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Dimanche 13 novembre 2005

La nouvelle censure

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

 

De l'info sans infos...

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

 

...et une censure sans censeurs

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un batiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pitoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 

Information destructurée pour mémorisation minimale

Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchainant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...
 

© Syti.net, 1998

Par Gerald
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Samedi 17 décembre 2005

Reporters Sans Frontières est « troublée »
...Comme l'eau du marigot quand on y jette un cadavre

Maxime Vivas
8 septembre 2005
Cuba Solidarity Project


Le 28 août 2005, Walid Khaled, preneur de son de l'agence Reuters était froidement abattu d'une balle dans la tête et de quatre autres dans le corps par un snipper de l'armée US posté sur un toit ; Son caméraman a été blessé et arrêté par les militaires. Les deux journalistes étaient munis, d'un micro et d'une caméra, outils inoffensifs. Mais leur travail de vérité constituait une action hostile envers les USA. Au demeurant, tous les journalistes du monde avaient été briefés par un officier états-unien.

En effet, le 28 février 2003, Ari Fleisher, porte-parole de la présidence états-unienne, s'exprimait ainsi sur la presse « non incorporée » : « Si les militaires disent quelque chose, je recommande vivement à tous les journalistes de s'y conformer. (.) Et je pèse mes mots » A lire ces lignes, chacun entend bien la promesse de « bavures ».

Et RSF de confesser alors: « Cette position revenait à créer un double statut de journalistes : d'un côté les journalistes « embedded » intégrés aux forces états-uniennes qui bénéficient de la considération et de la protection de l'armée états-unienne, de l'autre des journalistes à qui l'on conseille de quitter les lieux sous peine de voir leur présence ignorée. » Quiconque sait lire découvre que, selon RSF, l'Armée US est capable de parler à des journalistes sans savoir qu'ils sont là. Interlocuteurs-ectoplasmes indécelables dans les viseurs !1

A chaque fois que l'armée US liquide des journalistes, RSF vole à son secours : à Belgrade, elle oublie de recenser dans son rapport annuel les journalistes tués, à Bagdad elle conclut que les tirs sur l'hôtel Palestine étaient une simple bavure. Enfin, elle met en doute la version donnée par la journaliste italienne Giuliana Sgrena sur son mitraillage.

L'US Army tue, RSF caquette. Le florilège de ses réactions platoniques est court : l'organisation est « indignée, préoccupée, troublée » devant des « incidents, négligences, maladresses et bavures ». Celui de ses actions l'est autant : RSF demande à l'armée US ou à l'ONU de faire une enquête. En général, l'enquête interne de l'armée aboutit promptement à l'acquittement avant même que celle de l'ONU ait commencé. RSF la popularise complaisamment, regrette quelques « mensonges par omission » et le dossier est bouclé.

Le 29 août, elle a demandé à l'Etat-major de « prendre des mesures sérieuses pour que ce genre de tragédie (MV : et non d'assassinat, notons bien) ne se reproduise plus.» Mais nous en sommes au 66ème journaliste tué en Irak occupé. Ne fallait-il pas poser cette exigence plus tôt ? Et si cela a déjà été fait (vainement), pourquoi ne pas essayer autre chose ?

Une question doit être posée à cette « ONG » chargée de protéger les journalistes et leur liberté d'informer : pourquoi ne les défend-elle pas concrètement en menant elle-même des enquêtes sur les exactions subies par les grands reporters ? Investiguer, c'est plus le rôle d'une organisation de journalistes que de l'armée US (dont le travail est de tuer) ou de l'ONU (chargée de gérer les relations interétatiques).

On a déjà vu RSF s'y employer : mission d'enquête en Algérie, avec Robert Ménard en tête, enquête sur la situation au Népal, enquêtes à Cuba avec recrutement de journalistes sur place, enquête au Venezuela où les correspondants de RSF ont su nous expliquer que le putsch de 2002 (CIA/MEDEF local) était excellent, enquête même sur le fonctionnement de la commission des Droits de l'Homme de l'ONU ( !!!), etc.

Pour cela, RSF dispose de moyens financiers (budget de 3 millions d'euros), humains (plus de 100 correspondants dans le monde), juridiques (elle s'est dotée d'un service chargé de traduire en justice les assassins et tortionnaires des journalistes).

On dira que RSF a vécu en la matière une expérience malheureuse en « enquêtant » (sic) sur la mort du journaliste espagnol José Couso tué dans son hôtel à Bagdad par une roquette US. La famille du malheureux, horrifiée par le comportement de RSF « approprié pour dédouaner le coupable » lui a demandé en janvier 2004 « de se retirer immédiatement du dossier ». Mais justement, RSF n'est pas obligé, à chaque coup, de refaire les mêmes erreurs. Il doit bien y avoir à Paris ou à Miami quelques conseillers en communication qui lui apprendraient « à la jouer fine », à perfectionner l'esbroufe jusqu'à nous faire croire que chaque mort de journaliste est imputable à « la maladresse » d'un bidasse (nerveux, effrayé) voire ignorant, mal informé (rupture de la chaîne d'information par suite d'une « négligence ») ou à l'imprudence de la victime (trop portée à se jeter, la tête la première, sur la premier bout d'acier sortant d'un canon).

Avec un minimum d'habileté, il serait ainsi possible de persuader le lecteur que la combinaison de bavures (de l'armée) et d'imprudences (des journalistes) explique les drames passés (les « incidents » écrit RSF) en attendant ceux qui pourront tranquillement se produire demain et qui troubleront et indigneront RSF.

Par suite, puisque l'Europe ne subventionne pas RSF cette année, le « Center for a free Cuba », organisation écran de la CIA, pourrait augmenter sa cotisation, assurément trop modeste au vu des services rendus à Bush par l'officine de Robert Ménard.



PS. RSF vient d'écrire à Tony Blair, président de l'Europe et va-t-en guerre pour lui demander de s'inquiéter du sort de journalistes. cubains. Il eut fallu aussi (petit conseil pour réussir à égarer ceux qui croient que l'anti-cubanisme de RSF est la copie servile de celui de Bush) demander des sanctions de l'Europe contre le pays qui a tué le plus de journalistes dans le monde ces dernières années. Blair aurait aussi dû être pressé par RSF d'intervenir auprès de son allié pour qu'il libère un autre caméraman de Reuters emprisonné depuis trois semaines dans la sinistre prison d'Abou Grhaïb. Ainsi auraient été complètement désorientés les sectaires qui couinent : « RSF, CIA, US Army, même combat ! »



1 Sur cette affaire et sur d'autres concernant RSF, lire « Les USA de mal empire » de D. Bleitrach, V. Dedaj et M. Vivas, éditions Aden, septembre 2005.

Par Gerald
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Mercredi 21 décembre 2005

Liberté des médias et qualité

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Liberté des médias et qualité

 

La mise au grand jour des mensonges, le contrôle du pouvoir et la

transmission du savoir dans le processus démocratique sont des facteurs

essentiels de la liberté des médias. Cela justifie, à l'intérieur de

certaines limites, une situation particulière allant au delà de la

liberté économique. A l'occasion de la remise du prix 1999 du

journalisme décerné par la Berner Zeitung, le conseiller fédéral Kaspar

Villiger a évoqué à Berne divers critères d'une assurance-qualité dans

le domaine du journalisme. Celle-ci devrait dans la mesure du possible

être indépendante de l'Etat.

 

"Le mensonge peut se développer lorsqu'un Etat détient le monopole de

l'information; en revanche la vérité a toujours une chance lorsque règne

la liberté d'opinion" selon les propres termes du conseiller fédéral

Kaspar Villiger. Des médias libres sont par conséquent indispensables

dans une démocratie. Tant l'Etat que la société ont tout intérêt à un

journalisme de grande qualité. Toutefois, il s'agit de ne pas brider les

journalistes. La mission première de l'Etat est de garantir la liberté

de presse. Quant à la qualité, il appartient dans une large mesure aux

médias de l'assurer. A cet effet, des personnes proches de la profession

de journaliste conviennent mieux que des contrôleurs engagés par l'Etat,

selon Kaspar Villiger.

 

Liberté et concurrence

 

La qualité ne va pas de soi, même dans le monde des médias. Kaspar

Villiger a mentionné divers éléments qui pourraient mettre en danger le

journalisme de qualité. Il a ainsi souligné le conflit d'objectifs entre

la liberté des médias qui va bien au-delà de la liberté économique

normale et l'âpre concurrence qui règne sur le marché des médias. Il ne

faut exploiter de manière abusive cette situation particulière, "sinon

la liberté des médias masquerait des intérêts purement commerciaux" a

déclaré Kaspar Villiger.

 

Seule la concurrence permet certes une

diversité d'opinions, une sélection et une innovation suffisantes.

Toutefois, la recherche de la vérité et la critique ne doivent pas se

muer en spectacle. La responsabilité et l'auto-contrôle sont le pendant

de la liberté des médias. Lorsque ce pendant fait défaut, des voix ne

tardent pas à s'élever pour réclamer une réglementation étatique. Ainsi,

il est d'autant plus important que le monde du journalisme s'efforce de

manière crédible à assurer la qualité. Un seul instrument ne suffit pas

à cet effet. Il faut plutôt un système indépendant de l'Etat, composé

d'instruments complémentaires et dont les règles déontologiques, le

Conseil de la presse, la formation, le perfectionnement et la science

pourraient former les éléments de base.

 

DEPARTEMENT FEDERAL DES FINANCES

Service de presse et d'information

 

Notre site http://www.dff.admin.ch vous offre de plus amples

informations sous le titre "Dernières nouvelles".

Par Gerald
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Samedi 11 mars 2006

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A recopier et envoyer par mail !

 

ATTENTION !!!

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Now RNX 292-1085 mailto:Charles_Bailey@csx.com_ I believed that this was one Swindle But 2 weeks having Received this electronic message (e-mail) And after have had him(it) Sent, Microsoft has me Contacted for my Address Mail And I received A check of 24800 EUR. You owe Answer before this test Is ended. If somebody has Means This defaire It is > The good. Bill Gates. For him, it is a spending(expense) Of Marketing. If he(it) you Pleases send this message in so much Of People that possible. You Should receive at least 10000 EUR We Not Would help Step Sending this message, if there was not Step Nbsp; a small something for us.. Blonde(Lager) of My Brother, is Embarked here Some last months. When I Went Visit them For Joust Of Baylor / C, she(it) showed me sound Check.. Sum(Dream) Was Of 4324 EUR 44 and freed(franked) " Pay in Suit ". > Aunt Of one Of My check Friends, Aunt Patricia, who works For Intel, received at present one Check of 4543 EUR 23 Just man Sending this message. As I have him(it) Said Before, I know Law, And this e st really, Intel and AOL is in negotiation for one Fusion by Who(Which) They would become the company most Wide in World and to be sure To remain the program More Widely used, Intel and AOL experiments with this test. "

Par Gerald
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