Présentation

Justice

Samedi 12 novembre 2005
Dans une société de plus en plus judiciarisée, il n'est pas étonnant que l'histoire soit parfois convoquée devant les tribunaux. Aucun document historique ne livre cependant la clef permettant de l'interpréter dans sa véritable signification. Le regard du chercheur portant en lui ce qu'il cherche, une lecture trop rapide risque de conduire vers le sens souhaité.

Aussi faut-il se méfier des juristes soi-disant historiens (juges ou avocats) qui sautent dans le passé outillés non seulement de leurs valeurs anachroniques mais également d'une problématique juridique toute orientée. De leur aventure sur les traces du passé surgira plus de fiction que d'histoire. De même, l'historien doit être vigilant et remettre continuellement en question la pertinence des concepts qu'il emprunte. Cela est d'autant plus vrai avec le compagnonnage de plus en plus étroit du droit et de l'histoire, quand celle-ci participe à l'élaboration du droit.

On peut identifier aux moins trois catégories de causes où les exigences de la preuve juridique viennent encourager et sustenter ce vice viscéral de l'histoire: l'anachronisme et le contresens.

Un crime contre l'humanité?

La première catégorie s'inscrit dans la foulée des règlements de comptes entre Européens, qui se sont transformés en procès pour crime contre l'humanité. L'institutionnalisation juridique de ce concept remonte aux lendemains de la Deuxième Guerre mondiale, lors du jugement des criminels de guerre nazis, à Nuremberg. Procès contemporains des événements, appuyés sur des valeurs contemporaines, on ne saurait ici crier à l'usurpation de l'histoire. Tablant sur l'institutionnalisation juridique de cette valeur philosophique du droit naturel, d'autres revendications forcent désormais la porte des tribunaux.

Ainsi, des descendants d'esclaves viennent de saisir la justice française afin que soient fixées des conditions de réparation pour les préjudices subis aux siècles passés. Les descendants de ces malheureux déportés jouent sur une corde sensible dans le présent afin de forcer une relecture du passé légitimant les recours compensatoires.

La multiplication de telles démarches nous entraîne dans une dérive historico-juridique qui risque de ne plus trouver de limites. Après les descendants d'esclaves, pourquoi ne pas remonter le temps de scandale en scandale? Les descendants des Acadiens, d'Amérique et de France, ne pourraient-ils pas à leur tour poursuivre le gouvernement britannique et réclamer réparation pour les préjudices causés à eux-mêmes et à leurs ancêtres lors du fameux Grand Dérangement de 1755? En se laissant entraîner dans la saga des crimes contre l'humanité, l'histoire ne risque-t-elle pas de commettre un crime contre elle-même?

La recherche de coupables

La seconde catégorie nous touche de plus près et a trait aux recours collectifs mettant en cause un passé à peine révolu. Les «orphelins de Duplessis» constituent à cet égard un exemple type. Selon la rhétorique des défenseurs de cette cause, nous ne sommes pas très loin, là également, d'un crime contre l'humanité. Si crime il y a, des coupables devront donc être identifiés: le gouvernement? les communautés religieuses? Certaines de nos collègues, féministes de vocation et de carrière, ont pris la défense des soeurs. Au nom d'une solidarité entre femmes, elles ont victimisé les religieuses, les soustrayant ainsi de toute culpabilité. À l'inverse, une analyse trop empathique ne tenant pas compte du contexte risquerait de sombrer dans un dérapage très semblable. L'analyse du «cas» ne peut se faire en dehors d'une lecture et d'une compréhension de la dimension religieuse, valeur première de l'époque.

Toutes études du «cas» qui oublieraient que, pour un bon nombre, ces orphelins étaient, aux yeux des religieuses, des «enfants du péché» passeraient à côté de la question. Pour comprendre l'attitude des religieuses à leur endroit, il faut recomposer l'image qu'on se faisait de ces d'enfants et revoir les méthodes éducatives et correctionnelles alors en vigueur (et ce, en dehors du cadre juridique). En replaçant l'événement dans son «épaisseur historique», on échappe à une lecture superficielle réduisant l'événement à une seule dimension d'un passé complexe, comme cette étude économique, d'un vieux relent marxiste, qui défendait la thèse du profit comme si les orphelins pouvaient constituer un bon créneau dans une simple stratégie financière.

L'analyse de l'attitude des religieuses oblige à quelques nuances: dans une communauté humaine qui partageait comme valeur première le salut des âmes, les religieuses ne devaient-elles pas prendre tous les moyens à leur disposition afin de s'assurer que ces enfants du péché ne deviennent eux-mêmes, adultes, géniteurs et génitrices d'autres enfants du péché? S'il fallait parler de compensation pour préjudices subis, ne faudrait-il pas compenser avec des valeurs de l'époque? En ce cas, pourquoi l'Eglise n'offrirait-elle pas à tous ces orphelins 900 jours d'indulgence?

Du «sauvage» à l'«Amérindien»

La troisième catégorie de dossiers juridiques à saveur historique touche au droit autochtone. Ici plus qu'ailleurs, la rectitude politique et les impératifs juridiques confrontent la reconstitution historique. Le premier danger sera de prêter à nos ancêtres français et britanniques un langage qui n'était pas le leur. Peut-on sans conséquence transfigurer en «Amérindiens» les «sauvages du XVIIe siècle»?

Dans la langue des Européens d'alors, le terme «sauvage» colportait son bagage de préjugés, que vient gommer l'emploi d'une appellation aseptisée par la règle de la rectitude politique. Comment saisir avec un minimum de justesse la réalité coloniale si on refuse d'entrée de jeu d'appeler les choses et les acteurs par leur nom? A travers le signifiant se construit le signifié: auriez-vous en tête la même image si je vous parlais d'un «SDF» ou d'un «quêteux»? On ne peut davantage construire la même histoire sur des «sauvages» ou sur des «Amérindiens».

De ce premier contresens en découleront de nombreux autres qui tendront à dépeindre une histoire plus impressionniste que réaliste. C'est par un enchaînement de tels contresens qu'on en vient à qualifier de traité politique, fondant une gamme complète de droits ancestraux, un simple billet de laissez-passer signé par un gouverneur britannique, comme ce fut le cas avec le fameux «traité» Murray de 1760. Avoir su que de tels laissez-passer pouvaient avoir une aussi longue portée, j'aurais certainement précieusement conservé le laissez-passer que mon directeur, en secondaire IV, m'avait signé afin que j'aie un accès illimité à la bibliothèque de mon école. Je pourrais le faire valoir aujourd'hui, ruse de Sioux, comme un permis me donnant accès illimité à toutes les bibliothèques et centres d'archives du pays, autorisation accordée par mon ministre de l'Education d'alors, par la voie de l'un de ses représentants!

Le rapprochement de l'histoire et du droit, on le constate, invite à un questionnement sur le rapport existant entre le signifiant du discours produit et le réfèrent qu'on prétend faire resurgir de traces parfois fort légères, laissées par les morts. Opérant dans des périodes qui ont parfois peu en commun avec sa contemporanéité, l'historien doit se défaire des automatismes et des certitudes hérités de sa culture, faute de quoi, il légitimera les contresens ciblés par ses partenaires juridiques et servira ainsi d'instrument à la manipulation et au tordage de la pensée historienne.

Par Gerald
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 12 novembre 2005
La CIA utilise un avion secret pour interroger des suspects sous la torture

lundi 7 mars 2005

AFP | 07.03.05 | Les services de renseignement américains (CIA) utilisent un avion secret pour emmener des personnes suspectées de terrorisme dans des pays où les pratiques de torture sont courantes, selon une émission télévisée de la chaîne américaine CBS diffusée dimanche soir. L’émission "60 Minutes" a diffusé une bande vidéo montrant un Boeing 737 sur une piste d’atterrissage de l’aéroport de Glasgow. Les auteurs de l’émission affirment qu’ils ont pu suivre la trace de cet appareil à travers des noms fictifs de compagnies. Selon eux l’appareil avait effectué au moins 600 vols vers une quarantaine de pays, tous après le 11 septembre 2001, dont 30 voyages en Jordanie, 19 en Afghanistan, 17 au Maroc et 16 en Irak. L’appareil s’est également rendu en Egypte, en Libye, ainsi que dans la baie de Guantanamo (Cuba), précise l’émission. L’appareil est l’un de deux que la CIA utilise dans le cadre de son programme "restitution" (qui consiste à envoyer des suspects à des gouvernements étrangers pour qu’ils les interrogent. La CIA n’a pas reconnu officiellement l’existence de cette pratique. Le citoyen allemand Khalid El-Masri a confié à CBS qu’il se trouvait en vacances en Macédoine lorsqu’il a été arrêté et détenu par la police pendant trois semaines, emmené à l’aéroport, battu par des hommes masqués, drogué puis placé sur le 737. L’avion a quitté Skopje (Macédoine), et s’est rendu à Bagdad puis à Kaboul. El-Masri a affirmé qu’il s’était réveillé dans la cellule d’une prison où ses ravisseurs lui ont dit : "Tu es dans un pays sans lois et personne ne sait que tu es ici". "Il était clair pour moi qu’ils voulaient me dire que je pouvais passer 20 ans dans cette prison et être enterré n’importe où" a ajouté El-Masri. Il a ajouté que parmi ses compagnons de cellule il y avait des Saoudiens, des Tanzaniens, un Yéménite et un Pakistanais qui avait vécu aux Etats-Unis. El-Masri a précisé qu’il a été maintenu dans un isolement total pendant cinq mois puis relâché sans aucune explication. Toujours selon cette émission le Boieng s’est également rendu en Ouzbékistan. Un ancien ambassadeur britannique dans ce pays, Craig Murray, a affirmé que les personnes chargées des interrogatoires dans ce pays utilisaient des méthodes inhabituellement cruelles y compris "la noyade par suffocation, le viol... et l’insertion des membres dans un liquide bouillant". L’ancien ambassadeur a précisé au cours de l’émission qu’il avait fait état du fait que les informations obtenues l’avaient été sous la torture, que la CIA le savait et que cela ne semblait pas du tout gêner la Centrale américaine du renseignement. Selon CBS, ce diplomate a été rappelé à Londres il y a quatre mois et n’a plus travaillé depuis au service de l’Etat.

Par Gerald
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 13 novembre 2005

Nous assistons actuellement à une dérive inquiétante du Droit pénal. Plusieurs nouvelles lois visent un même but: condamner le citoyen ordinaire à des peines d'emprisonnement, même lorsqu'il n'a commis aucun crime... 

 
La criminalisation de la vie quotidienne

Alors que le "monde d'en-haut" bénéficie d'une impunité sans limite pour ses crimes financiers, économiques, écologiques ou sociaux, le "monde d'en-bas" est soumis à un contrôle incessant et à une répression disproportionnée par rapports aux actes.

Depuis 2 ans, des lois nouvelles sont apparues simultanément dans les pays occidentaux: leur but est que le citoyen ordinaire devienne condamnable à la prison pour des actes de la vie quotidienne.

Prison pour les parents dont les enfants ne sont pas allés à l'école.

Prison pour ceux qui n'ont pas acheté leur billet de train.

Prison pour les exclus du système économique, mendiants ou squatters.

Prison pour excès de vitesse. (Au début du mois de Décembre , un automobiliste a été condamné à 2 ans de prison ferme pour un simple excès de vitesse, sans avoir causé d'accident)

Prison si l'un de vos proches qui vous accompagnait est mort à cause de votre erreur de conduite.

Prison si l'un de vos amis a causé un accident de voiture après être parti ivre de chez vous.
(en décembre 2003, un couple a été inculpé pour ce motif en France - voir les
archives des "brèves nouvelles du monde" pour les détails)

Prison si vous causez la mort d'un tiers dans un accident de la route. (10 ans de prison, soit davantage que certaines condamnations prononcées -ou réellement exécutées- dans des cas de violences préméditées, viols, actes de torture, ou assassinats)

Causer la mort d'une personne d'une personne dans un accident routier est un drame, mais ce n'est pas un crime intentionnel et cela ne doit pas être puni comme tel. Vouloir éliminer tout risque d'accident est un but illusoire, car les risques d'accident existeront tant qu'il y aura des voitures. Une société doit être capable d'accepter une part de risque, car le risque est inhérent à la vie. Dès lors qu'on est vivant, on risque de mourrir. Quand il n'y a plus de risque, c'est qu'on est mort. Et il en est de même pour une société. Une société qui a éliminé tout risque est une société morte.

 
Dans l'ordre nouveau qui s'instaure actuellement sans susciter d'opposition réelle, le citoyen ordinaire du monde d'en-bas sera soumis à une oppression permanente, une
surveillance électronique constante, et une peur omniprésente. Car qui sème la peur récolte la soumission.

 

L'invention du concept de "dangerosité"

Depuis une dizaine d'années, les médias ont introduit progressivement un mot et un concept qui n'existaient pas précédemment: la "dangerosité". Comme George Orwell l'avait prévu dans "1984", l'introduction de mots nouveaux ou la suppression de mots anciens dans le langage sont un puissant moyen de manipulation des esprits.

Plutôt que de parler tout simplement de "danger", les médias ont donc inventé (ou plutôt "relayé") ce concept de "dangerosité". L'idée est que même si quelque chose ou quelqu'un n'est pas réellement et objectivement dangereux, il pourrait l'être potentiellement. L'appréciation du danger potentiel étant d'ordre subjectif, tout innocent devient potentiellement coupable.

 

Une dérive inquiétante du Droit

Une fois que les médias ont préparé le terrain et introduit ce nouveau concept, les gouvernements ont créé des nouvelles lois et des nouveaux délits basés sur des notions juridiques floues. On a ainsi créé des peines de prison pour la "mise en danger d'autrui". En vertu cette loi, une personne peut être emprisonnée même si elle n'a causé aucun dommage réel à autrui.

Grâce au prétexte du 11 Septembre, une étape supplémentaire a été franchie aux Etats-Unis, avec le principe des "arrestations préventives". En matière de terrorisme, vous pouvez désormais être emprisonné pour une durée illimitée (sans jugement et sans limite de délai pour votre jugement), si on pense que vous "pourriez" commettre un acte de terrorisme. Par exemple, posséder des livres sur l'écologie peut faire supposer que vous "pourriez" commettre des actes de terrorisme écologique. La notion d'acte terroriste peut être ainsi étendue à des faits qui n'ont rien à voir avec le terrorisme.

Cette dérive inquiétante du Droit consiste en la pénalisation des INTENTIONS et non des ACTES.

Elle est absolument contraire à l'état de droit, à la démocratie, et aux droits de l'homme les plus élémentaires. La pénalisation des actes ou des intentions est exactement ce qui différentie la démocratie du fascisme.

La pénalisation des intentions est l'outil juridique qui va permettre aux Maitres du Monde de passer à la prochaine étape de leur plan: emprisonner des personnes pour leurs opinions.
 

© Syti.net,

Par Gerald
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 17 décembre 2005

Une victime du 11 septembre accuse Bush

20 janvier 2004
L'Idiot du Village

http://www.lidiotduvillage.com/breve.php3?id_breve=38

Ellen Mariani est la veuve de l'un des passagers du vol 175 d'United Airlines qui s'est écrasé contre le World Trade Center le 11 septembre 2001.

Comme 73 familles américaines, elle refuse de recevoir les indemnisations offertes par l'administration contre l'engagement ne pas poursuivre en justice l'administration, les compagnies aériennes et toutes les personnes pouvant être liées aux attentats, en dehors de celles, bien entendu, qui y auraient participé directement .

Le 26 novembre 2003, Madame Mariani a décidé de poursuivre devant les tribunaux civils le Président Bush et certains membres de son administration, au motif qu'ils auraient eu connaissance de la préparation des attentats ; qu'ils auraient intentionnellement refusé d'agir afin d'empêcher les attentats, et qu'ils auraient tenté et tenteraient toujours d'empêcher la justice américaine de faire la lumière sur ces événements.

Nous présentons ci-dessous -pour la première fois en France- la traduction de la lettre que Madame Mariani a adressée au Président des Etats-Unis en novembre 2003. (Voir "911 Victim Ellen Mariani Open Letter To Bush", dans SCOOP, le lundi 1er décembre 2003 dans L`Idiot du Village ; "9/11 widow wants Bush in court", By Lawrence Smallman of Aljazeera, mercredi 10 décembre 2003 dans L`Idiot du Village ; "Berg and Mariani persist in suing Administration", dans Joplin Independent, le 15 janvier 2003 dans L`Idiot)


Lettre ouverte au Président des États-Unis

Monsieur Bush,

Cette lettre ouverte vient de mon cœur. Je veux que vous sachiez que je ne suis ni Républicaine ni Démocrate, et qu'il ne s'agit pas ici pour moi d'une occasion de critiquer violemment le gouvernement.

Vous, Monsieur Bush, vous devriez être tenu responsable et répondre de tous les actes qui ont contribué à cacher la vérité sur les événements du 11 septembre 2001. En tant que Président, vous avez le devoir de protéger le peuple américain. Le 11 septembre vous n'avez pas ordonné à vos services de diffuser une alerte nationale d'urgence pour nous prévenir de l'attaque qui avait lieu contre l'Amérique. Nous n'avons reçu la nouvelle de l'attaque que des médias.

Dans les mois précédant l'attaque, vous avez été, à de nombreuses reprises, prévenu d'une attaque possible sur le sol américain. Au cours de vos réunions quotidiennes d'information, vous avez reçu des informations d'après lesquelles il existait une possibilité réelle que certains éléments indésirables utilisent des avions commerciaux en vue de détruire certains immeubles ciblés. Vous n'avez jamais prévenu le peuple américain de cette possible menace. Qui protégiez-vous ?

En prenant la responsabilité de ne pas protéger le public contre la possibilité d'une telle attaque, vous ne respectiez certainement pas votre serment de Président. Dans votre serment, vous vous étiez engagé à défendre la Constitution et les Etats-Unis d'Amérique.

Le matin du 11 septembre, vous et votre personnel étaient parfaitement au courant des événements qui étaient en train de se dérouler, et pourtant, vous avez choisi de poursuivre votre visite de l'école élémentaire d'Emma Booker et de vous laisser prendre en photo. Alors que votre nation était attaquée, vous n'avez pas paru sourciller ou verser la moindre larme. Vous avez continué votre visite comme si de rien n'était.

Dans les jours suivant l'attaque, tout le trafic aérien a été interrompu et les Américains, dont moi-même, ont été bloqués à l'endroit où ils se trouvaient pour prendre leur avion au moment des attentats. J'ai été bloquée à l'aéroport de Midway, à Chicago, incapable de me rendre en Californie pour le mariage de ma fille. Imaginez ma surprise quand, plus tard, j'ai appris que durant cette période d'interdiction des vols, un certain nombre de personnes ont été exfiltrées du pays par un 747 portant des indications arabes sur son fuselage. Aucune de ces personnes n'a été questionnée et interrogée par un quelconque membre de l'administration locale ou fédérale. Pourquoi ces personnes ont-elle été autorisées à quitter le pays et qui, exactement, faisait partie de ces vols ? On sait déjà que certaines de ces personnes étaient des membres (ou des proches) de la famille royale saoudienne et des membres de la famille Ben Laden. Ces personnes ont-elles été autorisées à partir en raison des liens qu'elles entretiennent avec votre famille depuis longtemps ?

Je suis de l`avis que vous avez intentionnellement permis que les attentats du 11 septembre aient lieu, afin d'obtenir le soutien du public pour une « guerre contre le terrorisme ». Les guerres, en Afghanistan et en Irak, n'ont pas eu pour effet de réaliser les objectifs que vous aviez avancés pour les justifier. Pourquoi n'avez-vous pas capturé Ben Laden ? Où sont les armes de destruction massive de Saddam Hussein ? La seule chose tangible est un budget de 87 milliards de dollars pour reconstruire ce que vous avez détruit. En tant qu'américaine qui a perdu l'un de ses proches dans la « guerre contre le terrorisme », je prie pour nos troupes et les soutiens dans leur mission en Afghanistan et en Irak où vous les avez envoyées. Ces troupes doivent et continuent à mourir pour vos mensonges. En tant qu'américaine j`ai le droit de l'affirmer, dans la mesure où il semble bien que des associés de votre famille profitent des contrats de reconstruction en Afghanistan et en Irak.

Monsieur Bush, le temps est venu pour vous de cesser de contrôler nos vies. Arrêtez d`empêcher la révélation au public de certaines preuves et documents qui ont été découverts par la Commission enquêtant sur le 11 septembre, si vous n'avez effectivement rien à cacher qui puisse prouver que vous n'avez pas agi convenablement afin de prévenir les attentats du 11 septembre. Afin de ne pas rendre public ces pièces vous avancez l'argument de la sécurité nationale. Je crois, au contraire, qu'il s'agit de protéger votre crédibilité et votre sécurité personnelles. Vous ne souhaitez pas que le public sache le degré de votre responsabilité et de votre implication dans ces événements.

Après le 11 septembre, le Patriot Act et le Homeland Security Act ont été adoptés. Ces lois permettent au gouvernement de procéder à des écoutes téléphoniques, de fouiller les domiciles et de saisir tout ce que le gouvernement pourrait vouloir saisir selon son bon vouloir. Ces pouvoirs peuvent s'exercer sans mandat et ne sont pas soumis au contrôle d'un juge. Je crois que ceci est directement contraire à nos droits, tels qu'ils sont énoncés dans notre Constitution et dans ses amendements.

Nous, les familles des victimes du 11 septembre, avons besoin d'obtenir les réponses aux questions suivantes :

1. Pourquoi 29 pages du rapport remis par le panel conjoint du Congrès enquêtant sur le 11 septembre ont-elles été censurées à votre demande ?

2. Où se trouvent les boites noires des vols 11 et 175 ?

3. Où sont les enregistrements des voix des vols 11 et 175 ?

4. Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir accès au dossier complet des contrôles aériens des vols 11 et 175 ?

5. Où sont les vidéos enregistrant les passagers embarquant pour les vols détournés du 11 septembre ?

6. Quand une liste complète des passagers de ces vols sera-t-elle rendue public ?

7. Pourquoi votre frère Jeb, (le gouverneur de la Floride) s'est-il rendu dans les bureaux de l'école d'aviation Hoffman et a-t-il ordonné que les enregistrements et dossiers concernant les vols soient retirés ? Ces dossiers ont été transférés hors du pays par un avion cargo appartenant au gouvernement. Où ont-ils été transférés et qui l'a ordonné ?

Cela fait plus de deux ans que les restes de nos proches doivent encore être identifiés et sont placés dans un terrain à Fresh Kill. Nous voulons retouver nos héros et souhaitons que leur soit offert un lieu digne et public où nous pourrons nous recueillir et leur rendre hommage. Ces personnes innocentes n'ont pas eu cette chance alors qu'elles ont disparues soudainement ce triste jour de septembre.

Devant le tribunal de l`opinion publique, Monsieur Bush, vos mensonges sont mis à jour quotidiennement. Mon mari, toutes les autres victimes et leurs familles, ainsi que notre nation, ont été les victimes de votre incurie avant et après le 11 septembre !

Je le prouverai devant un tribunal !

Ellen M. Mariani


Réactions

    1. nataly
      23 août 2005
      Je me dois de vous fair de mes encouragements a poursuivre votre démarche car il y en a marre de perdre des vie innocentes pour le salut d'un pays et d'un gouvernement c'est, me semble t'il a nos supérieurs hierarchiques de prendre concsience de leurS fauteS, de les réparer au mieu qu'ils puissent et d'éviter a l'avenir une telle boucherie.
      Je tiens a m'excuser du terme boucherie, mais seul des mots crus tel que celui ci peuvent ainsi ce rapprocher de ce qu'il s'est passé.
      je tiens a fair part de mes sinceres condoléances.

      Nathalie, 18 ans , France.
      e-mail : natou_66@wanadoo.fr
    2. pascal
      6 septembre 2005
      Quid de nos propres grand média ???

      Lequel de nos grands (par l'audience, je précise) média aura pris la peine de relayer les innombrables révélations qui tendent à démontrer l'effectivité du plus grand mensonge d'état jamais perpétré.
      Notre propre frilosité me fait encore plus froid dans le dos que la vraisemblable manipulation elle même. Si on sait depuis longtemps que seul le sensationnel a sa place dans les prime-time de l'info, force est de constater qu'il y a manifestement sensationnel et sensationnel. La lettre de Mme Ellen M. Mariani parait à cet effet, sensationnelle, mais il y a peu de chance pour qu'un journaliste d'une grande (je précise, par l'audiance) chaîne télévisé ne prenne le risque d'investiguer, et encore moins qu'un présentateur "vedette" n'en face un écho critique.
      Je ne parle même pas des "étonnantes" révélations d'Eric Laurent dans son livre "les secrets inavouables d'une tragédie".
      Qui parmi nos "brillants" journalistes de la presse télévisuelle pour pousser l'investigation et en faire une présentation critique nationale?

      Il y a des mensonges coupables, certes, mais le silence de ceux qui savent et qui on la possibilité (le devoir) d'informer est finalement tout autant assassin.
      e-mail : nwr@neuf.fr
    3. Antoine CANIONI
      25 octobre 2005
      Par exemple : les fameuses boites noires . Ou sont elles restées !!!!!
      e-mail : antoine.canioni@club-internet.fr
Par Gerald
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte libre

Plus tu es dans l'ignorence...plus tu es manipulable !

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus