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Politique

Samedi 12 novembre 2005

La mondialisation.

Le mot global, traduit de l'anglais, signifie mondial, universel et c'est pourquoi il faut comprendre la globalisation comme une tendance à la puissance universelle, une normalisation de tous les pays, ce que signifie une liaison imposée de l'ordre économique et politique selon le mode et l'image des Etats-Unis.

 Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un groupe de puissances de «l’axe» avec à la tête l'Allemagne nazie, agissant dans le monde entier, a essayé d'instaurer précisément une domination universelle.

 Le capitalisme développé, l'impérialisme contemporain, la globalisation néolibérale, comme systèmes d'exploitation mondiale, ont imposé au monde la même absence élémentaire de principes de justice, que les penseurs et philosophes ont cherché à obtenir au long des siècles. Ces idées que K. Marx, F. Engels et V. Lénine ont expliquées dans des travaux scientifiques, ont défini les voies du développement dans l'économie et la politique.

Ces gens-là ont proclamé la vérité évidente que tous les hommes naissent égaux et que le créateur offre à l'homme des droits indéfectibles tels que la vie, la liberté et la réalisation du bonheur, mais la majorité des gens ne soupçonne pas qu'on les exploitera férocement, qu'on les soumettra à une discrimination raciale et à des humiliations de la part de la classe dominante ou d'Etats dominateurs.

 La globalisation dans le monde signifie une domination sans limite de l'oligarchie économico-financière, ignorant tant les intérêts de la majorité du peuple, comme les droits individuels de l'homme.

Ce caractère tyrannique du futur ordre socio-économique apparaît déjà maintenant. A la place de la démocratisation des relations internationales (c'est à dire de l'engagement graduel de la prise de décisions d'un nombre toujours plus grand d'Etats et de peuples), promise par les idéologues contemporains du globalisme, il se construit un système d'une brutalité jamais vue, de direction du monde par l'écartement des peuples de la participation dans la gestion des processus économiques et politiques dans les Etats divers. Dans les pays «civilisés», on a admis de qualifier cette nouvelle forme de relations mutuelles entre le pouvoir et de la société, comme «démocratie dirigée».

 La démocratie dirigée - c'est le système sous lequel l’élite politique manipule la société au travers des informations codifiées fournies. Par exemple, radio, TV et presse mènent une campagne concertée, dont le but est de suggérer aux gens la nécessité de guerres en Afghanistan, en Irak, en Georgie ou dans d'autres régions. Au cours de cette attaque par l’information, se forment des stéréotypes, qui s’imposent méthodiquement à la conscience de la majorité.

 Il est important qu’un nombre toujours plus grand de chercheurs et de politiques attestent que, dans les conditions géopolitiques actuelles, conserver la stabilité d’une globalisation unipolaire s’avère impossible, et qu’une crise d’un tel système est inévitable. C’est pourquoi l’économie mondiale devient toujours plus interdépendante et intégrée. Le mécanisme de gestion d’un tel système devient toujours plus complexe.

 Quelques Américains sont convaincus sincèrement que les Etats-Unis sont appelés à assumer la fonction de réguler ce mécanisme global, et que les autres Etats leur doivent en être reconnaissants. Ceci témoigne de la prétention et de l’unilatéralisme des Etats-Unis. Quant au désir des peuples de vivre sous les conditions du leadership américain, ce n’est qu’aux Etats-Unis qu’on peut le lire et l’entendre.

En fait, dans le monde, la population compte 6 milliards de personnes, les Etats-Unis n’en comptent que 276 millions, soit moins de 5% de toute la population mondiale. C’est pourquoi les alliés européens des Etats-Unis montrent une inquiétude grandissante par rapport à leur politique extérieure agressive globale.

 Simultanément, les Américains préviennent: «les intérêts américains sont devenus trop importants, pour les abandonner aux soins des Européens». Ils sont prêts à soutenir l’Europe unifiée seulement en échange de leur rôle dominant sur la planète. C’est pourquoi un point important de l’ordre du jour transatlantique est le développement des relations entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Ceux-ci reçoivent la reconnaissance de l’Europe pour leur statut privilégié à l’intérieur de l’Union européenne. Ainsi la globalisation à l’américaine est une globalisation privilégiée au prix d’une démodernisation et d’une primitivité de vie des peuples du monde entier. Tout cela se fait à renfort des douces paroles sur la démocratisation et l’humanisation.

 Pourtant, aussi habiles que soient les idéologues et les praticiens de la configuration mondiale unipolaire, l’édification de la pax américana planétaire n’est pas une mince affaire. Même Brzezinski et Kissinger ne croient pas que la domination mondiale des Etats-Unis durera longtemps. Les représentants les plus clairvoyants de l’école géopolitique anglo-américaine ont déjà fixé leur attention sur l’approche civilisée. Le savant américain Samuel Huntington, dans son célèbre livre Le choc des civilisations et le partage du monde, écrit : «Il a fallu du temps à l’Occident pour abandonner ses illusions concernant son universalité et pour s’occuper du renforcement, de l’union et de l’élévation de la viabilité de sa civilisation parmi toutes les autres. Il n’est pas dans ses intérêts de se mêler sans discernement aux conflits d’autres peuples. »

 Les événements des dernières années montrent clairement qu’en Occident, et avant tout aux Etats-Unis, on est prêt sans hésitation, à employer la force armée, là où l’exigent les intérêts du «nouvel ordre mondial». Rien que dans les premières années du 21e siècle, cela s’est déjà produit en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, et les problèmes couvent en Georgie, en Corée du Nord, à Cuba et dans d’autres pays. Des actions d’une telle nature, dissimulées sous des prétextes apparents, mais tout à fait douteux et spécieux, démontrent que pour les défenseurs «du nouvel ordre mondial», c’est se ficher profondément des problèmes globaux de l’humanité et que ce sont des intérêts des plus étroits qui les animent. Il vas sans dire que l'Union Européenne complice et alliée des USA, joue le même jeux d'une façon plus camouflée, plus hypocrite, elle aussi ne se fiche pas mal de l'intérêt de ses millions de citoyens...surtout après des élections divers.

Par Gerald
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Samedi 12 novembre 2005
Qu'entend-on par souveraineté du peuple ?

Qu'entend-on alors aujourd'hui par souveraineté du peuple ?

Le concept de souveraineté, à l'origine, quand il est apparu et qu'il a été défini pour la première fois par Jean Bodin dans La République , n'impliquait pas forcément que celle-ci soit attribuée au peuple. De même, de nos jours, on évoque plus facilement la souveraineté de l'État que celle du peuple. Peut-être est-ce parce que l'expression même de la souveraineté du peuple en tant que régime - la démocratie au sens propre – a effrayé plus qu'elle n'a conquis les esprits des penseurs politiques et des hommes politiques.

 Ce n'est que par un long cheminement que la démocratie est devenue synonyme de souveraineté du peuple, tout en perdant apparemment sa signification première. Mais au cours de ce cheminement, la souveraineté du peuple n'a-t-elle pas aussi perdue son acception initiale ? Ne s'est-elle pas vidée de son sens ? La souveraineté a tout d'abord été pensée en tant que telle, et s'est progressivement rattachée à la notion de « peuple », qui s'est elle même fondue dans une acception particulière du concept de « démocratie ».

Les critiques de cette définition initiale et les évolutions historiques ont ensuite œuvré à la transformation de son sens, ce qui nous amènera enfin à nous interroger, d'une part, sur la façon dont elle est perçue et pensée aujourd'hui, et, d'autre part, si elle est encore possible ou souhaitable dans un environnement profondément transformé...

Par Gerald
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Samedi 12 novembre 2005
Pouvoir, transparence et secret

Un langage secret, opaque confère à celui qui en use un pouvoir sur celui qui ne peut le déchiffrer. Rester secret est l'un des attribut du pouvoir (pensons à l'histoire du berger Gygès que raconte Platon dans La République ) ; mais des contrepouvoirs également.

Leon Poliakov souligne effectivement que les séditions revêtent souvent la forme de sociétés secrètes, protégées par l'anonymat soigneusement entretenu de ses membres, et par les codes secrets qui en conditionnent l'accès (la Charbonnerie en fut l'archétype au XIXème siècle).

Mais au delà de la fascination qu'il exerce, le secret permet au pouvoir de se mettre en scène, de se travestir et d'occulter son véritable visage. Le secret est par conséquent l'un des fondements du pouvoir, une des voies qu'il emprunte pour exercer son empire bien que le pouvoir, à travers ses espions, cherche perpétuellement à se renseigner sur le contexte dans lequel il évolue.

En contrepoint, la transparence est une exigence démocratique, celle d'une souveraineté exercée en pleine conscience par des citoyens à la fois gouvernés et gouvernants. Les tyrans délibèrent dans l'ombre, le peuple libre se détermine au grand jour. Afin de déterminer l'intérêt général, celui ci doit être éduqué et renseigné, ne rien ignorer des éléments de l'affaire à délibérer.

La transparence est devenue ainsi le leitmotiv de la réforme de l'Etat, la condition sine qua non de l'Etat de Droit. Cette exigence s'étend au pouvoir politique bien sur mais s'applique également au pouvoir scientifique, au pouvoir médical, au pouvoir judiciaire. Néanmoins, un droit de savoir émerge, au risque de piétiner la vie privée.

La transparence est un contre-pouvoir, mais risque également de fonder une nouvelle servitude, de donner de funestes prétextes à un nouveau genre de tyrannie. ...

Par Gerald
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Samedi 12 novembre 2005
Discours sur l'état de l'Union : Bush déclare la guerre au monde

par le comité de rédaction du WSWS
31 janvier 2002

Le discours sur l'état de l'Union qu'a donné George W. Bush mardi soir dernier fut un des plus menaçants et des plus belliqueux de l'histoire américaine. Le président américain a fait l'esquisse d'un programme de guerres illimitées et perpétuelles, sur tous les continents, menées contre tout régime qui sera dans le chemin de la rapace classe dirigeante américaine.

Bush a menacé d'attaquer l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord, qu'il a tous trois explicitement nommés. En dépit d'avertissements qu'on dirait tirer de l'Apocalypse sur les «milliers d'assassins dangereux, qui ont étudié toutes les méthodes de tuer, et qui bénéficient souvent de l'appui de régimes hors-la-loi», ces pays n'ont rien eu à voir avec les attaques terroristes du 11 septembre, un fait que reconnaît le gouvernement américain lui-même.

Mais plutôt, Bush a de nouvelles justifications pour lancer des actions militaires, déclarant que l'Iran, l'Irak et la Corée du Nord cherchaient à développer des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Il a déclaré : «En cherchant à se procurer des armes de destruction massive, ces régimes représentent un danger sérieux et toujours plus grand.»

Au contraire de ce Bush a affirmé en tentant de ressusciter la rhétorique de la Deuxième guerre mondiale lorsqu'il a fait référence à «l'axe du mal», c'est bien plutôt le gouvernement américain et Bush lui-même qui suivent les traces des Nazis. Il faut remonter aux discours de Adolf Hitler pour trouver un caractère aussi belliqueux dans les déclarations publiques d'une importante puissance mondiale, et un tel cynisme dans les mensonges et les provocations qui sont utilisées pour justifier les agressions militaires.

 

Un programme pour conquérir le monde

 

La comparaison est adéquate, parce que comme Hitler et les nazis, le militarisme américain a lancé une campagne de conquête du monde et de domination planétaire. Le discours de l'état de l'Union était une expression des appétits sans frein des militaires et des sections les plus brutales, les plus corrompues et les plus criminelles de l'élite américaine, dont George W. Bush est le représentant direct.

Comme Hitler, Bush tente de donner une vision inversée du monde, selon laquelle ce serait les petits et faibles États qui seraient une menace mortelle pour les États les plus puissants et les plus lourdement armés. En 1938-39, Hitler a présenté la Tchécoslovaquie, ensuite la Pologne, comme des menaces à la sécurité nationale de l'Allemagne, avant de les envahir et de les dévaster. En 2002, Bush vise la Corée du Nord, l'Iran et l'Irak, déclarant «Les États-Unis d'Amérique ne permettront pas aux régimes les plus dangereux de la planète de nous [sic] menacer avec les armes les plus destructives au monde».

En réalité, ces pays n'ont que deux choses en commun : une pauvreté désespérée et le fait d'être des victimes de longue date de l'impérialisme américain. Quant au «régime le plus dangereux de la planète», son identité ne laisse aucun doute : il s'agit du gouvernement des États-Unis, un pays dont le budget militaire dépasse la somme des neufs plus importants budgets militaires après le sien, un pays qui a au cours des douze dernières années envahi, occupé ou attaqué toute une série de petites nations : le Panama, Haïti, la Yougoslavie, l'Irak, la Somalie, le Soudan et aujourd'hui, l'Afghanistan.

Il y a des raisons bien précises pour expliquer le choix des trois régimes que Bush a nommés mardi soir. La Corée du Nord est depuis longtemps l'objet d'une hostilité obstinée de la part des éléments d'extrême-droite qui forment la base politique de Bush, en tant qu'un des derniers vestiges de la confrontation de la guerre froide avec l'Union soviétique. L'Irak, la cible la plus probable parmi l'ensemble des pays arabes producteurs de pétrole, est vu comme une affaire à finir, léguée par le régime de Bush père, alors que Washington est depuis longtemps irrité du fait que Bagdad n'avait pas été envahi, et qu'on n'y avait pas mis un régime à la solde des Américains. L'Iran est en conflit avec les États-Unis depuis la révolution de 1978-79 ayant renversé le régime du Shah qui jouissait du plein appui de Washington.

Mais ce sont deux considérations stratégiques cruciales qui ont surtout contribué au choix de ces trois cibles pour l'armée américaine : le pétrole et la préparation d'une guerre américaine contre la Chine, la puissance que Washington considère comme son principal compétiteur pour l'influence au Nord et à l'Est de l'Asie.

Le Moyen-Orient et l'Asie centrale ont ensemble plus des deux tiers des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel. Les États-Unis ont attaqué l'Afghanistan comme première étape dans une campagne pour renforcer sa position militaire en Asie centrale. L'Iran est entré en conflit ouvert avec cette campagne en poussant pour la défense de ses propres intérêts dans les régions où le perse est parlé à l'Ouest de l'Afghanistan. L'Iran et l'Irak sont deuxième et troisième quant à l'importance de la production de pétrole dans cette région, dépassé seulement par l'Arabie saoudite.

D'un point de vue militaire, le réseau de bases et de droits d'accès que les États-Unis ont pu établir depuis le 11 septembre ressemble de plus en plus à un étau se resserrant sur la Chine : l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizstan, le Pakistan, l'Inde, les Philippines, et pour finir, les menaces militaires qui pèsent sur la péninsule coréenne.

Comme le quotidien britannique Gardian l'a noté le lendemain du discours, «Chacun de nouveaux développements de la guerre au terrorisme semble mettre en place un autre poste pour le Pentagone dans la région de l'Asie du Pacifique, de l'ex-URSS aux Philippines. Une des conséquences à long terme de la guerre pourrait être un encerclement de la Chine.» Le journal a cité la Quadrennial Defense Review, publiée par le Pentagone, qui sans explicitement nommer la Chine, avertissait du danger qu'«un compétiteur militaire avec d'impressionnantes ressources est en train de naître dans la région», et demandait une politique qui «mettrait l'accent sur l'acquisition de nouveaux accords pour établir et accéder à des infrastructures».

L'ampleur des ambitions militaires des États-Unis est démontrée par l'augmentation gargantuesque du budget du Pentagone qu'a proposée Bush, un impressionnant 48 milliards de dollars américains, une somme qui dépasse ce que n'importe quelle autre nation dépense présentement pour l'ensemble de son budget militaire. Et son appel pour que chaque Américain sacrifie deux années de sa vie au service de la nation suggère que ce programme de militarisme débridé entraînera nécessairement le retour du service militaire obligatoire pour la nouvelle génération de la jeunesse américaine.

 

La crise intérieure et la poussée guerrière

 

La politique de brigandage international qu'a entreprise les États-Unis est, en dernière analyse, l'expression de conflits sociaux insolubles au sein des frontières mêmes du pays. Comment comprendre autrement l'urgence effrénée de cette poussée guerrière ? Comme Bush l'a dit au Congrès mardi soir : «le temps n'est pas de notre côté. Je n'attendrai pas de voir ce qui se passera alors que le danger grandit toujours. Je ne resterai pas sans réagir alors que le péril se rapproche chaque jour».

L'impérialisme américain doit bien affronter de véritables dangers, mais ils ne proviennent pas de petites bandes de terroristes et de gouvernements de faibles pays appauvris de l'autre côté du globe. Ces dangers viennent de l'approfondissement de la crise du capitalisme mondial, et des antagonismes toujours grandissants au sein des États-Unis entre l'élite ultra-riche et la vaste majorité que forment les travailleurs.

Bush a admis que l'économie américaine entrait en récession, mais il n'a aucun remède à la croissance du chômage, de la pauvreté et des pénuries sociales, ne proposant que d'étendre son programme de diminution des impôts pour les biens nantis et la grande entreprise. Ce n'est qu'en passant qu'il a fait référence dans son discours sur l'état de l'Union aux besoins sociaux comme l'éducation et la santé, et son budget qui devrait devenir public la semaine prochaine canalisera pratiquement l'ensemble des nouveaux argents vers les militaires et la «sécurité de la patrie».

L'ombre de l'effondrement de Enron, la septième plus grande compagnie américaine et proche alliée de Bush et du Parti républicain, ainsi que celles de toute une série de faillites retentissantes (Kmart, Global Crossing, Sunbeam, l'ensemble de l'industrie de l'acier) planait sur le discours sur l'état de l'Union. Mais Bush ne propose rien de plus pour défendre les emplois et le niveau de vie que de faire des dons aux grandes entreprises.

Malgré la glorification de Bush dans des médias bien dressés et cyniques, et la prostration du Parti démocrate, cette administration est isolée et profondément terrifiée devant la moindre opposition véritable. Quant aux sondages et aux déclarations des experts selon lesquels Bush est immensément populaire chez le peuple américain, ils ne sont rien d'autre que de l'intimidation politique. Dans les usines et les bureaux ou dans les quartiers ouvriers, la réaction générale envers Bush est l'indifférence, le soupçon ou le mépris. La vaste majorité du peuple américain discute à peine de la guerre en Afghanistan, qui semble d'ailleurs loin de leurs préoccupations.

Il n'y a rien là-dedans dont Bush puisse se glorifier. L'opposition à son administration et au capitalisme américain va inévitablement se développer, mais elle n'aura un effet que dans la mesure où elle sera basée sur un développement de la conscience politique des masses des travailleurs.

Par Gerald
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