien inspiré ni bien intentionné - en profitera, et nous nous retrouverons dans une société-prison, une société dans laquelle nous serons surveillés, contrôlés ET REPRIMES en permanence.

Car ces caméras de surveillance nous amènent vers des systèmes qui sont clairement exagérés et excessifs, et même vers un état-policier. Ainsi, en Australie, le premier ministre, John Howard, a déclaré il y a peu que TOUTES les caméras de Sydney, qu'il s'agisse des caméras placées dans les transports en commun ou les caméras des banques, des caméras des supermarchés ou installées dans les endroits publics, et même les caméras des petits épiciers, toutes les caméras vont être reliées au quartier général de la police ! Le but avoué de cette manoeuvre : lutter contre le « terrorisme » et le « grand banditisme », bien entendu, MAIS AUSSI contre la délinquance, la petite criminalité, ET MEME... contre toute INFRACTION, contre les ACTIVISTES, les MANIFESTANTS et les CONTESTATAIRES !!!

C'est ce qui se passe aussi aux USA : on assiste à un glissement, à un dérapage très dangereux qui, à partir de la lutte contre les terroristes, englobe de plus en plus de catégories de personnes, pour finir par surveiller et contrôler... TOUTE PERSONNE, même innocente !!! Des gens manifestant pour défendre leur emploi ou des opposants politiques pourraient très vite devenir punissables, dans ce système dégénéré.

Les USA ont encore prévu pire : le chef de la police de Houston (Texas) vient en effet de défendre un projet dans lequel les caméras de vidéosurveillance ne seraient plus seulement placées dans la rue, les magasins, les banques etc. MAIS AUSSI dans les parcs, dans certaines forêts et même...DANS LES MAISONS DES INDIVIDUS ! Le comble, c'est que ceci correspond à 100% au futur cauchemardesque que George Orwell décrivait dans son roman d'anticipation, « 1984 », dans lequel les gens vivaient dans le système totalitaire du dictateur nommé « Big Brother » et étaient épiés en permanence par des caméras. Le but de placer autant de caméras et partout n'est pas uniquement un but de surveillance ; l'objectif vise aussi un contrôle du comportement. Ceci se produit à partir du moment où l'individu, qui se sait surveillé partout et à tout moment, autorégule son comportement de façon à ne pas paraître suspect aux yeux du pouvoir. C'est en réalité ce contrôle sur les individus qui est recherché par le « système », ce qui signifie que les exemples américain et australien ne sont pas une « exagération » ni une « erreur de parcours », mais bien le but que chaque gouvernement souhaite atteindre. Nous observerons de façon encore plus claire en étudiant d'autres technologies liberticides que le but ultime est clairement le contrôle total et absolu de l'individu.

L'augmentation du nombre de caméras de vidéosurveillance est MONDIAL. Nous nous dirigeons donc, petit à petit, vers le MEME système que le système totalitaire australien ou américain ! Il est donc temps de se réveiller, et de réagir !

Les satellites et la géolocalisation

Nous connaissons déjà le GPS (global positioning satelllite), un système composé de dizaines de satellites. Ce système est utilisé, notamment, pour pouvoir s'orienter. Mais il permet aussi de pouvoir filmer ce qui se passe sur Terre avec une précision redoutable : depuis l'espace, il peut filmer avec une précision au mètre près !

Aujourd'hui, le GPS (un système américain) va être concurrencé par le système Galileo (un système de satellites européens) dont les satellites, plus récents, bénéficient d'une technologie bien plus avancée, et dont la précision est encore plus pointue que celle du système GPS. Et dans les projets de surveillance prévus via le système Galileo figurent... le PISTAGE des objets, des véhicules... et des HUMAINS ! Voilà qui en dit long sur les projets de surveillance et de contrôle de la population !

Et ce n'est pas tout ! L'Europe vient de lancer un programme de satellites-espions dénommés satellites GMES (Global Monitoring for Environment and Security ou « Surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité ») . Ces satellites représentent un risque pour toute personne à la surface de la planète, puisqu'ils seront à même, par beau temps, d'espionner tout ce qui se passe ! D'ailleurs, les buts des satellites GMES sont très clairs. Ils ont été résumés par Philippe Busquin, homme politique belge et commissaire européen chargé de la recherche. Il a dit, en parlant du GMES : « il s'agit d'établir d'ici à 2008 une capacité européenne de Surveillance Mondiale pour l'Environnement et la Sécurité » ! 

De plus, nous avons des bases terriennes ainsi que des antennes-relais (les fameuses antennes GSM, par exemple) . De nouveaux services ont été récemment rendus disponibles via les GSM. Et parmi ceux-ci, la géolocalisation qui permet, à partir d'un GSM, de localiser toute autre personne possédant, elle aussi, un GSM. Ce type de service est à présent accessible aux particuliers, notamment via des compagnies telles que l'entreprise belge Simy.

La géolocalisation est présentée sous des prétextes commerciaux (pouvoir localiser vos amis) ou sécuritaires (pouvoir localiser vos enfants pour leur « sécurité » ou « afin de prévenir les kidnappings ») et pourtant elle constitue, elle aussi, un sérieux danger pour la liberté et la vie privée, puisqu'elle permet d'espionner les gens à tout moment.

Le contrôle des automobilistes et des véhicules

Nous avons vu que le contrôle des individus et des piétons, si une réaction ne voit pas le jour, est en bonne voie, notamment via les caméras de vidéosurveillance. Cela va être aussi très bientôt le cas pour les automobilistes.

Une multitude de mesures qui vont dans ce sens sont en train d'être prises en ce moment dans une pléthore de pays. Toujours sous le prétexte de sauver des vies ou sous le mensonge de la sécurité maximale pour tous. Passons donc en revue quelques-uns de ces dispositifs.

La Commission européenne a décidé, sans la moindre consultation populaire et en accord avec les principaux constructeurs automobiles, que d'ici 2009, TOUS les véhicules automobiles disposeraient d'un dispositif électronique de géolocalisation baptisé « eCall » et permettant de localiser le lieu d'un accident. Le but prétexté serait de « sauver des vies »...

Dans plusieurs pays de l'Union européenne (dont la Belgique et la France), des systèmes de caméras high-tech à fibres optiques ont été installés sur les grands axes routiers avec la possibilité de photographier toute voiture dépassant la limite de vitesse. Ce système existe aussi aux USA. Le contrevenant recevra dans sa boîte aux lettres l'amende ainsi qu'une photo prise au moment de l'infraction (ce qui rend pratiquement impossible toute contestation).

En France et en Belgique, des motos de police ont été équipées de systèmes vidéo-radars qui permettent de vérifier, entre autres, la vitesse des véhicules sur la route et en plein déplacement !

Aux Emirats Arabes, la société IBM va équiper les véhicules de « boîtes noires » de SURVEILLANCE par GPS (satellite) qui repèrent où se trouve chaque véhicule et contrôleront la vitesse de celui-ci. En cas de dépassement des limites de vitesse (contenues sur une carte routière électronique accessible par satellite) , un message vocal d'avertissement sera diffusé dans l'habitacle du véhicule.

Au Royaume-Uni ainsi qu'aux USA, en Australie, à Singapour ou en Allemagne, un système de péage automatique via des boîtes noires sera installé. Ces boîtes noires, fixées sur chaque voiture, auront pour but de taxer automatiquement les automobilistes par km ou par mille conduit.

En France, de nouvelles plaques minéralogiques seront désormais attribuées à vie. Le but (avoué) de ces plaques ? Un contrôle renforcé et une meilleure traçabilité !

Au Royaume-Uni, des plaques minéralogiques contenant des micro-puces RFID seront bientôt mises en application. Ceci permettra le PISTAGE systématique de tout véhicule sur les grands axes routiers. Ces plaques seront bien entendu repérables par des scanners ou des capteurs placés le long des routes. Certains constructeurs automobiles ont même décidé d'incruster des puces RFID directement dans la carrosserie de la voiture ! Ce système de nouvelles plaques minéralogiques britanniques va être mis en application dès maintenant (mars 2006) !!!

Les caméras impliquées pour le repérage de toute plaque minéralogique au Royaume-Uni (même pour une voiture lancée à bonne allure) se nomment caméras ANPR (automatic number plate recognition ou caméras d'accès automatiques à l'identification des plaques minéralogiques). Le Road Traffic Act (loi sur le trafic routier) donne par ailleurs aux policiers le droit d'arrêter tout véhicule, à tout moment et pour n'importe quelle raison ! Dérapages incontrôlés assurés...

En Suède et au Royaume-Uni, un système nommé « Alcolock » empêche la voiture de démarrer si le conducteur est ivre ou s'il a bu de l'alcool. Avant de pouvoir démarrer, le conducteur doit souffler dans un tube qui analyse la teneur en alcool de l'haleine.

Au Royaume-Uni (une fois de plus), une boîte noire surveillant la vitesse du véhicule par l'intermédiaire du pistage par satellite et limitant automatiquement la vitesse de l'automobile va être placée sur les véhicules. Le prix de ce système sera tout à fait exorbitant : £1300 (environ ¤ 1950) par voiture ! Le même système est déjà en application dans certaines parties des Etats-Unis.

Au Royaume-Uni, des boîtes noires placées sur les véhicules et employées par les assureurs de Norwich Union en tant qu'élément du plan d'assurance automobile « pay as you drive » pourraient fournir des informations sur la façon dont le conducteur conduisait la voiture au moment d'un accident.

Aux Etats-Unis, la surveillance du mouvement des individus sur les autoroutes est aussi effectuée, dans le Missouri, par l'intermédiaire de GSM (GSM Cingular). En Belgique, un système similaire, appelé « Floating Car Data », est sur le point d'être mis en application !

Bref, tous ces instruments, placés sur ou dans la voiture, vont permettre la suppression de la liberté de déplacement, une SURVEILLANCE de tous les moments des automobilistes, et un contrôle accru. Et violeront également la VIE PRIVEE des conducteurs. L'état possèdera donc encore un peu plus d'influence et de moyens de pression sur l'individu (centralisation du pouvoir), ce qui accentue encore le risque bien réel de glissement vers la dictature. Et non seulement l'état possèdera ce pouvoir, mais des compagnies d'assurance aussi. Excès et dérives en perspective !

La technologie RFID

Nous allons à présent étudier l'une des technologies liberticides les plus dangereuses et qui est en train d'être mise en place insidieusement, y compris dans nos pays d'Europe. Cette technologie porte le nom de RFID (pour « Radio Frequency Identification »). Elle n'est pas tout neuve, puisqu'elle a été créée il y a de cela plusieurs décennies. Il s'agit d'une technologie d'identification par radiofréquence. Avec cette technologie, c'est donc par les ondes que les informations d'identité sont transmises.

Détail intéressant : la toute première application de la RFID date de la guerre froide (années 50), a été effectuée par les Russes et relevait du domaine de... l'espionnage ! Ce détail nous indique donc de façon très claire qu'avec cette technologie, l'espionnage des individus est garanti, et c'est ce que nous allons pouvoir vérifier dans la suite de la présentation de cette technologie.

La technologie RFID est le plus souvent constituée de 2 éléments : une micro-puce électronique, et un lecteur/scanner, qui peut détecter la puce jusqu'à quelques pieds de distance (1 ou 2 mètres). Cependant, dans certains cas, une base de données centralisée intervient également. Les plus petites puces RFID sont inférieures à la taille d'un grain de sel, ce qui pose aussi un autre problème lié à la miniaturisation : le fait que les outils d'identification deviennent petit à petit invisibles à l'oeil nu, et que l'on pourrait donc être identifié, contrôlé et surveillé à notre insu !

La technologie RFID permet de TOUT identifier : les objets, les animaux, les êtres humains ! Et elle est aussi compatible avec les systèmes de repérage et de pistage par satellite (antennes-relais, bases terrestres, satellites). Nous allons à présent étudier 3 produits distincts de la technologie RFID : les tags RFID, les bracelets à puce RFID et les ignobles micro-puces sous-cutanées pour humains.

Les tags RFID

Les tags RFID (aussi appelés « étiquettes RFID ») sont de petits objets qui sont collés sur OU INSERES DANS les objets. Les plus grands ressemblent à de petits autocollants carrés sur lesquels se trouve une puce électronique autour de laquelle d'enroule, de façon carrée également, une « antenne ». Les plus petits sont minuscules, pas plus grands que la mine d'un crayon ou qu'un grain de sel !

Il existe 2 types de tags RFID : les tags RFID passifs, qui ne possèdent pas de système d'alimentation en énergie et qui ne sont activés que lorsque les ondes du lecteur/scanner passent au-dessus d'eux, et les tags RFID actifs, qui possèdent une pile minuscule, et qui émettent et reçoivent de l'information en permanence, et à l'insu des gens !

Jusqu'à présent, ce sont surtout les tags RFID passifs qui se sont développés, mais les tags RFID actifs, bien plus dangereux pour les libertés, commencent eux aussi à se développer !

La petite puce du tag RFID contient une mémoire qui décrit toute une série de choses concernant le produit sur lequel ce tag est placé : numéro unique du produit, composition, marque, lieu de fabrication, date d'envoi, date de péremption, et bien d'autres choses encore ! Au niveau du fonctionnement d'un tag RFID passif, une fois que le scanner est passé au-dessus du tag RFID, il envoie une onde radio qui « réveille » la puce. Celle-ci émet en retour (toujours par radiofréquence) toutes les informations qu'elle contient. Ces informations s'affichent alors sur le scanner, ou sur l'ordinateur auquel le scanner est relié.

C'est à l'armée (comme bien souvent) que les tags RFID ont été utilisés en premier lieu, puis dans le secteur de la grande distribution. On a tout d'abord utilisé cette technologie pour faciliter et accélérer les inventaires et l'aspect logistique des envois ou des commandes (notamment lors de la première guerre du Golfe, au début des années 1990). Ainsi, en plaçant un tag RFID sur les caisses et les palettes de munitions ou de marchandises, plus besoin de compter le nombre d'articles à l'intérieur, la valeur d'une caisse etc. Un coup de scanner, et le tour est joué ! Economie de temps, économie d'argent... et pas besoin d'autant de personnes pour effectuer cette tâche, ce qui signifie aussi des jobs qui disparaîtront, donc davantage de chômage.

Et le passage à ce type de technologie ne se fait pas toujours dans la douceur : ainsi Wal-Mart, premier distributeur mondial, a imposé que tous ses fournisseurs se convertissent, à grands renforts de dépenses, à la technologie RFID pour 2005. Les hypermarchés Carrefour (France - 2e distributeur mondial) et Metro (Allemagne) s'y sont mis également.

En réalité, le projet pour imposer les tags RFID est mondial, une fois de plus. Le but est de remplacer les codes-barres (qui possèdent quelques milliards de combinaisons) par les tags RFID (qui possèdent des milliards de milliards de milliards de combinaisons possibles).

L'objectif final tient même de la mégalomanie galopante : il s'agit de « PUCER » CHAQUE OBJET SUR TERRE !!! Ceci représente un marché estimé à des milliards et des milliards de dollars.

Bien entendu, on ne se limite déjà plus à étiqueter les palettes et les caisses avec des tags RFID. On commence à présent à étiqueter chaque emballage de produit, voire même à insérer une puce RFID à l'intérieur de chaque produit !!!

Evidemment, cette technologie est présentée par les médias, les entreprises et même les gouvernements comme quelque chose de « fabuleux ». Malheureusement, cette technologie est loin d'être fabuleuse, et pose toute une série de problèmes liés à l'emploi, à la vie privée et aux libertés.

Prenons un exemple : la technologie RFID possède, apparemment, un « avantage » fort simple à comprendre. Vous remplissez votre caddie de marchandises dans votre hypermarché. Au moment de passer à la caisse, plus besoin qu'une caissière scanne vos marchandises une par une. Un portique, qui est en réalité un lecteur/scanner de RFID, a été installé. Vous passez tout le caddie sous le portique, et en une seule fois, tous les tags RFID réagissent, et l'addition de tous les prix s'effectue automatiquement. Rapide et pratique, plus de longues files aux caisses des magasins, pourrait-on penser. Mais en y réfléchissant, ce système hypothèque les jobs de caissier et de caissière. En effet, quel serait encore le besoin qu'un être humain effectue le travail, alors que la RFID est plus rapide et, à terme, revient moins cher que de payer un(e) employé(e) ? Surtout si, en plus, on paie par carte bancaire. La RFID représente donc un danger de plus pour le secteur de l'emploi, déjà bien malmené dans nos pays.

Et d'autres secteurs que les caissières sont concernés ! Prenons par exemple le secteur de la sécurité. Les puces RFID sont aussi glissées dans des cartes sans contact permettant l'accès à des zones sécurisées ou à des bâtiments. A partir du moment où des cartes sont efficaces et suffisantes, pourquoi payer encore autant de gardiens ?

Mais les applications les plus dangereuses des tags RFID ne se situent pas au niveau de l'emploi. Les tags RFID, s'ils ne sont pas désactivés à la caisse, continuent de pouvoir être scannés et de livrer leurs informations. Et quand bien même ces tags auraient été désactivés, rien ne nous prouverait que l'entièreté de l'information qu'ils contiennent a bien été détruite, à moins d'être soi-même en possession d'un lecteur/scanner pour pouvoir vérifier !

Dans le cas où les tags resteraient actifs, voici ce qui pourrait se passer. Nous transporterions et véhiculerions, parfois à notre insu, des informations de façon permanente, et nous serions même classés, répertoriés, profilés et évalués à chaque fois que nous passerions à proximité d'un scanner ou d'un portique RFID ! Des étrangers pourraient avoir accès à nos données privées ou confidentielles. Contrôle total, donc.

En portant ces puces toujours actives sur nous, on pourrait même, à l'aide de scanners placés à l'entrée des magasins, voir d'un seul coup tous les vêtements que nous portons, si ce sont des vêtements de marque ou non, et même dresser un profil de nous, quel type d'acheteur nous sommes, le budget moyen que nous possédons etc.

Cela vous semble « exagéré » ou « parano » ? C'est pourtant ce qui s'est déjà produit dans plusieurs pays ! Il y a déjà eu tellement d'excès d'espionnage, de pistage et de violation de la vie privée avec ces tags RFID que la directrice de l'association américaine de défense de la vie privée CASPIAN, Katherine Albrecht, a publié un livre nommé « Spychips : How major corporations and government plan to track your every move with RFID » (traduction : « Les puces espionnes : comment les grandes multinationales et le gouvernement projettent de pister chacun de vos mouvements par la RFID »). Ce livre reprend non seulement des faits qui se sont produits aux USA, mais aussi en Allemagne et dans d'autres pays.

En France, la ville de Caen teste un projet-pilote et a commencé à utiliser la RFID dans toutes les applications de la vie quotidienne. Si le projet fonctionne comme prévu, la RFID sera certainement généralisée !

Il existe aussi un autre problème : ces puces RFID, que l'on présente comme le moyen idéal de lutte contre la fraude et qui sont placées aussi dans certaines cartes d'identité électroniques, sont bien entendu piratables et permettent donc, dans le cas de cartes d'identité électroniques à puce RFID par exemple, le vol d'identité ! Il suffit pour cela d'un lecteur/scanner portable, et de connaissances en piratage. Oh, bien sûr, on vous dira qu'il y a du cryptage et des protections ! Mais dans le monde de l'informatique, AUCUNE protection n'a jamais résisté au piratage, pas même les sites web d'agences gouvernementales.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, des études ont démontré que les ondes utilisées par les dispositifs RFID abîment l'ADN et peuvent, à terme, provoquer des cancers. Et dire que l'on prévoit d'utiliser ce genre de dispositifs pour certaines applications bien précises dans les hôpitaux !!!

La RFID commence aussi à être utilisée dans des cartes bancaires. Les cartes bancaires à puce se transforment donc en carte à puce sans contact (RFID). Le mouvement a déjà débuté aux USA, et il est hautement probable qu'il se développe chez nous si rien n'est fait pour empêcher cette évolution.

Dans nos pays, la RFID a aussi commencé à être utilisée comme abonnement dans les moyens de transports : à Paris, le système « Navigo », de la RATP, utilise déjà la RFID, et à Londres, la « Oyster Card », qui contient une puce RFID, est désormais l'un des moyens qui permettent de se déplacer en métro. Il existe même une tendance malsaine qui consiste à vouloir « imposer en douceur » la RFID. Ainsi, par exemple, dans le métro londonien, la Oyster Card, une RFID qui permet donc de PISTER LES INDIVIDUS selon leurs trajets, coûte moins cher qu'un ticket habituel en papier ! Vous avez dit « peRFIDe » ?

Les tags RFID ne sont qu'une des nombreuses applications de la RFID, et leurs conséquences sont déjà intolérables. Mais nous allons voir qu'il existe encore d'autres applications plus graves et plus dangereuses. Car si l'on applique des tags RFID sur les marchandises ou dans les marchandises, on peut également en placer sur les personnes... ou à l'intérieur des personnes, avec tous les terribles risques et conséquences que cela implique !

Les bracelets à puce RFID

Ce dispositif provient en droite ligne des colliers à émetteur que l'on place sur les animaux pour pouvoir les repérer. Sauf qu'ici, ce principe est appliqué... à l'être humain !

Ces bracelets peuvent posséder une puce RFID active et être repérables par satellite. C'est ainsi que l'on peut PISTER et LOCALISER précisément un individu.

Au début, on les a appliqués aux criminels (c'était une façon subtile de commencer l'application sur des êtres humains : qui, en effet, oserait s'opposer à ce que de dangereux criminels soient surveillés ?), notamment afin de désengorger les prisons surpeuplées. Le bracelet permet de repérer et de pister l'individu à tout moment. Bien souvent, l'individu ne peut pas dépasser certaines limites géographiques déterminées par le juge. S'il franchit ces limites ou s'il tente d'enlever le bracelet, celui-ci émet un signal que la police reçoit aussitôt. On trouve déjà ce type de bracelet RFID en application en Belgique, en France, en Espagne, aux USA...

Mais les applications de ce genre de bracelet ne sont déjà plus limitées aux seuls criminels ! En Espagne, par exemple, on a proposé ce système pour les victimes de violences conjugales (cela agrandit déjà de façon énorme les catégories auxquelles ce dispositif peut être appliqué, puisque, à la base, n'importe qui peut devenir la victime de violences conjugales). On a prétendu que c'était, évidemment, pour « mieux protéger » les personnes en question.

Aujourd'hui, aux USA, en Grande-Bretagne et en France, une application supplémentaire a été ajoutée : le port de ce bracelet à puce RFID par les... nourrissons dans les maternités !!!

A nouveau, on a joué sur la corde sensible des gens en effrayant les parents à l'idée que leur bébé pouvait être accidentellement échangé avec le bébé d'une autre personne, ou pouvait être kidnappé à l'hôpital. Or ce genre de cas de figure est rarissime ! Mais la vaine recherche de la sécurité maximale (un mythe et un leurre) a fait en sorte que ce système a été adopté dans certains hôpitaux ! Ainsi, le système « Hug », de l'immonde compagnie Verichip Corp. (dont nous reparlerons juste un peu plus loin), ainsi que le bracelet « Columba » de la société Medical Intelligence, tous deux des bracelets à puce RFID, sont déjà présents, à l'heure actuelle, dans certaines maternités britanniques et... françaises.

Le principe est simple : des lecteurs/scanners de RFID sont placés aux différentes entrées et sorties de la maternité, et chaque bébé porte un bracelet à puce RFID au poignet ou à la cheville (la puce porte bien entendu dans sa petite mémoire les informations relatives à chaque bébé). Si le bébé est pris par une personne qui ne fait pas partie du service et ne possède pas le moyen de débrancher l'alarme, et que cette personne sort du service pendant plus de quelques secondes, une alarme se déclenche. Pour s'assurer de la bonne identité du bébé, il suffit d'un coup de scanner portable.

On pourrait constater que cela part d'une bonne intention et que cela sert à « protéger ». Mais je voudrais attirer votre attention sur le fait que, une fois de plus, on effectue à chaque fois un CONTROLE et une SURVEILLANCE des individus, et cela pratiquement dès la naissance, dans ce cas-ci ! De plus, le PISTAGE est appliqué, afin de savoir où se trouve l'individu et pendant combien de temps, et ceci en permanence !

Le contrôle total, la surveillance permanente sont les outils auxquels chaque gouvernement et chaque dictateur rêve secrètement. D'ailleurs, n'est-il pas troublant qu'un ministre allemand ait proposé de SURVEILLER LES CHOMEURS (soi-disant pour les « aider à se réinsérer dans la société active ») à l'aide d'un bracelet à puce RFID ???

Mais tous les risques que nous avons abordés jusqu'à présent ne sont encore rien en comparaison des dangers infernaux des micro-puces implantables. C'est ce que nous allons voir à présent avec les micro-puces sous-cutanées pour humains et les micro-puces neurales et cérébrales. Ces puces représentent l'ultime contrôle des individus, le point de non-retour.

Les micro-puces

Les micro-puces sous-cutanées pour humains

Les puces sous-cutanées ont été, tout comme les bracelets à émetteurs radio, développées tout d'abord pour les animaux. Chose intéressante, elles ont été tout d'abord proposées, puis impos&eacu

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