La mondialisation.
Le mot global, traduit de l'anglais, signifie mondial, universel et c'est pourquoi il faut comprendre la globalisation comme une tendance à la puissance universelle, une normalisation de tous les pays, ce que signifie une liaison imposée de l'ordre économique et politique selon le mode et l'image des Etats-Unis.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un groupe de puissances de «l’axe» avec à la tête l'Allemagne nazie, agissant dans le monde entier, a essayé d'instaurer précisément une domination universelle.
Le capitalisme développé, l'impérialisme contemporain, la globalisation néolibérale, comme systèmes d'exploitation mondiale, ont imposé au monde la même absence élémentaire de principes de justice, que les penseurs et philosophes ont cherché à obtenir au long des siècles. Ces idées que K. Marx, F. Engels et V. Lénine ont expliquées dans des travaux scientifiques, ont défini les voies du développement dans l'économie et la politique.
Ces gens-là ont proclamé la vérité évidente que tous les hommes naissent égaux et que le créateur offre à l'homme des droits indéfectibles tels que la vie, la liberté et la réalisation du bonheur, mais la majorité des gens ne soupçonne pas qu'on les exploitera férocement, qu'on les soumettra à une discrimination raciale et à des humiliations de la part de la classe dominante ou d'Etats dominateurs.
La globalisation dans le monde signifie une domination sans limite de l'oligarchie économico-financière, ignorant tant les intérêts de la majorité du peuple, comme les droits individuels de l'homme.
Ce caractère tyrannique du futur ordre socio-économique apparaît déjà maintenant. A la place de la démocratisation des relations internationales (c'est à dire de l'engagement graduel de la prise de décisions d'un nombre toujours plus grand d'Etats et de peuples), promise par les idéologues contemporains du globalisme, il se construit un système d'une brutalité jamais vue, de direction du monde par l'écartement des peuples de la participation dans la gestion des processus économiques et politiques dans les Etats divers. Dans les pays «civilisés», on a admis de qualifier cette nouvelle forme de relations mutuelles entre le pouvoir et de la société, comme «démocratie dirigée».
La démocratie dirigée - c'est le système sous lequel l’élite politique manipule la société au travers des informations codifiées fournies. Par exemple, radio, TV et presse mènent une campagne concertée, dont le but est de suggérer aux gens la nécessité de guerres en Afghanistan, en Irak, en Georgie ou dans d'autres régions. Au cours de cette attaque par l’information, se forment des stéréotypes, qui s’imposent méthodiquement à la conscience de la majorité.
Il est important qu’un nombre toujours plus grand de chercheurs et de politiques attestent que, dans les conditions géopolitiques actuelles, conserver la stabilité d’une globalisation unipolaire s’avère impossible, et qu’une crise d’un tel système est inévitable. C’est pourquoi l’économie mondiale devient toujours plus interdépendante et intégrée. Le mécanisme de gestion d’un tel système devient toujours plus complexe.
Quelques Américains sont convaincus sincèrement que les Etats-Unis sont appelés à assumer la fonction de réguler ce mécanisme global, et que les autres Etats leur doivent en être reconnaissants. Ceci témoigne de la prétention et de l’unilatéralisme des Etats-Unis. Quant au désir des peuples de vivre sous les conditions du leadership américain, ce n’est qu’aux Etats-Unis qu’on peut le lire et l’entendre.
En fait, dans le monde, la population compte 6 milliards de personnes, les Etats-Unis n’en comptent que 276 millions, soit moins de 5% de toute la population mondiale. C’est pourquoi les alliés européens des Etats-Unis montrent une inquiétude grandissante par rapport à leur politique extérieure agressive globale.
Simultanément, les Américains préviennent: «les intérêts américains sont devenus trop importants, pour les abandonner aux soins des Européens». Ils sont prêts à soutenir l’Europe unifiée seulement en échange de leur rôle dominant sur la planète. C’est pourquoi un point important de l’ordre du jour transatlantique est le développement des relations entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Ceux-ci reçoivent la reconnaissance de l’Europe pour leur statut privilégié à l’intérieur de l’Union européenne. Ainsi la globalisation à l’américaine est une globalisation privilégiée au prix d’une démodernisation et d’une primitivité de vie des peuples du monde entier. Tout cela se fait à renfort des douces paroles sur la démocratisation et l’humanisation.
Pourtant, aussi habiles que soient les idéologues et les praticiens de la configuration mondiale unipolaire, l’édification de la pax américana planétaire n’est pas une mince affaire. Même Brzezinski et Kissinger ne croient pas que la domination mondiale des Etats-Unis durera longtemps. Les représentants les plus clairvoyants de l’école géopolitique anglo-américaine ont déjà fixé leur attention sur l’approche civilisée. Le savant américain Samuel Huntington, dans son célèbre livre Le choc des civilisations et le partage du monde, écrit : «Il a fallu du temps à l’Occident pour abandonner ses illusions concernant son universalité et pour s’occuper du renforcement, de l’union et de l’élévation de la viabilité de sa civilisation parmi toutes les autres. Il n’est pas dans ses intérêts de se mêler sans discernement aux conflits d’autres peuples. »
Les événements des dernières années montrent clairement qu’en Occident, et avant tout aux Etats-Unis, on est prêt sans hésitation, à employer la force armée, là où l’exigent les intérêts du «nouvel ordre mondial». Rien que dans les premières années du 21e siècle, cela s’est déjà produit en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, et les problèmes couvent en Georgie, en Corée du Nord, à Cuba et dans d’autres pays. Des actions d’une telle nature, dissimulées sous des prétextes apparents, mais tout à fait douteux et spécieux, démontrent que pour les défenseurs «du nouvel ordre mondial», c’est se ficher profondément des problèmes globaux de l’humanité et que ce sont des intérêts des plus étroits qui les animent. Il vas sans dire que l'Union Européenne complice et alliée des USA, joue le même jeux d'une façon plus camouflée, plus hypocrite, elle aussi ne se fiche pas mal de l'intérêt de ses millions de citoyens...surtout après des élections divers.
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