Discrimination
vendredi 8 juillet 2005
AFP 08.07.05 | La conférence des évêques hongrois s’est prononcée contre "l’intégration forcée" dans les écoles d’enfants des milieux défavorisés parce qu’ils "ralentissent" l’apprentissage des autres, dans une lettre publiée vendredi par le quotidien hongrois Nepszabadsag. "Au nom de l’égalité des chances, nous protestons contre l’intégration forcée et contre ses effets secondaires irréversibles", a déclaré le secrétaire de la Conférence, Mgr Andras Veres. Selon le prélat, l’intégration des enfants désavantagés "nuirait à l’épanouissement des capacités intellectuelles et spirituelles des enfants +sains+". Cette déclaration a causé une vive réaction du ministère de l’Education, dont l’objectif prioritaire est de mettre un terme à la ségrégation qui frappe les enfants désavantagés, et notamment les enfants tziganes, dans une grande partie des écoles hongroises. "Il faut penser que l’évêque ne comprend pas le concept d’égalité des chances ou bien qu’il l’interprète d’une façon bien spéciale", a déclaré Gabor Daroczi, commissaire auprès du ministère. M.Daroczi a ajouté que la lettre de l’évêque faisait une différence injuste entre les enfants "socialement désavantagés" et les enfants "sains", et que dans cette optique, "les pauvres ne devraient pas avoir le droit d’entrer dans une église". En l’absence de Mgr Veres, qui est en vacances, la conférence catholique s’est refusée à tout commentaire. En Hongrie, pays qui a rejoint l’Union européenne en 2004, près de 5% de la population est d’origine tzigane.
Commentaire FLJ : Il y a encore des gens pour croire que l’Eglise veut le bien de l’humanité.