Corrida

Publié le par Gerald

La corrida... le plaisir de tuer...!

Chaque année 14 000 taureaux sont martyrisés à mort 
dans les arènes et cela pour un spectacle barbare, incitateur de violence.

Comment la torture d’un taureau peut-elle être considérée comme un art ?
Comment peut-on éprouver du plaisir à contempler un taureau mourir à petit feu?

Les spectateurs des corridas ne fréquenteraient plus les arènes s'il savaient et voyaient par quelles supplices d'enfer des taureaux de combat sont obligés de passer avant d'être lachement torturés à mort devant un public en délire.

Torturer et tuer pour le plaisir, en vertu de la tradition
 et sous prétexte de fête religieuse.

L'église catholique ne condamne pas ces spectacles, au 
contraire, il est commun que les corrida soient faîte à
 l'honneur des saints et avec l'appui de ses membres...!!!l



A l´heure où l´on lutte contre la violence qui appelle la violence, l'église ne condamne pas les tortures d´animaux, baptisées jeux, telles que les corridas et autres massacres festifs qui se pratiquent dans divers pays, notamment en Espagne lors de fêtes patronales.

Est-ce par crainte de perdre quelques milliers d´ouailles ? Est-ce parce qu´elle y gagne de l´argent ? Elle accepte que participent à ces horreurs, non seulement ses ouailles, mais pire, des prêtres et des prélats.
Nous constatons qu´elle cautionne ces atrocités puisqu´elle ne prononce ni critiques ni sanctions à leur égard, mais autorise même la bénédiction des participants. Ceci au grand scandale de millions de fidèles et de prêtres qui pensent que, loin d´attirer des conversions, ce consentement à l´exaltation de la violence fait fuir nos chrétiens dans des sectes non violentes.
Il est un fait que l'église n´est pas étrangère à la prolifération de la corrida. Si l´essor de celle-ci, au XVIè siècle en Espagne, est la conséquence du comportement inhumain de certains employés des abattoirs


"qui s´amusent à courir les taureaux qu´ils vont abattre; des spectateurs montent sur les toits afin d´assister au combat. Pour mettre un terme aux dommages occasionnés, les édiles de la ville tentent d´interdire ces pratiques deux siècles durant, mais en vain."
(La Corrida - Éric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier - Presses Universitaires de France - Que sais-je ?)

L'église se garda bien de réfréner cet engouement cruel, pire, elle en tira même profit puisque "dès le XVè siècle, des ordres religieux possèdent des troupeaux de taureaux grâce aux dons propitiatoires en périodes de famines et aux dîmes payées en animaux vivants. Les Chartreux, puis les Dominicains de Jerez de la Frontera en Andalousie élaborent peu à peu, par sélection, une race de taureaux de combat qui succèdent aux animaux semi-sauvages capturés. Par la suite, les Jésuites de Séville, les Trinitaires de Carmona font de même."
(La Corrida - Éric Baratay et Elisabeth Hardouin-Fugier - Presses Universitaires de France - Que sais-je ?)

Cette attitude malsaine se perpétue de nos jours par :

     - La complicité active de certains prélats qui vantent et exaltent la corrida, tels que Mgr Brugues et feu Mgr Cadilhac (voir les articles les concernant dans la rubrique A lire - A voir).

     - Les bénédictions, accordées par des prélats à des matadors qui prétendent risquer leur vie alors qu´ils sont protégés par leurs nombreuses fraudes (drogues administrées aux taureaux, cornes sciées, coups de piques volontairement mal placés, suralimentation des bêtes etc...) à tel point que la corrida est à considérer aujourd´hui avec le même "sérieux" qu´un combat de catch.

Les aumôniers présents dans toutes les arènes qui accordent la caution de l'église à des bourreaux et à ce spectacle pervers alors qu´ils savent parfaitement que les matadors risquent moins leur vie à participer à cette mascarade que vous et moi à conduire nos voitures.

     - La propagande en faveur de la corrida, faite par divers média catholiques comme, par exemple, le magazine "Pèlerin", la radio RCF et la chaîne KTO, pour la violence et le sadisme sans considération aucune ni pour les hommes mis en péril, ni pour les animaux massacrés.

     La maltraitance de l´animal prédispose à la maltraitance de l´homme.
(Jean-Marie Müller)

Ce comportement - en totale contradiction avec le § 2416 du catéchisme - révèle que l'église préfère ignorer l´époque où c´étaient des chrétiens qui - souvent dans ces mêmes arènes - étaient jetés en pâture aux lions.
Cela est d´autant plus inacceptable que l´AFSSA (Agence Francaise de Sécurité Sanitaire des Aliments) avait signalé le risque de propagation du prion par le biais des corridas. En effet, le(s) coup(s) de poignard ou puntilla, porté(s) à la nuque de l´animal, avec plus ou moins d´habileté, et toutes les autres blessures faites par les banderilles et les coups de piques ainsi que les coups d´épée (descabello) du matador sont tous portés VOLONTAIREMENT dans la région de la colonne vertébrale et de la moelle épinière afin de l´affaiblir.  Ces blessures illustrent parfaitement le risque de diffusion du prion, responsable de l´ESB chez le bovin et de la Maladie de Creuzfeld Jakob (MCJ) par voie de conséquence chez l´homme.

     Rappelons que, d´après le Règlement de l´Union des Villes Taurines de France (UVTF), les vétérinaires "taurins" sont choisis par le Maire de la ville "taurine", autrement dit ils sont à la fois "juge et partie". Qu´il n´est pas rare de trouver des Services Vétérinaires dans des abattoirs (ex.: TARASCON), ce qui rend "incontrôlable" la vérification de l´acheminement des viandes des taureaux combattus, dont la vente sur le marché de la consommation humaine, améliore nettement le budget des nombreuses petites arènes, qui ne seraient pas rentables sans l´aide de ces petits tours de passe-passe ...

     Cette maladie s´annonce déjà comme la bombe à retardement de ce siècle, à tel point que les compagnies d´assurance seraient en train de revoir leurs pronostics pour un nouveau calcul des cotisations car elles attendent une hécatombe pour les prochaines dénies. Ce scandale n´aurait jamais eu l´occasion de se développer si le respect du vivant avait été inculqué au monde par l'église.

 

 

l'église catholique tolère (en refusant de les condamner ou en les encourageant
 même)  les divertissements barbares que sont la corrida et la chasse. Dans le 
Nouveau Catéchisme catholique de 1993  elle autorise les abus sur l'animal.

l’Occident chrétien "catholique" ne connaît pas d’éthique qui accorderait 
le même poids à la souffrance des animaux et à celle des êtres humains.

La torture des animaux est une longue tradition commencé 
durant la Sainte inquisition

Pourtant le 5ème Commandement dit  : tu ne tuera pas !

Le cinquième commandement est valable également en ce qui concerne les animaux. Bien que les institutions catholiques et protestantes autorisent la pratique des expérimentations scientifiques sur les animaux.

Pourtant les animaux ont des sensations ! Tout ceux qui ont fréquenté les abattoirs savent qu'ils hurlent de frayeur parce qu'ils ressentent qu'on va leur ôter la vie. Ils ressentent qu'ils ne pourront pas mourir selon les lois de la nature mais qu'une balle mettra fin à leurs jours.

Et ce n'est pas tout. Nous sommes-nous déjà demandé pourquoi tant d'animaux sont tristes ? C'est parce qu'ils ont déjà souffert ou qu'ils ressentent qu'ils devront souffrir atrocement, par exemple lors d'expérimentations médicales. L'âme partielle de nombreux animaux porte en elle la douleur et le chagrin vécus par eux pendant des millénaires de souffrance. C'est pourquoi beaucoup d'animaux sont si tristes et d'autres si agressifs. A qui la faute ?

Par millions, par milliards on les a abattus, massacrés et utilisés consciemment pour des expérimentations médicales. Pourquoi s'émouvoir, «ce n'est qu'un ani-mal» disent certains. Pourtant tout comme l'homme, l'animal ressent. Un animal battu pleure. Lorsqu'on gronde un animal, il a peur et s'éloigne de nous ! Nous voyons qu'il ressent, qu'il est sensible. Il ressent même de façon bien plus fine qu'un homme et il sait parfaitement qu'on le mène à l'abattoir, ou qu'on va pratiquer sur son corps des expérimentations médicales.

Est-ce que la modification du texte du cinquième commandement de "Tu ne tueras pas" en "Tu ne commettras pas de meurtre" n'aurait pas également pour but de sauvegarder la bonne conscience de ceux qui pratiquent la corrida ou les combats de coqs, de ceux qui prennent du plaisir au combat ou qui trouvent du divertissement à tuer, toutes choses qui n'ont naturellement rien à voir avec le "meurtre".

L'être humain est parfois cruel. Pourquoi aurait-il le droit de tuer quand cela ne peut être défini comme un meurtre ?

 

Le taureau n'est pas un fauve et encore moins une bête féroce. Domestiqué par l'homme, il n'est donc pas un animal sauvage. Il est d'un naturel paisible et aspire à la tranquillité.
Comme les autres herbivores, face à un danger, il privilégiera la fuite. Quand celle-ci est vaine, il adoptera le regroupement où quelques individus feront face à la menace, comme nous avons pu le constater lors d'une démonstration de manadiers où plusieurs dizaines de taureaux (voire une centaine !) étaient dans les arènes de Lunel (Hérault).
Le taureau n'attaque que lorsqu'il se sent en péril et surtout hors de son environnement familier.
Sans ses congénères, ne pouvant s'échapper d'un lieu qu'il ne connaît pas, tout est donc fait pour le rendre agressif lors d'une corrida.

 

Le spectacle de la souffrance et de la mort d’un animal, tel que l’offre la corrida est encore monnaie courante dans trois pays de l’Union Européenne : l’Espagne, la France et le Portugal, et cela en dépit du fait qu’une très large majorité de la population y soit fermement opposée.

La pratique de ces spectacles cruels est maintenue d’une part par une minorité qui vit de la souffrance des animaux et qui s’efforce de la faire passer comme une tradition culturelle, et soutenue d’autre part par les communes, qui bénéficient indirectement de ces manifestations (le bénéfice de la ville de Nîmes par exemple, s’élevait à 1,5 million de francs en 1992).

L’état français a d’ailleurs multiplié le budget taurin de cette ville par 4 en 10 ans, si bien qu’en 1992, il atteignait 27 millions de francs. En Espagne également, la plupart des arènes, propriétés de l’état, en reçoivent des subsides, et les écoles de tauromachie sont soutenues par des colloques et des conférences organisées sur le sujet.

Ces subventions, faut-il le préciser, proviennent de l’argent public, et il est inacceptable qu’elles servent à financer des projets auxquels s’opposent la plupart des contribuables.

Les organisateurs de corridas, sans aucun scrupule, voient dans la souffrance des animaux une source inépuisable de profit. On parle même actuellement de corridas de bienfaisance, sensées donner à la cruauté gratuite une apparence humanitaire. Mais ne soyons pas dupes, en acceptant l’argent issu des sévices infligés aux animaux, des organisations comme la Croix rouge ou l’Association des victimes du terrorisme se mettent au service de la tauromachie et de ses cruautés, et non l’inverse.

Sans parler des souffrances endurées par les taureaux dans les élevages (combats provoqués, etc.), comment qualifier les pratiques de la corrida, qui consistent à affaiblir le plus possible l’animal, en lui infligeant de multiples blessures, pratiquées à cheval avec une lance (dont la pointe de 14cm sectionne les muscles de la nuque, de sorte qu’il ne puisse plus relever la tête) ou des banderilles (sorte de crochets de fer colorés, allant par paire et au nombre de trois), qui restent fichés dans son dos, le saignant et attaquant ses muscles au moindre de ses mouvements.

C’est un taureau blessé et épuisé qu’ «affronte» le matador, jusqu’à ce qu’il lui donne le coup d’épée final, souvent manqué, qui au lieu de tuer net l’animal, lui perfore les poumons et le condamne à une lente asphyxie. Que l’animal soit encore conscient, peu importe, le matador lui sectionnera une oreille ou les deux, ou la queue, qu’il brandira fièrement devant un public assoiffé de sang.

Que dire aussi des tortures qui précèdent la corrida elle-même, comme celle de l’ «afeitado», la veille du spectacle, qui consiste à raccourcir les cornes sur 6 à 11cm, sans anesthésie, avec scie, marteau et papier de verre ? Les cornes ne sont pourtant pas une simple masse osseuse insensible, et une telle opération est susceptible de causer une grande douleur physique.

En 1989, l’ordre espagnol des vétérinaires révélait que des sacs de sable de 100kg étaient projetés sur la colonne vertébrale du taureau, la veille du combat ; d’autres constatent régulièrement que diverses drogues (dont le chlorydrate dexylozybne) sont administrées aux animaux. 

Dans cette matière, on ne peut que remarquer l’hypocrisie de l’Union Européenne, qui légifère et adopte des mesures de protection animale, mais qui fait une exception pour les corridas, donnant à penser qu’ils croient en l’existence d’une hiérarchie dans la souffrance animale.

Mais au vu de la cruauté que recèlent ces pratiques, ne doit-on pas s’interroger aussi sur l’attitude des spectateurs, qui exigent des taureaux redoutables, chahutent les toreros prudents, et révèlent de la sorte leur désir inavoué de voir des hommes étripés ?

La corrida flatte dans l’homme ce qu’il a de plus vil et cette seule raison justifierait son interdiction. A l’inverse, on constate qu’aujourd’hui elle est encouragée, jusque parfois dans les écoles, où des partisans de la tauromachie n’hésitent pas à se rendre pour faire leur publicité.

Alors que les enfants portent souvent un regard très critique sur la manière dont nous traitons les animaux, ces campagnes publicitaires les invitent à penser que la violence pratiquée sur les animaux constitue un exutoire légitime à notre propre agressivité.

La violence pourtant, quel que soit celui sur lequel elle s’exerce, humain ou animal, devrait être combattue sous toutes ses formes.

Que ce type de spectacle sanglant ait ou non une histoire, que nous importe ? D’autres pratiques injustes ont la leur – pensons à l’esclavage, ou à la torture – cela les rend-elles plus acceptables ?

Répétons-le, la majorité de la population européenne se prononce contre la corrida et souhaitent que ces spectacles soient interdits.
 

Texte source : Avéa.net

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