Pesticides3

Publié le par Gerald

OGM et agriculture raisonnée
Des solutions pour une réduction de l'utilisation des pesticides ?

Les plantes OGM (Organismes Génétiquement Modifiés)  ont été présentées au public comme étant des plantes appelées à résoudre (PGM - Plantes Génétiquement modifiées), entre autre, les problèmes de pollutions par les pesticides, en réduisant l’emploi de ceux-ci en agriculture. Mais réduisent-elles vraiment l'utilisation des pesticides ?

Les firmes de l’agro-industrie  ont vu, avec l’exploitation agricole industrielle des OGM, la possibilité d’augmenter la vente de certains pesticides par la commercialisation de plantes OGM résistantes à ces herbicides particuliers, comme le fameux Round Up. Le principe est simple : quand des semences sont tolérantes à un herbicide, elles sont les seules à le supporter et le produit tuera donc toutes les autres « mauvaises herbes » du champ. Pour les firmes le bénéfice est double car elles vendent à la fois leur semence OGM (plus chère que la semence classique) et leur herbicide. 71 %  des OGM cultivés sont ainsi conçus pour supporter un traitement à un produit herbicide [ex : le Round Up (glyphosate) sur le colza « Round Up ready » ou gluphosinate (Basta).] (1)

La culture du soja transgénique résistant au RoundUp aux Etats-Unis a conduit à une augmentation des ventes de cet herbicide de 72% depuis 1997.

Charles Benbrook, scientifique reconnu aux USA, a évalué l’augmentation annuelle de la consommation de pesticides aux USA à plus de 15%  en 2004. Cette augmentation régulière est causée par l’introduction des OGM  en plein champ (2). On peut donc affirmer que la culture des OGM en plein champ fait augmenter la consommation des pesticides.

 

Legende : Changement annuel dans les quantités de pesticides utilisées suite à l’introductionde cultures transgéniques aux USA


Qu’en est-il de l’agriculture raisonnée ?

Quelles sont, pour l’agriculteur, les obligations à suivre et inscrites au référentiel de l’agriculture raisonnée ? Il doit :

1. faire un inventaire complet des stocks de pesticides,

2. être inscrit à un service de conseil technique,

3. avoir un dispositif évitant une contamination de la source d’eau utilisée pour le remplissage des pesticides dans le pulvérisateur,

4. s’engager à faire des observations sur l’état sanitaires des cultures.

Mais, aucune amorce de réduction volontaire et contrôlable de réduction des doses de pesticides n’est prévue. La presse agricole précise même clairement que l’agriculture raisonnée : « ne prévoit  pas de réduction des apports de phytos… » (3)

REFERENCES

1 : G E Seralini, « OGM, le vrai débat », Université de Caen, Flammarion. 2000. Un livre simple qui explique bien pourquoi la majorité des OGM sont des plantes à pesticides !

2 : Charles M. Benbrook, “Genetically Engineered Crops and Pesticide Use in the United States: The First Nine Years.”, BioTech InfoNet,Technical Paper Number 7.October 2004.

3 :« L’Oise Agricole », 14 mars 2003.

Publié dans Santé

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